Collège Lycée Montaigne Paris Ministère éducation nationale
      • Le 04/12/2019
      • CONDUITE PINOCCHIO (Nouvelle version réduite)

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            PINOCCHIO (Joël POMMERAT) Version réduite du texte (20 novembre 2019)

             

             

            SCENE 1 : OUVERTURE PAR LE PRÉSENTATEUR/LE VIEIL HOMME ET L’ARBRE.

            (Gustave Eugénie Youna Marguerite Armelle 2).

             

            LE PRÉSENTATEUR (Gustave) : Mesdames messieurs, bonsoir

            Je vous souhaite la bienvenue.

            L’histoire que je vais vous raconter ici ce soir est une histoire extraordinaire,

            une histoire plus extraordinaire que vos rêves,

            Et pourtant une histoire vraie…

            Mais avant de commencer  à vous la dire, il faut que je vous parle de moi.

            Quand j’étais enfant, j’étais aveugle. Je n’y voyais rien.

            Mes yeux n’ont appris à voir clair que très tard,

            bien après que mes jambes eurent appris à marcher.

            Lorsque j’étais aveugle donc et que je ne voyais rien, voilà ce que je voyais.

            (Noir)

            Voilà. Ce que je voyais autour de moi quand j’ouvrais les yeux c’était ça : le noir.

            Pas très gai n’est-ce pas ?

            Du coup dans ma tête je voyais énormément de choses.

            Ce qu’il y avait à l’intérieur de ma tête par exemple c’était ça : (une tête masquée apparaît)

            Ou bien encore ça (une autre tête masquée)

            Ou ça (une autre tête masquée)

            Vous voyez, finalement toute une compagnie,

            une compagnie qui est à mes côtés encore aujourd’hui. (assemblée de mannequins masqués)

            Une compagnie qui est là pour m’aider et me soutenir

            dans cette tâche qui est pour moi la plus importante du monde :

            ne jamais mentir, ne jamais vous mentir, ne jamais vous dire autre chose que la vérité,

            Car vous le découvrirez vous-mêmes grâce à cette histoire, mesdames messieurs,

            Cette histoire extraordinaire et véridique à la fois,

            Rien n’est plus important dans la vie que la vérité

            Rien n’est plus important que de Vivre dans la vérité (un homme âgé apparaît)

             

            LE PRÉSENTATEUR (Eugénie) : Mon histoire commence comme ça :

            je connaissais un homme qui n’avait jamais eu d’enfant,

            ni même de femme d’ailleurs, car il était timide.

            Cet homme un jour se réveilla en pleine nuit dans sa chambre

            car il avait froid, comme toutes les nuits d’ailleurs.

            Il ouvrit la porte de sa maison et resta donc là un moment dehors

            À regarder le jour se lever sans penser à rien comme ça lui arrivait souvent.

            Cet homme avait perdu tout contact avec les autres

            et ne voyait plus personne excepté un arbre qui était planté juste en face de chez lui.

            Cet arbre n’était pas fait du même bois que les autres.

            C’était un arbre maigre. Un arbre qui ne servait pas à grand-chose.

            Non pas un arbre triste, non, mais un arbre qui avait connu

            moins de bonheur que de malheurs dans l’existence et donc un arbre sombre.

            Comme d’habitude ce matin-là,

            cet homme engagea avec cet arbre une longue conversation sérieuse et incompréhensible.

            Et ce matin-là il eut même l’impression que cet arbre lui répondait.

            (Noir. Bruits de tempête, orage, tonnerre fracassant.)

            Une nuit une tempête imprévisible survola la région et l’arbre en fut très atteint

            (L’arbre est maintenant couché au sol.)

            Ce jour-là, en voyant cet arbre ainsi abattu, il prit une des plus grandes décisions de toute sa vie.

            Il découpa un morceau de cet arbre qui était tombé et le ramena chez lui.

            Son idée était de sculpter à partir de cet arbre une chose

            la plus ressemblante possible à un modèle humain

            et qui pourrait lui tenir compagnie pour le restant de ses jours.

            C’était une idée vraiment bizarre. Il se mit au travail.

            LA VOIX DU PANTIN (Marguerite) C’est encore long ? J’en ai marre. 

            L’HOMME ÂGÉ (Armelle) Non c’est plus très long.

            LA VOIX DU PANTIN. ça va faire mal ?

            L'HOMME ÂGÉ.  Non.

            LE PANTIN. Tu ne vas pas me laisser comme ça dis donc,

            tu m’as pas fini, je suis tout nu.

            J’ai même pas de bouche pour parler. 

            L’HOMME ÂGÉ. Comment c’est possible une chose pareille ? 

            LE PANTIN. Tu vas me répondre ? Tu vas me laisser comme ça ? 

            L’HOMME ÂGÉ. Je ne sais plus quoi penser.

            LE PANTIN: Réponds !

             

            LE PRÉSENTEUR (Youna) Mais vraiment cet arbre était fait d'un bois pas tout à fait ordinaire.

            ((L'homme âgé commence à tailler l'arbre avec une tronçonneuse. On entend des cris)

            Dès les premiers instants, malgré  sa grande concentration

            il crut entendre comme une voix, ou même des cris par moments.

