Collège Lycée Montaigne Paris Ministère éducation nationale
      • Le 11/12/2017
      • COMMENT FINIRONT LES CHOSES : Mélancolies (d'après Tchekhov/Julie Deliquet)

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            OUVERTURE : CHALEUR ET LEGERETE

            Un jardin : une table avec des chaises, un hamac, une chaise longue, une petite table. Lorsqu’on arrive, deux comédiens sont déjà sur le plateau : ils dorment, allongés. C’est un début très naturel, progressif, comme un réveil lent. C’est paisible, aucune tension, un léger ennui, il ne se passe rien, on se croirait en vacances, un climat familial, des lumières chaleureuses, chaudes : c’est l’été ou le printemps (Lou, Jeanne, Paul, Joseph, Théophile, Aurélien).

            Au début de la pièce, on dirait qu’il fait beau et chaud, l’ambiance est très détendue. Leurs habits sont colorés et le t-shirt de Sacha découvre ses épaules, cela donne une impression de bonheur et de liberté. Au fil de la pièce, l’hiver s’installe et les couches de vêtements se superposent, au fur et à mesure que l’on en découvre sur leurs secrets et personnalité.  (Eloïse)

            RIDEAUX

            Au début, les rideaux fins qui se trouvent en fond de scène sont agités par un léger vent : une impression d’ouverture, de profondeur, une vision des murs de la maison ? ça construit un mouvement : c’est un temps de sommeil, et non de mort. Ces voiles bougeaient légèrement : cela donne une impression de réalité fluctuante. (Joseph)

            Les rideaux bougeaient davantage au début, moins à la fin : cela donnait une idée de liberté puis d’enfermement progressif. (Arthur) Une fermeture progressive.

            Au début, une vidéo est projetée sur ces voiles clairs : la vidéo est une sorte de résumé de ce qui va se passer dans la pièce. On voit l’évolution du personnage en quelques secondes. Cela crée une tension, et une forme de tragique : on sait comment les choses se finiront. (Paul, Joseph, Théophile)

            Au dernier acte, le repas du mariage se trouve derrière les voiles blancs contrairement au début de la pièce où la table était au premier plan (la table fait partie d’un moment de bonheur et elle est cachée par les voiles qui ne s’ouvrent presque plus) (Eloïse) .

            TOUT EST ANNONCE

            La vidéo intervient dès le début : on voit Nicolas et sa femme Anna dans la voiture. Puis à la fin de la vidéo, les personnages entrent sur scène : on a donc l’impression que cette vidéo les montrait lorsqu’ils étaient hors scène (hors champ).  (Flavien)

            Cela donne plus de profondeur à la première partie : cette partie est très joyeuse, cela leste d’un poids tragique ce début. Alliance de moments gais sur fond d’échec (Aurélien)

            ETAPES

            Les citations au début et à la fin des chapitres : comme si elles faisaient le résumé de ce qui allait se passer ou qui se passera (Elena) Cinq minutes avant chaque passage de chapitre, le mot « mélancolie » est dit : « je suis mélancolique de Moscou » (Sacha), « Vous êtes mélancolique des années collège » (Louis), etc. Le terme ponctue la pièce (Joseph).

            La musique est omniprésente entre les changements de décor et on voit les acteurs déplacer les tables, chaises, etc… on a l’impression de rentrer dans leur intimité et d’assister au déroulement du temps rapide (comme dans un film ?). (Eloïse)

            Pendant le changement du deuxième au troisième décor, on voit les acteurs mettre le désordre sur scène, comme un résumé rapide de ce qui s’est passé entre les deux actes. Ils le font avec un calme déstabilisant, comme si c’était un geste quotidien ou qu’ils ne savaient pas ce qu’ils faisaient. (Eloïse)

             

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