Collège Lycée Montaigne Paris Ministère éducation nationale
      • Le 10/06/2015
      • DANS LA TETE DE BENEDICT

          • TOUT CE QUE VOUS AVEZ TOUJOURS VOULU SAVOIR SUR BENEDICT,

            LE HEROS PROVOCATEUR DE BEAUCOUP DE BRUIT POUR RIEN

            (par les élèves d'option théâtre qui ont choisi d'incarner ce personnage)

             

            J’ai tout conquis à la force du poignet, par le travail, pour faire mentir mes parents. Toute mon enfance ils m’ont répété que je n’arriverais jamais à rien, que je n’étais qu’un idiot, un gringalet, que personne ne ferait jamais attention à moi. Le sport, c’est à cause d’eux que j’en ai tant fait, pour ressembler à quelque chose, pour qu’on me respecte, pour qu’on me remarque. Je sais que les filles me remarquent et recherchent ma compagnie maintenant. Aujourd’hui c’est moi qui domine, qui ignore les autres ou qui peut les mépriser. L’esprit aussi, je l’ai conquis par le travail. Tous les jours, je m’entraîne, je me fixe des objectifs : enchaîner les bons mots, devenir le centre de la conversation, faire rire tout le monde, être recherché par Don Pedro, devenir le compagnon indispensable. Aujourd’hui j’existe. Il n’y en a qu’une seule qui refuse de me reconnaître, et elle va me le payer. (Juliette)

            Maman me disait toujours : « Les femmes, c’est comme l’argent. Achève tes études et laisse-les venir à toi. ». J’ai toujours rêvé de faire de la politique. Petit déjà je parlais toujours assez fort pour qu’on m’entende jusqu’à l’autre bout de la terre. (Damon)

            N’éprouver ni peur, ni pitié, ni sentiment : c’est à peu près tout ce que mon père m’a appris durant mon enfance. Devenir le parfait soldat. Etre discipliné, obéissant, rigoureux. Le devoir, le devoir, le devoir. Bien sûr que c’est grâce à lui que je suis officier aujourd’hui, je le sais, il me le répète à chaque retour. Mais j’ai envie de lui dire que ce n’est pas moi ce Bénédict-là. C’est le sien. Parce que le vrai, le mien, il se moque complètement du devoir, des honneurs, de la hiérarchie. Le vrai, ce qu’il aime, c’est danser. J’aime danser. Quand je danse, j’ai l’impression d’être vivant, vraiment, j’ai l’impression d’exister et d’apporter de la joie autour de moi. J’ai l’impression d’être vraiment avec les autres parce que j’arrête de parler, j’arrête de railler les autres, j’arrête de faire le malin pour qu’on me remarque et pour être le meilleur. J’arrête la compétition. (Damien)

            A bas Eros, vive Mars ! Je préfèrerais mourir que tomber dans les filets du sexe faible. Les femmes, avec leurs parures, leurs bambins, leurs niaiseries. Mon père déjà me disait de m’en tenir éloigné. (Oriane)

          • P1230112.JPG