Collège Lycée Montaigne Paris Ministère éducation nationale
      • Le 18/02/2015
      • MACBETH 2014 : UNE REECRITURE DE MACBETH

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            La classe de 2nde 9 du lycée Montaigne a transposé l'intrigue de Macbeth dans le monde de l'entreprise et en propose une réécriture en 10 scènes.

            Ce texte a été écrit en plusieurs langues (anglais, français, polonais, allemand), en collaboration avec une classe de Berlin, dans le cadre d'un projet etwinning.

             

            SCENE 1

            A strange character stands up in the audience and moves right to the middle of the stage.

            He speaks to the audience.

            DOMINIQUE : Hello, it's me Dominique. I am here to talk to you about Macbeth. I will not tell you more. I'd prefer you to discover him yourselves. (He points to two men). Can you see our two friends Macbeth and Banquo who are sitting over there? Inseparable, they have never been apart since they were born. (He straightens up and speaks louder). And then there was ambition. I have also known that.  Ah ambition ! It makes me think of my youth... I dreamt of becoming a detective. I was ready to do everything to become one, even to kill my best friend. In short, I have been contacted to sort out a big deal. Does that interest you? Well then, I will tell you. (He moves aside).

             

            SCENE 2

            Entering a cocktail bar.

            Banquo : I still can't believe we made it. That was probably the biggest deal of our entire lives.

            Macbeth : I know, right? It was a lot of hard work. We should raise our glasses. I am going to throw a round for all of you.

            The crowd is cheering

            Barkeeper : To the success of those two businessmen!

            Macbeth : I'm thinking about retiring. We earned enough money to just sit down, drink Scotch and play golf for the rest ouf our lives

            Banquo : But we may get an even bigger deal next time. You know, I really love this work.

            Macbeth : You're a true workaholic

            Banquo : Yes, maybe. He laughs. Another one!

            Barkeeper : For both of you?

            Macbeth : No, thank you. I don't drink so much

            Barkeeper : Coming right up.

            Macbeth : You know, maybe we really should continue

            Banquo : That sounds better!

            The drinks arrive

            Macbeth : That's true capitalism! The intelligent people take the money of the dumb ones and get even richer

            Banquo : Well, you got that right. But I'm really tired now. Let's leave.

            Macbeth : My wife is waiting for me anyway. She'll be happy

            Banquo : I bet she will.

            Banquo leaves. Macbeth turns around and orders a last drink. Crowd sounds only. 

             

            SCENE 3

            Macbeth and Banquo are walking in the street.They pass by three prostitutes.

            One of them calls out to Macbeth.

            First prostitue: Good evening honey! Hey, I'm talking to you! Yes, you, you Macbeth!

            Macbeth: How do you know my name?

            First prostitute: How could we not know it?

            Second prostitute: The famous Macbeth is known by the most important people.

            Third prostitute : His destiny is known too.

            Macbeth: I don't believe you. (To Banquo) Come on, let’s go, they’re crazy. They’re only saying that so we stop and they can make advances on us.

            Banquo: Are you sure? But they know your name. Maybe you should listen to them.

            Macbeth :Do you think so?

            Banquo: There’s nothing to lose, is there?

            Macbeth(to prostitutes): So you know my destiny? What is in store for me then? I’d like to know. What exactly do you know Mrs “Know-it-all”?

            First prostitute: You will become a famous man.

            Second prostitute: I promise you glory.

            Third prostitute: You will have power.

            Macbeth : Ah yes, that’s too is, it´s so vague !

            First prostitute: Duncan will recognise your talent as a manager.

            Second prostitute: Tomorrow, he will announce you promotion.

            Third prostitute: And the best is yet to come.

            Macbeth    : What do you mean ?

            Third prostitute: (She laughed) What do you think?

            First prostitute: You will take his place : you will become the CEO of the company.

            Second prostitute: Businessmen from other companies will respect you.

            Third prostitute: Women will fall at your feet.