            Il crut même ressentir des yeux qui l'observaient parfois.

            Au bout de quelques jours il vint à bout du squelette.

            L'homme travaillait avec beaucoup de talent et presque du génie.

            (L'homme âgé est en train de polir le bois avec un outil.)

            Et il avait l'impression que cette fameuse voix l'accompagnait toujours :

            LA VOIX DU PANTIN. Ah ben ça c'est mieux c'est plus agréable dis donc.

            LE PRESENTATEUR : C’était vraiment quelque chose de pas tout à fait ordinaire.

            Plus son travail avançait plus il s'habitua d'ailleurs complètement à cette voix.

            Et il se mit un jour à lui répondre.

            Sur une chaise est installé le corps sans bras et sans tête d'un pantin.

            LA VOIX DU PANTIN. C'est long encore ? J'en ai marre.

            L'HOMME AGE. Non c'est plus très long.

            LA VOIX DU PANTIN. Ca va faire mal ?

            L'HOMME AGE. Non.

            LE PRESENTATEUR. Et puis un jour un matin,

            il eut carrément l'impression de voir sa créature,

            cette créature qu'il avait réalisée de ses propres mains,

            se lever de sa chaise et marcher toute seule dans sa direction.

            L'homme âgé et le pantin se font face.

            LE PANTIN. Mais tu vas pas me laisser comme ça dis donc,

            tu m'as pas fini, je suis tout nu, je vais avoir froid, j'ai même pas de bouche pour parler.

            L'HOMME AGE. Comment c'est possible une chose pareille ?

            LE PANTIN. Tu vas me répondre ou quoi ? Tu vas me laisser comme ça ?

            L'HOMME AGE. Je sais plus quoi penser.

            LE PANTIN. Réponds !

            LE PRESENTATEUR. Une fois sa surprise passée

            l'homme se remit donc immédiatement au travail

            sous les ordres ou presque de cette créature

            qui finalement ne voulait pas ressembler tout à fait à une marionnette.

            L'homme travaillait si bien, avec tellement de génie,

            que quelques jours plus tard le résultat en fut extraordinaire,

            tellement extraordinaire que c'en était presque effrayant.

            C'était un résultat qui se rapprochait quasiment de la vérité.

             

            SCÈNE 2. LE PANTIN A FAIM : Homme âgé (Léa) le pantin (Clémentine)

             

            LE PANTIN : Maintenant j'ai faim, donne moi à manger s'il te plaît.

            L'HOMME AGE : Je m'excuse de tout cœur mon petit chéri

            mais tout est vide ici aujourd'hui j'ai rien à te donner mon pauvre. Je m'excuse.

            C'est la catastrophe comme d'habitude, j'ai vraiment rien à te donner à manger.

            LE PANTIN : Je te dis de me donner à manger.

            Je te demande de te dépêcher si tu veux bien parce que j'ai faim.

            L'HOMME AGE : Je te dis que je suis désolé et que je m'excuse

            mais tout est vide dans la maison.

            LE PANTIN : Si tout est vide...tu remplis ! Tu sors dehors, t'as des jambes non ?

            Tu vas jusqu'au magasin et tu achètes ce qu'il faut. C'est simple.

            Y a pas besoin d'être un intellectuel pour comprendre ça quand même.

            J'aimerais que tu te dépêches un peu maintenant.

            L'HOMME AGE : Tu ne comprend pas.

            Pour pouvoir acheter dans les magasins il faut de l'argent.

            LE PANTIN : Et alors ?

            L'HOMME AGE : Je n'ai pas d'argent mon fils, rien, zéro, néant.

            LE PANTIN : Tu es pauvre !!!??? T'es pauvre !!!???

            L'HOMME AGE : Oui je suis pauvre.

            LE PANTIN : Oh là là là là là là là !!!! Non alors là non c'est pas vrai !

            Fallait que ça tombe sur moi !

            C'est pour ça....que c'est moche ici et triste !

            Tu sais je vais pas pouvoir rester ici, je vais pas tenir, je vais me tirer une balle moi.

            L'HOMME AGE : Tu vas pas t'en aller maintenant que je t'ai fait.

            LE PANTIN : Alors donne moi à manger au lieu de rester là à me regarder

            avec tes yeux de poisson cuit, comme si tu m'avais jamais vu.

            Trouve une solution, réfléchis !

            Il faut que je me déplace ?!

            Je te dénonce si tu me donnes pas à manger immédiatement !

            En plus d'être vieux t'es pauvre ! Alors ça c'est la meilleure de la journée.

            L'HOMME AGE : Vraiment je te demande de m'excuser.

            LE PANTIN : Non !!

             

            SCÈNE 3. LE PANTIN DOIT ALLER À L’ÉCOLE : L’homme âgé (Armelle) le pantin (Solerine)

             

            L’HOMME ÂGÉ. Excuse-moi mon petit garçon. Je voulais te parler de quelque chose.

            LE PANTIN. Quoi encore ?

            L’HOMME ÂGÉ. Maintenant que tu as mangé

            il serait peut-être temps de réfléchir un peu, tu ne crois pas ?

            LE PANTIN. Réfléchir ? C’est tout ce que tu as à me proposer comme programme ?

