Collège Lycée Montaigne Paris Ministère éducation nationale
      • Le 23/12/2018
      • AU MILIEU DE L'HIVER (Anaïs Allais/Théâtre de la Colline)

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            La musique est utilisée à de nombreux moments ainsi que la langue arabe. On ne comprend pas tout lorsqu'on ne parle par arabe mais il y a une poésie véhiculée avec cette musique et cette langue qui fait qu'on comprend d'une certaine manière ce qu'on ne comprend pas littéralement. On comprend le contexte global et la musique joue beaucoup sur les moments émouvants, les moments forts de la pièce.

            Au début Lila part en Algérie. Elle prépare son voyage, ses médicaments. Finalement, elle semble craquer et jette tous ses médicaments dans la poubelle. Elle se recroqueville ensuite sous son bureau. Immédiatement après, son frère entre dans l'appartement et on comprend que sa sœur est morte. Tout est accompagné de la musique que Lila voulait apprendre. Elle fonctionne comme un leitmotiv et elle est en même temps un élément narratif. (Noha)

             

            le personnage de Méziane est systématiquement présent lorsque Harwan ou Lila sont dans l'appartement. Il est le pont entre l'Algérie et la France. Il est le seul à nous parler directement, il est le narrateur. (Aliénor)

            On voit des extraits vidéo du voyage de Lila qui nous font entrer dans la fiction de sa mort. Nous voyons ces images alors qu'elle est morte. La présence de Méziane nous fait revenir à la réalité ou à la situation théâtrale. (Aliénor)

             

            On voit des extraits vidéo du voyage de Lila alors qu'au moment où nous les voyons, elle est déjà morte. Nous avons l'impression d'avoir des souvenirs d'elle. Nous entrons dans la fiction de sa mort. La présence de Méziane nous fait revenir à la réalité ou à la situation théâtrale. (Aliénor)

             

            Harwan bégaie. Lorsque sa sœur prépare ses bagages, elle lui rappelle qu'elle a retrouvé un vieux tutoriel qui lui appartenait. Plus tard, après sa mort, il est devant un ordinateur et nous entendons le son d'un tutoriel. L'effet est comique (musique ridicule, ton professoral). On comprend qu'il a pris des leçons pour ne plus bégayer. Par la suite, il apprend à parler arabe et l'on découvre que lorsqu'il parle cette langue, il ne bégaie plus. L'arabe est la langue de sa mère, mais il ne l'a jamais apprise. Sa mère a refusé de la lui apprendre. Il ne parle donc que français, et bégaie. Cela suggère que le français n'est pas sa langue « maternelle », il semble lui manquer quelque  chose (Blandine, Noha). On le sentiment qu'il n'est pleinement lui-même qu'avec les deux langues, comme s'il avait retrouvé sa famille (Aliénor)

             

            Tout est accompagné de la musique que Lila voulait apprendre. Elle fonctionne comme un leitmotiv et elle est en même temps un élément narratif. (Noha)

            On voit dans la pièce l’évolution de l’apprentissage de la chanson : au début Harwan hésite, à cause de son ignorance de la langue arabe et de son appréhension ou sa peur du ridicule. Il n'ose pas ouvrir la bouche. Progressivement, il sort des sons étranges, qui font rire le public (Héloïse, Noha)

            Finalement il parvient à chanter la chanson en entier au téléphone pour sa mère. L’ apprentissage  met l’accent sur la difficulté d’apprendre une chanson en langue étrangère. L’effet est comique : il a du  mal à prononcer les sons arabes (les « gh » qui se prononcent r). Un lien se crée entre la scène et le public, une forme de complicité ou d’interaction : les spectateurs qui parlent arabe rient beaucoup et certains reprennent le comédien. Ils rient de choses que les gens ne parlant pas arabes ne comprennent pas. (Héloïse, Marion)

            Harwan s’occupe de l’oiseau d’un voisin, oiseau prénommé Bachir. Sa sœur lui a confié cette mission, avant de mourir. Quand Harwan se trouve devant la cage (située derrière un tulle, en hauteur) il cherche à le libérer : on peut y voir un écho avec sa situation : il est coupé de ses racines, hanté par elles. L’oiseau est son alter ego. En le tuant il s’émancipe. (Lorraine, Hugo)

            Au départ, Harwan est brutal avec Méziane car il n’accepte pas l’intérêt de sa sœur pour l’Algérie et il considère que c’est cela qui l’a fait mourir. Finalement, il évolue et rend hommage à cette quête en apprenant lui-même cette chanson. En chantant cette chanson, il accomplit son vœu. (Lucy, Corentin)

            Harwan ne conçoit pas d'apprendre une chanson sans la comprendre. Il en demande la traduction à Méziane : il s'agit d'une chanson sur une amitié entre deux personnes, une amitié compliquée ; elle peut être entendue comme une allusion à la relation entre frère et sœur, ou entre France et Algérie.

             

            Comment la mise en scène donne-t-elle à voir le travail de la mémoire dans Au milieu de l’hiver ?

            Quelles sont les étapes de la réconciliation que donne à voir cette mise en scène ?

            Quête, enquête et découverte de soi dans Au milieu de l’hiver : quelle articulation ?

            L’usage de la vidéo dans Au milieu de l’hiver

            Le rapport à la langue dans Au milieu de l’hiver

             

             

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