            Macbeth : Of course, and then I will be the president of the Republic, right ? Why not ?

            Banquo : And what about me ? nothing ? What will my future be ? Hey ! Answer me !

            (The three women go away)

            Macbeth : They are crazy, they‘re talking rubbish. Come on, let’s go. We shouldn’t stay here.

             

            SCENE 4 :

            The detective looks at Macbeth and then adresses the audience.

            DOMINIQUE : We think that bad ideas come from others, but don't be naive : they are within ourselves, dormant inside us but it doesn’t take much for them to wake up and  dominate our mind and feelings. As you have just seen, these three prostitutes have just retrived dark thoughts hidden deep within Macbeth. It does not bode well at all.

             

            SCENE 5 :

            Bureau du directeur Duncan. On frappe.

            Duncan : Entrez !

            Macbeth entre dans le bureau.

            Macbeth, légèrement inquiet : Bonjour. Vous m'avez fait convoquer ?

            Duncan : C'est exact. Macbeth je vous ai demandé de venir me voir aujourd'hui pour vous parler d'une chose…

            Macbeth anxieux : Je vous écoute.

            Duncan : J'ai parlé à Banquo : Il m'a raconté votre dernier succès : très impressionnant.

            Macbeth, rassuré : Oh ce n'est rien monsieur. Je vous remercie.

            Duncan : Je crois que je sais comment vous prouver ma reconnaissance.

            Macbeth : Comment ça ?

            Duncan : Allons, vous êtes un cadre brillant et dynamique. Je devrais même dire que vous êtes maintenant un bon « directeur général ».

            Macbeth, n'en croyant pas ses oreilles : C’est une plaisanterie ?

            Duncan : Je n’ai jamais été plus sérieux. Félicitations. Ils se serrent la main.

             

            SCENE 6 :

            Bureau de Lady Macbeth. Son assistante lui passe le téléphone.

            L’assistante : C’est votre mari.

            Lady Macbeth : Merci. (au téléphone) Oui, mon amour ?

            Macbeth : Excuse-moi de te déranger dans ton travail, mais je voulais t'annoncer une grande nouvelle. Je suis allé boire un verre aujourd'hui avec Banquo pour fêter le fameux contrat dont je t'avais parlé. En retournant au travail, il s'est passé quelque chose d'anormal...

            Lady Macbeth : Quoi donc ?

            Macbeth : Et bien figure-toi que trois prostituées m'ont accosté sur le chemin du retour...

            Lady Macbeth : Des prostituées ? Elles t'ont accosté ? Qu’est-ce que tu as fait ? Explique-toi !

            Macbeth : Ce n’est pas ce que tu crois. Elles ne m’ont pas fait de proposition malhonnête : elles m'ont en quelque sorte prédit l'avenir. Elles m’ont dit que ma carrière allait connaître le jour même un tournant et qu'un jour je finirai même par devenir le PDG de l'entreprise.

            Lady Macbeth : Elles t'ont sûrement raconté des mensonges. Comment pourraient-elles savoir ce genre de choses ? C’était un moyen pour te demander de l’argent.

            Macbeth : Mais écoute la suite : moi aussi je croyais qu’elles faisaient ça pour plaisanter mais je n’en reviens toujours pas de ce qui s’est passé. Lorsque je suis revenu au travail, le PDG de l'entreprise m'a demandé de venir dans son bureau pour me récompenser de mes bons résultats commerciaux. A la fin de l’entretien, il m’a annoncé qu’il me nommait directeur adjoint ! Le poste que tout le monde convoitait.

            Lady Macbeth : C'est formidable ! Je suis très fière de toi mon chéri !

            Macbeth : Oui, c’est formidable, mais c’est troublant aussi : c’est exactement ce qu’elles m’ont annoncé. Je ne sais plus quoi penser de leur deuxième prédiction : il n’y a aucun raison que je devienne PDG mais je n’arrête pas d’y penser.