            Il y a vraiment un problème ici. Je m’ennuie c’est l’horreur je te jure.

            Et tu voudrais que je réfléchisse ? Mais à quoi ?

            L’HOMME ÂGÉ. Eh ben à aller à l’école par exemple.

            LE PANTIN. L’école ? Qu’est-ce qu’on fait à l’école ?

            L’HOMME ÂGÉ. On travaille. Et on apprend un travail pour plus tard quand on devient adulte.

            LE PANTIN. Mais moi j’ai pas envie de travailler,

            j’ai juste envie de m’amuser, j’ai envie d’être riche

            j’ai pas envie de pas rigoler dans la vie tu comprends ça ?

            L’HOMME ÂGÉ. On ne peut pas faire que s’amuser dans la vie.

            LE PANTIN. Moi si.

            L’HOMME ÂGÉ. Non. Pour gagner de l’argent il faut aller à l’école pour apprendre un métier.

            Et c’est quand on a un métier qu’on peut gagner de l’argent si on travaille vraiment bien.

            LE PANTIN. Qu’est-ce que c’est que cette histoire ?

            L’HOMME ÂGÉ. C’est comme je te dis.

            LE PANTIN (un temps, il réfléchit). C’est ce que je vais faire, tu as raison,

            je vais étudier les bases nécessaires pour apprendre comment gagner de l’argent…

            Ensuite tu vas voir comment ça va changer ici.

            Donne-moi mes affaires.

            L’HOMME ÂGÉ. Quelles affaires ?

            LE PANTIN. Ben mes affaires d’école, je sais pas.

            Un livre, donne-moi au moins un livre que j’aille pas à l’école comme un mendiant.

            L’HOMME ÂGÉ. J’ai pas de livre à te donner pour le moment.

            LE PANTIN. Mais c’est pas vrai tu recommences ?

            L’HOMME ÂGÉ. Attends oui j’ai une idée. (L’homme âgé sort. Il revient un livre à la main).

            L’HOMME ÂGÉ. Tiens j’ai trouvé ça. Qu’est-ce que je suis content moi.

            LE PANTIN. (Moue) Qu’est-ce que c’est que ce truc ?

            L’HOMME ÂGÉ. C’est un livre pour l’école que le voisin avait chez lui dans un carton,

            il me le prête.

            LE PANTIN : C’est pas un livre neuf!?

            L’HOMME ÂGÉ. Non. J’ai pas les moyens de t’acheter un livre neuf mon chéri

            je te l’ai dit déjà. Celui là il convient très bien, c’est juste qu’il n’est pas neuf.

            LE PANTIN. Mais il est hors de question que j’aille à l’école avec un livre qui a déjà servi

            et que je me ridiculise, j’en ai vraiment marre de toi

            et je te dis, si j’ai pas un livre neuf moi je me recouche.

            L’HOMME ÂGÉ. Bon d’accord attend moi encore un petit peu. (Il sort)

            LE PANTIN. Mais c’est pas vrai!

            (L’homme âgé revient, sans son manteau, un autre livre à la main)

            T’en as mis du temps.

            L’HOMME ÂGÉ. Voilà tiens regarde ça.

            LE PANTIN. (prenant le livre). A il est vraiment bien celui là,

            il est neuf et il est beau en plus je suis content. Merci papa.

            L’HOMME ÂGÉ. Je suis content que tu sois content.

            LE PANTIN. T’as fait quoi de ton manteau?

            L’HOMME ÂGÉ. Euh je sais pas.

            LE PANTIN. T’as vendu ton manteau pour me l’acheter?

            C’est gentil ça. Tu vas voir tu vas pas le regretter,

            donne moi quinze jours avant que je trouve des solutions à tous nos problèmes.

             

            SCÈNE 4 LE PANTIN DEVANT LA BARAQUE DE FOIRE :

            Escroc 1 (Yannick) Escroc 2 (Antoine) le pantin (Charlotte2)

             

            Sur le chemin de l’école, devant une baraque de foire. On entend de la musique.

            PREMIER ESCROC : Tu veux entrer ?

            LE PANTIN : Peut-être, qu’est-ce qui se passe là-dedans ?

            PREMIER ESCROC : Entre tu verras.

            LE PANTIN : Je sais pas si je peux.

            PREMIER ESCROC : Pourquoi ?

            LE PANTIN : J’ai quelque chose à faire aujourd’hui, je vais à l’école, je commence des études.

            PREMIER ESCROC : Tu vas à l’école c’est vrai ?

            LE PANTIN : Oui pourquoi ?

            PREMIER ESCROC : Hé ! Il va à l’école !

            SECOND ESCROC : Oh là là !

            LE PANTIN : Qu’est-ce qu’y a ?

            PREMIER ESCROC : Personne t’a jamais dit que ça pouvait être dangereux l’école ?!

            LE PANTIN : Ah bon ?

            PREMIER ESCROC : Mon copain qui est là-bas, il est allé à l’école.

            Il était comme toi il savait pas : il est tombé malade !

            On a dû l’opérer ! Ils lui ont coupé la jambe, finalement.

            Ils lui en ont mis une fausse maintenant mais ça lui fait mal.

            LE PANTIN : Ah bon !!

            SECOND ESCROC : Je sais, ça se dit pas et pourtant c’est vrai malheureusement.

            LE PANTIN : C’est pas très drôle ce que vous me dites, je sais pas ce que je peux faire.

            PREMIER ESCROC : Tu veux entrer ?

            LE PANTIN : Je veux bien, ça va peut-être me permettre de réfléchir un peu.

            PREMIER ESCROC : Oui voilà, c’est ça, exactement, c’est une bonne idée. Tu as de l’argent ?

            LE PANTIN : Comment ça ?!

            SECOND ESCROC : Pour rentrer là, tu as de l’argent ? C’est pas gratuit, tu penses bien

            LE PANTIN : Ah bon ?

            SECOND ESCROC : T’as pas d’argent ?

            LE PANTIN : Non.

            PREMIER ESCROC : Tu peux pas rentrer alors, y a des gens qui travaillent à l’intérieur mon vieux.

            Une femme très élégante entre et observe la scène.

            LE PANTIN (hésitant) : Et si je vous donne ça ? (Il montre le livre.)

            Il est neuf. Mon père l’a échangé contre un manteau.

            PREMIER ESCROC : Bon pour te faire plaisir je veux bien. Mais c’est vraiment parce que c’est toi.

            LA FEMME TRES ELEGANTE (LA FEE) : Tu devrais pas faire ça c’est pas très bien tu sais.

            LE PANTIN : Qui c’est celle-là ? On t’a rien demandé à toi.

            LA FEMME TRES ELEGANTE (LA FEE) : Tu risques de le regretter un jour tu sais,

            c’est pas bien ce que tu fais.

            LE PANTIN : C’est très gentil je vous remercie. (Il entre dans la baraque)

            PREMIER ESCROC (à la fée) : C’est pas facile de refuser quelque chose à un enfant.

             

            SCÈNE 5 : LE PRÉSENTATEUR RACONTE LE SCANDALE

            (Clara 2)

            LE PRÉSENTATEUR : Ce pantin

            (qui n’avait évidemment jamais assisté à un spectacle de sa vie)

            tellement fasciné par la voix et la beauté de cette vedette
            s’était comporté comme un vrai sauvage en se jetant sur elle
            Cela provoqua dans l’établissement un énorme scandale
            Le pantin fut emmené dans le bureau du directeur

            Il criait tellement que le pantin se transforma en véritable torrent de larmes.
            Et en le voyant pleurer, le directeur se mit à éternuer

            comme à chaque fois qu’il ressentait de la pitié pour les autres
            le pantin pleurait, le directeur éternuait
            au bout de dix minutes le pantin expliqua que son père était un homme très pauvre

            qu’il avait dû vendre son manteau et qu’aujourd’hui il devait mourir de froid en l’attendant
            en écoutant ça le directeur se remit à éternuer de plus belle
            le directeur ouvrit le tiroir de son bureau

            il prit un liasse de billet qui se trouvait à l’intérieur : « rapporte ça a ton père »

            Le pantin se jeta sur l’argent
            Malheureusement je crois que cette scène avait attiré l’attention de certains individus.

            Ces individus demandèrent des nouvelles à Pinocchio

            et lui conseillèrent de faire fructifier son argent sans se fatiguer.

            Il suffisait de l’enterrer dans le champ des Miracles.

            Le champ des Miracles, vous savez bien où il se trouve non ?

            Au pays des imbéciles.

             

            SCÈNE 6 : LE PANTIN ENTERRE SON ARGENT

            Le pantin (Aliénor) Escroc 1 (Antoine 2) escroc 2 (Yannick 2)

            PREMIER ESCROC : Voilà, c’est là !

            LE PANTIN : c’est là alors ?

            PREMIER ESCROC : oui c’est le trou ou tu vas mettre tes billets, c’est là vas-y.

            LE PANTIN : C’est là ?

            PREMIER ESCROC :  Mets ton argent dedans.  (Le pantin hésite)

            LE PANTIN : C’est là que je dois le mettre ?

            SECOND ESCROC : Puisqu’on te le dit. Mets ton argent dedans, c’est le bon moment vas-y.

            LE PANTIN : J’vais mettre l’argent là.

            SECOND ESCROC : Qu’est-ce que tu fais, t’attends quoi ?

            LE PANTIN : Je sais pas. Il est pas un peu grand le trou ?

            SECOND ESCROC : Mais non il est bien, il est très bien. Mets ton argent dedans, vas-y.

            LE PANTIN : C’est là alors ?

            PREMIER ESCROC (s’énervant) Dépêche-toi.

            On va pas rester comme ça pendant des heures toute la nuit. Mets ton argent dedans.

            PREMIER ESCROC : C’est pas vrai, vas-y…allez !!!

            LE PANTIN (effrayé) : J’y vais, j’y vais. (il le fait)

            PREMIER ESCROC : Voilà c’est bien. (le pantin tasse avec ses pieds )

            C’est bon voila. Parfait. Très bien. C’est très bien. C’est parfait.

            Voila. Voilà, c’est bon. C’est bon là. C’est bon, c’est parfait là.

            Très bien (le pantin continue de tasser). C’est bon maintenant. Viens on y va.

            LE PANTIN : on va où ?