            Lady Macbeth : Il n’y a aucune raison tant que ton patron est en vie. Mais il n’est pas immortel. Et manifestement le destin est contre lui. S’il venait à mourir, tu prendrais sa place, et on peut aider le destin. Tu devrais l’inviter à la maison dès demain pour fêter l’événement.

            Macbeth : Tu as raison, je vais lui faire la proposition. Nous en reparlerons ce soir.  Je te laisse travailler.

            Lady Macbeth : Tu as bien fait de m’appeler. Je suis fière de toi, ça va être merveilleux. Je t’aime.

             

            SCENE 7

            Chez les Macbeth, à table, fin du repas, tout le monde est de bonne humeur, rires.

            Duncan (riant) – J’aurais aimé rester plus longtemps en votre compagnie mais il se fait tard, je dois partir. Merci pour ce succulent dîner. Macbeth je vous dis à lundi. (Il se lève)

            Macbeth – A lundi mon cher Duncan.

            Lady Macbeth – Au revoir Duncan, c’était un plaisir de vous recevoir, j’espère que nous aurons l’occasion de le faire plus souvent. (Ils le raccompagnent à la porte).

            Duncan : Oh, j’ai failli oublier mes clefs de voiture. Où sont-elles ? Ah ! les voilà ! Merci encore.

            Lady Macbeth (après avoir refermé la porte, à mi-voix) – As-tu saboté la voiture correctement ?

            Macbeth – Oui, j’ai saboté le frein. Mais que se passera-t-il si on découvre que l’accident a été préparé ?

            Lady Macbeth – Ce n’est pas le moment de penser à ça !

            Macbeth – Quand je pense à la manière dont il me traite, à sa bonté, sa générosité, je n’arrive pas à comprendre pourquoi je veux sa mort.

            Lady Macbeth – Arrête de penser comme un lâche. Tu le veux, ce poste ? Alors fais ce qu’il faut ! Sois un homme. Arrête de réfléchir, allons nous coucher et attendons demain matin.

             

            SCENE 8

            Macbeth, Lady Macbeth (au téléphone : un policier)

            Dans le salon de Macbeth. Le téléphone sonne, Macbeth répond à l’appel.

            Le policier : Bonsoir, excusez- moi de vous déranger, il faut que je vous annonce une mauvaise nouvelle, monsieur.

            Macbeth : Je vous écoute, que se passe-t-il ?

            Le policier : Votre ami a eu un terrible accident de voiture, il est mort sur le coup, l’ambulance est arrivée trop tard, ils n’ont rien pu faire…

            Macbeth : Oh mon dieu ! quel cauchemar… comment est-ce arrivé ?

            Le policier : Nos équipes sont en train de mener une enquête, et, nous avons découvert un défaut avec les freins, nous soupçonnons un sabotage.

            Macbeth : Mais c’est horrible ! Qui aurait pu commettre une chose pareille ? Avez-vous des pistes ?

            Le policier : Nous n’en avons aucune idée, mais les recherches avancent  à grand pas, hélas je ne peux rien vous dire d’autre.

            Macbeth : Oui je comprends. Pourrez-vous me tenir au courant ? C’est un tel choc ! C’était un ami très proche vous savez.

            Le policier : Oui, bien sûr. Je vous laisse. Bonsoir Monsieur.

            Macbeth : Merci beaucoup, bonsoir. (Macbeth raccroche le téléphone et se tourne vers sa femme qui a l’air réjoui. Il a l’air inquiet.) Ça y est, Duncan est mort… Je n’en ressens aucun soulagement. Je croyais éprouver une joie brutale et je me sens en réalité comme écrasé.

            Lady Macbeth : Ne sois pas lâche. La chose est faite, enfin. Tu sais ce que cela veut dire ?

            Macbeth : Oui, demain je serai PDG.

             

            SCENE 9

            Makbet idzie przez ciemną uliczkę. Spotyka trzy kobiety które go zaczepiają.