            SECOND ESCROC : On y va on reste pas là

            LE PANTIN : Non mais moi je reste, je veux voir, je laisse pas mon argent.

            SECOND ESCROC : On revient demain quand l’arbre aura poussé

            LE PANTIN : Mais moi je laisse pas mon argent

            SECOND ESCROC : Si on reste là ça marche pas, c’est ça le principe.

            Faut s’en aller et puis revenir. (Pinocchio se met à pleurer)

            PREMIER ESCROC : tu commences à nous énerver

            On n’a pas fait tout ce chemin pour rien. Viens on te dit

            Tu veux vraiment ramasser de l’argent ou quoi ? Ou tu veux tout faire rater ?

            LE PANTIN (mort de peur) : je veux gagner de l’argent

            SECOND ESCROC : Alors viens (Ils l’emmènent)

             

            SCENE 7.LE PRÉSENTATEUR RACONTE L’ATTENTE VAINE DU PANTIN (Eugénie 2)

             

            LE PRÉSENTATEUR. Après avoir laissé passer quelque temps,

            comme convenu le pantin retourna dans le champ des miracles.

            Les deux hommes l’avaient laissé tout seul.

            Au moment de le laisser ils lui avaient demandé de compter dans sa tête jusqu’à dix mille.

            En arrivant, le pantin s’attendait à voir cet arbre tellement merveilleux

            avec ses branches couvertes de billets.

            Premier surprise il ne vit rien du tout. Mais alors rien.

            LE PANTIN : Bon, je vais attendre donc un petit peu, j’ai dû mal compter c’est pour ça.

            LE PRÉSENTATEUR : Il s’installa

            son cœur battait comme un fou.

            Le temps passa Et il ne se passait rien.

            Il s’inquiétait. Il s’énervait et il commençait à envie de pleurer.

            A bout de patience il se mit à creuser le sol.

            Mais dans la terre il n’y avait que de la terre de la terre, de la terre

            aucun arbre bien sûr mais plus d’argent non plus .

            Il entendit les oiseaux au-dessus de sa tête et d’un coup il comprit, mais un peu tard.

            Pendant qu’il comptait jusqu’à dix mille

            les deux hommes étaient venus déterrer son argent et le lui prendre.

            C’est ça que les oiseaux autours lui racontaient.

            Il décida de se rendre tout de suite à un tribunal de justice pour se plaindre

            et ainsi récupérer le plus rapidement possible ce qu’on lui avait dérobé.

            Heureusement qu’il y a la justice dans la vie, se dit-il, heureusement.

             

            SCÈNE 8 : LE PANTIN PORTE PLAINTE AU TRIBUNAL : Le juge (Grégoire) Le pantin (Taïna 2)

             

            JUGE. Quel est votre problème jeune homme ?

            Vous avez une minute trente pour m’exposer votre situation.

            LE PANTIN : C’est simple on m’a volé, c’est incroyable

            J’avais de l’argent on me l’a pris, j’ai très bien compris ce qu’on m’a fait

            Et je connais les personnes en plus. Y a plus qu’à faire ce qu’il faut.

            JUGE : Dans ce cas ça va être on ne peut plus simple.

            LE PANTIN : Oui extrêmement simple

            On a abusé de ma gentillesse c’est horrible

            J’ai même pleuré tellement ça m’a fait du mal

            JUGE : Je comprends très bien ce qui s’est passé.

            Vous êtes une de ces innombrables victime de la société

            Je compatis à votre malheur de tout mon cœur.

            La question est réglée.

            Messieurs, emmenez-moi ce jeune homme qui a été trompé, sali,

            et surtout lâchement atteint dans son innocence,

            Une des plus malheureuses victimes qu’il m’ait été donné de voir depuis longtemps,

            emmenez-la-moi directement

            en prison, où elle purgera sa peine, dans le recueillement et le silence.

            Que la justice passe. Merci.

            Messieurs dames il est l’heure de manger.

            La justice est tombée, elle ne se relèvera pas.

            LE PANTIN : Mais ça va pas, qu’est-ce que c’est que ça ?

             

            SCENE 9 : LE PRESENTATEUR DÉCRIT LE PANTIN EN PRISON (Nathan 2)

             

            LE PRÉSENTATEUR : S’il y a bien une chose que je serais incapable de vous expliquer,

            c’est bien ça, parce que j’ai pas compris moi-même.

            Pourquoi ce pantin se retrouva condamné

            alors que c'était à lui qu'on avait fait du tort,

            c'était quand même lui la victime dans tout ça.

            Les minutes passaient lentement pour le pantin

            les heures, les jours, les semaines, les mois 

            Il avait tout le temps de penser, penser à son père surtout qui,

            n'ayant plus aucune nouvelle de lui, devait mourir de chagrin.

            Un jour qu'il pensait à lui justement par la fenêtre de la prison il vit passer sur la route un homme.

            Il crut comprendre que cet homme appelait : Mon fils ! Où est tu ?

            C'était son père évidemment. il l'appela :

            LE PANTIN : « Papa, papa ! »

            LE PRÉSENTATEUR : Mais l'homme ne l'entendit pas. Son père disparut.

             

            SCENE 10. LE PANTIN RENCONTRE DES MEURTRIERS

            Premier meurtrier (Apolline 1 et 2) second meurtrier (Berfin 1 et 2) le pantin (Mathias 2) la femme (Ella 2)

             

            MEURTRIER : Beau temps pour la promenade. La nuit est belle.

            La nature s’est endormie. Elle l’a bien méritée.

            Les petits lapins sortent de leur trou et courent dans les buissons. C’est beau.

            LE PANTIN : Je sais pas qui vous êtes mais je n’ai pas envie de le savoir en fait,

            Je voudrais juste rentrer chez moi maintenant.

            J’en ai assez de souffrir. J’aimerais être heureux.

            MEURTRIER (Apolline) : Oh là là mais on n’est pas des ennemis du bonheur

            on est de simples meurtriers et nous n’allons pas te déranger longtemps n’ai pas peur.

            Nous allons simplement t’égorger avec un petit tournevis.

            (Berfin) : te couper en deux avec une scie rouillée.

            (Apolline) : te brûler vivant.

            (Berfin) : te verser du plastique fondu dans les yeux

            jusqu’à temps que tu te décides à nous donner l’argent que tu as sur toi en ce moment…

            (Apolline) : à moins que tu n’en aies pas, que tu sois pauvre, un pauvre homme,

            dans ce cas-là nous t’épargnerons, nous te laisserons vivre et repartir chez toi.

            (Berfin) : nous ne ferons que te taper dessus, pour nous distraire un peu

            (Apolline) : car nous ne tuons pas les pauvres, nous sommes trop sensibles,

            nous avons pitié de la misère.

            PANTIN : Je ne suis pas pauvre !

            MEURTRIER (Apolline) : non ?

            LE PANTIN : Vous avez mauvaise vue on dirait

            c’est tout à fait le contraire, mes parents ont fait une fortune dans la vente de champagne

            et j’ai vécu dans la soie et la musique classique.

            MEURTRIER (Berfin) : Tu es riche alors c’est ça ?

            LE PANTIN : Plus que riche, ma famille est au sommet de la pyramide.

            MEURTRIER (Berfin) : tu as de l’argent sur toi donc ?

            LE PANTIN : Qu’est-ce que vous croyez ?!

            MEURTRIER (Apolline) : Nous en sommes ravis

            La femme élégante déjà aperçue devant la baraque entre.

            LA FEE :  Excuse-moi Pinocchio mais je ne comprends pas qu’étant donné la situation

            tu mentes de cette manière à ces gens, c’est ta vie qui est en jeu.

            LE PANTIN : vous la connaissez celle-là ?

            LES MEURTRIERS : On ne l’avait pas vu arriver.

            LA FEE : pourquoi est- ce que tu ressens le besoin de mentir comme ça ? c’est ridicule.

            Pourquoi est -ce que tu ne leur dis pas tout simplement la vérité ?

            le peu d’argent que tu as dans la vie tu te l’es fait voler il y a presque un an,

            tu es pauvre et ta famille aussi,

            ton père s’il t’entendait ça lui ferait tellement de peine tu ne crois pas ?

            LE PANTIN : Non mais écoutez-la

            ça ne va pas la tête, faut se faire soigner toi dis donc

            LA FEE : Je vais te laisser Pinocchio si tu le veux, mais réfléchis.

            LE PANTIN : Je ne suis pas la personne que vous dites.

            MEURTRIER (Apolline) : Excusez-nous, on vous dérange ?

            LA FEE : Tu vas te faire tuer par ces individus

            simplement parce que tu ne veux pas reconnaitre ce qui est vrai,

            tu ne veux pas dire la vérité, dire que tu n’as pas d’argent,

            que tu es pauvre, mon pauvre Pinocchio.

            LE PANTIN : sortez-la maintenant ! c’est une folle qui me suit partout.

            MEURTRIER (Apolline) : Mais tu as de l’argent où tu n’en as pas ?

            LE PANTIN : je suis riche et je vous écrase tous avec mon compte en banque.

            MEURTRIER (Berfin) : si tu as de l’argent donne le-nous.

            LE PANTIN : Jamais !

            MEURTRIER (Apolline) : alors on va s’occuper de toi !

            LA FEE : je n’avais jamais vu ça. Quelqu’un mentir jusqu’à en mourir.

            LE PANTIN : je ne mens pas. Je ne suis pas pauvre !!!!

            MEURTRIER (Apolline) : Eteins ta lampe, je n’aime pas voir la couleur du sang. Sors les couteaux.

            LA FEE : Alors adieu Pinocchio.

            LE PANTIN : Non, non, aidez-moi. Au secours.

            MEURTRIER (Berfin) : Ton argent il va falloir nous le donner.

            LE PANTIN : Non.

             

            Plus tard. Les meurtriers ont pendu le pantin à un arbre. Ils l’observent d’en bas.

            MEURTRIER (Berfin) : Tu vas nous le dire à la fin où tu l’as mis cet argent.

            (Apolline) : Dis-nous à la fin.

            LE PANTIN : Etranglé. Jamais.

            MEURTRIER (Apolline) : ça fait trois heures qu’il est accroché là.

            (Berfin) : Tu vas parler ou quoi ???!!! Parle ! Parle !