            Trzy kobiety: Dzień dobry Makbecie, czekałyśmy na ciebie.

            Makbet (zaskoczony): Kto tu jest?

            Trzy kobiety wychodzą znikąd.

            Trzy kobiety: To my, czekałyśmy na ciebie.

            Makbet: Ale co tu robicie?

            Trzy kobiety: Mamy dla ciebie kolejną przepowiednie!

            Makbet: Skąd macie te informacje, w jaki sposób przewidziałyście że będę prezesem? Wyznajcie mi wasz sekret!

            Trzy kobiety: Żaden mężczyzna nie odkryje waszego sekretu.

            Makbet (wstrząśnięty): C... C... Co? Co chcecie przez to powiedzieć?

            Trzy kobiety: Żaden mężczyzna nie dowie się że ty i twoja żona, sepsuliście samochód poprzedniego prezesa, dobrze słyszałeś? << żaden mężczyzna >>!

            Makbet: Ale... Że...

            Trzy kobiety: Do widzenia Makbecie.

            Trzy kobiety znikają.

            Makbet: Zaczekajcie... Zaczekajcie! Wracajcie! Czemu mi to mówicie? Wariatki! Żaden mężczyzna nie odkryje mojego sekretu? Wiecie co to znaczy? Co? Że będę niezwyciężony! Że jestem nietykalny! Hahaha! Że zostane numerem 1 aż do śmierci!

             

            SCENE 10 (anglais, allemand, polonais, français)

            The narrator/detective comes on stage and puts a big file on his desk.

            DOMINIQUE : Case solved! All the elements against Macbeth are here, in this file. I will arrest him. He is guilty. When  he had Duncan for dinner, Macbeth went out for a while to sabotage the engine of Duncan’s car (he looks at the audience in a funny way). Some people must wonder how I found all that while the prostitutes had foreseen that no men would be able to discover what he had done (He takes off his hat. It is very simple though: I am a woman!

             

            DOMINIQUE : Die Affäre ist gelöst worden. Alle Elemente gegen Macbeth sind da, in diesen Akte. ich werde ihn anhalten ! Er ist der Täter. Als Duncan zum Essen eingeladen hat, ist er ein Moment draußen gegangen, um die Bremsen des Autos von Duncan zu zerstören. Manche sollen sich fragen, wie ich gemacht habe, um das alles zu finden, während die Prostituierten vorhergesagt hatten, daß kein Mann das jemals antworten könnte, was Macbeth gemacht hat. Das ist doch sehr einfach : ich bin eine Frau !

             

            Narator/detektyw wchodzi na scene i kladzie teczke na swoim biurku.

            DOMINIQUE : Sprawa rozwiazana ! Wszystkie dowodu przeciwko Macbethowi sa tu, w tej teczce. Zatrzymam go. To on jest winny. Kiedy zaprosil Duncana na kolacje, wyszedl na chwile aby zapsuc hamulce samochodu Duncana. (Szydercze spojrzenie na widownie) Niektorzy pewnie zastanawiaja sie jak udalo mi sie to wszystko odkryc, mimo ze prostytutki przewidzialy iz zaden mezczyzna nie bedzie mogl odgadnac co zrobil Macbeth. (Zdejmuje czapke) To przeciez proste ja jestem kobieta !

            Le narrateur/détective entre sur le scène et repose un gros dossier sur son bureau.

             

            DOMINIQUE : Affaire résolue ! Tous les éléments contre Macbeth sont là, dans ce dossier. Je vais l’arrêter. C’est lui le coupable. Lorsqu’il a reçu Duncan pour diner, il est sorti un instant de chez lui pour saboter les freins de la voiture de Duncan. (Regard moqueur sur le public) Certains doivent se demander comment j’ai fait pour trouver tout cela, alors que les prostituées avaient prédit qu’aucun homme ne pourrait découvrir ce qu’a fait Macbeth. (Il ôte son chapeau) C’est bien simple pourtant : je suis une femme !

             

             

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