            LE PANTIN : Etranglé. Jamais !

            MEURTRIER (Apolline) : Il est increvable.

            (Berfin) : Allez serre la corde, serre-la, serre-la.

            (Apolline) : Tu vas voir on va serrer la corde jusqu’à ce que tu nous craches la vérité.

            (Berfin) : Tu vas cracher l’endroit où t’as mis ton pognon.

            LE PANTIN : Jamais !

            MEURTRIER (Apolline) : Tu vas cracher la vérité. Bon allez, serre, serre ! serre la corde !

            LE PANTIN : aaaaaarrrarararrragghhhhh

             

            SCÈNE 11 : LE PRÉSENTATEUR RACONTE LE DÉSESPOIR DU PANTIN (Camille)

             

            LE PRÉSENTATEUR : Le pantin resta les pieds ballants,

            pendu ainsi pendant encore des heures.

            Heureusement qu’il était un peu en bois.

            Il résistait bien mieux que n’importe quel petit garçon

            mais ses forces commençaient à l’abandonner peu à peu.

            Le vent soufflait glacial. Il le balançait au bout de sa corde.

            Sa respiration devint difficile. Il avait espéré que quelqu’un vienne à son secours.

            Jusqu’au dernier moment il espéra. Personne ne vint.

            C’était la nuit, il était perdu au beau milieu de nulle part, seul.

            Il avait froid. Ses  forces l’abandonnèrent et il sombra.

             

            SCÈNE 12.LE PANTIN RECUEILLI PAR LA FÉE SE MET À MENTIR

            La fée (Salomé) le pantin (Clémentine2)

             

            LA FÉE: Tu es en sécurité maintenant ici, il ne peut plus rien t’arriver.

            LE PANTIN : Je vous reconnais vous on dirait.

            Vous êtes belle habillée comme ça, ça vous va bien cette robe.

            LA FÉE : Je suis heureuse que tu sois encore en vie.

            LE PANTIN : Vous m’avez sauvé la vie.

            LA FÉE : J’ai eu pitié de toi Pinocchio.

            LE PANTIN : Moi aussi j’ai eu pitié de moi

            J’ai envie de vous embrasser tellement vous êtes belle.

            LA FÉE : Reste allongé, tu dois te reposer, car tu n’es pas encore sauvé définitivement,  heureusement que tu n’es qu’un pantin d’ailleurs

            un vrai petit garçon n’aurait pas survécu à un traitement pareil, il serait mort.
            LE PANTIN : On est forts nous les pantins.
            Depuis un an, je vis l’enfer madame j’ai la chance contre moi mais ça va changer.

            LA FÉE : Rien de tout cela ne serait arrivé si tu avais obéi à ton père.

            Tu sais qu’il est très malheureux de ne pas savoir où tu te trouves en ce moment.

            Il est parti à ta recherche tu le sais et il est désespéré.
            LE PANTIN : Je m’en fous. Je n’ai pas de père…

            On entend un son désagréable, dissonant, comme une alarme. Son nez s’allonge.

            LA FÉE : Ah bon ? C’est vrai ça ?

            LE PANTIN : Je ne mens jamais. Reprise du son désagréable. Son nez s’allonge.
            LA FÉE : Ah bon. Je t’ai pourtant entendu mentir l’autre nuit en prétendant que tu avais de l’argent.
            LE PANTIN : Et alors c’est la vérité, je suis riche. (Son désagréable. Son nez s’allonge encore.) Qu’est-ce qui se passe ??? Il m’arrive quoi ????

            LA FÉE : Je ne sais pas. Est-ce que tu es sûr que tout ce que tu me dis est vrai ?

            LE PANTIN : Je sais ce que je dis quand même. Je ne suis pas pauvre. (Son désagréable)

            Aidez-moi au secours je sais pas ce qui m’arrive.

            LA FÉE : Il faut juste que tu arrêtes de mentir c’est tout simple.

            LE PANTIN : Ça fait mal en plus.

            LA FÉE : Est-ce que tu n’en as pas marre de mentir comme ça ?

            LE PANTIN : Si j’en ai marre et ça fait mal.

            LA FÉE : Alors il faut arrêter c’est tout.
            LE PANTIN : J’ai envie d’arrêter oui voilà,

            J’ai envie de rentrer chez moi et de revoir mon père, il me manque, même s’il est pauvre.

            Moi-même je suis pauvre, voilà c’est tout, je le dis, je m’en fous, il y a pas de honte tant pis.

            Je voudrais changer madame, j’aimerais faire ce qu’on me dit,

            je voudrais devenir autrement, c’est promis je le jure.

            LA FÉE : Bon alors je vais réfléchir à ce qu’on peut faire pour toi.

             

            SCÈNE 13.LE PANTIN PROMET À LA FÉE D’ÊTRE SAGE

            fée (Salomé 2) pantin (Taïna ter ?)

             

            Un peu plus tard. Le nez du pantin a retrouvé une taille normale.

            LA FÉE : Dis-moi Pinocchio, est-ce que tu n’aimerais pas devenir un vrai petit garçon un jour ?

            LE PANTIN : C’est-à-dire ?
            LA FÉE : Est-ce que tu n’en as pas assez d’être cette sorte de créature sans cervelle

            Qui ne réfléchit à rien, qui finit en prison. Ce pantin quoi ?

            LE PANTIN : Si ça me fatigue, vous avez raison, j’en ai marre d’être ce que je suis,

            C’est parce que je suis un pantin que je fais n’importe quoi,

            Vous croyez que je pourrais devenir vrai un jour ?

            LA FÉE : Oui.

            LE PANTIN : Comment est-ce que je dois faire ?
            LA FÉE : Il va falloir pour commencer que tu ailles à l’école et que tu travailles tout ton possible.

            ça c’est le commencement, ensuite… Tu fais une de ces têtes !

            LE PANTIN : Je n’ai pas envie de travailler dans la vie, je l’ai déjà dit.
            L’école c’est pas pour les gens comme moi, chacun sa personnalité dans la vie

            LA FÉE : Tu recommences à dire n’importe quoi, tu sais ça fait peur.

            Non seulement tu vas rester comme tu es mais ça va certainement empirer

            Je sais que tu sais que j’ai raison

            Essaye d’aller à l’école pour commencer, force-toi, fais un effort

            Et je te promets que je ferai de toi un petit garçon en vrai. Un véritable petit garçon.
            LE PANTIN : Si je vais à l’école, si je suis sérieux,

            vous me promettez que vous me ferez devenir un véritable être humain, vous me le jurez ?

            LA FÉE : Je te le promets Pinocchio. Si tu vas à l’école, si tu travailles bien,

            Je ferai de toi un petit garçon. En vrai. Un magnifique petit garçon. Je te le jure.

            Et une nouvelle vie commenceras pour toi, une vie heureuse tu verras.

            LE PANTIN : Bon quand est-ce que ça commence ?
            LA FÉE : Demain.

             

            SCENE 14 : LE PANTIN DANS LA SALLE DE CLASSE, REMISE DE COPIES

            Le mauvais élève (Baptiste) le maître (Nathan) le pantin (Aliénor ter)

             

            LE MAÎTRE (voix sévère) : La plupart des devoirs que je vous rends aujourd'hui 

            sont des devoirs qui valent juste la moyenne 

            Il y a deux exceptions à tout cela, une pour le meilleur et une pour le pire 

            Il y en a un parmi vous qui a dépassé toutes les limites permises et autorisées

            dans le cadre de cette école.

            Ce personnage m'a remis ceci (il montre la copie froissée)

            Voilà le devoir dans l'état dans lequel il m'a été remis.

            Est ce une guirlande de Noël ? Une serpillère ? Un emballage pour le poisson ?

            A cet individu je rends son devoir de la façon qu'il mérite 

            et je l'invite à venir le chercher sous le regard de tous (Il attend. Silence)

            Je m'en doutais : ce personnage aime l’anonymat.

            Après le pire je vais donc passer au meilleur. (Il change de ton, devient très amical)

            Et c'est donc vers toi Pinocchio que je me tourne

            pour t'adresser mes félicitations admiratives pour tes progrès. (Il lui donne la copie)

            J'aurais simplement aimé te demander de me préciser une des réponses de ton devoir :

            Racine carrée de sept millions plus douze divisé par cent cinquante ?

            PINOCCHIO : Vingt-cinq.

            LE PROFESSEUR : C'est exactement ça, merci Pinocchio.

            MAUVAIS ÉLÈVE : Embrassez-vous, embrasse le Pinocchio il est amoureux

            LE PROFESSEUR : Qui a dit ça ? C'est la confirmation que certains d'entre vous n'ont rien compris à tout ce que je   raconte, dans quelle langue doit-je le répéter ?

            MAUVAIS ÉLÈVE : Péter le monsieur, pétez le dans la langue du cul

            PROFESSEUR: Qui a dit ça ?

            MAUVAIS ÉLÈVE : C’est Pinocchio, il est ventriloque il parle sans bouger les lèvres

            PROFESSEUR : Je veux que cette personne qui parle se dénonce immédiatement.

            MAUVAIS ÉLÈVE : Je veux que cette personne se dénonce immédiatement

            Le professeur : Ah c'est vous évidemment.

            MAUVAIS ÉLÈVE : Ah c’est vous évidemment.

            Le professeur : Arrêtez immédiatement.

            MAUVAIS ÉLÈVE : Arrêtez immédiatement

            Le professeur : J'appelle le directeur !

            MAUVAIS ÉLÈVE : J’appelle le directeur !

            Le professeur : Mes enfants vous avez devant vous la honte de cette école.

            MAUVAIS ÉLÈVE : Mes enfants vous avez devant vous la honte de cette école.

            C’est bon ca y est vous avez fini votre numéro, on peut en placer une ?

            On n’en peut plus de vous ça suffit, on en marre, on s’ennuie, on meurt,

            quand on vous écoute on a les yeux qui tombent par terre, on s’écroule de fatigue,

            quand vous avez fini de parler on est mort, c’est trop, on veut sortir, on veut de l’air.

            PROFESSEUR : Taisez-vous sortez.

            MAUVAIS ÉLÈVE : Ouais je vais sortir, je vais partir dès maintenant là tout de suite,

            et je vais m’en aller tellement loin, je vais monter tellement haut,

            que vous me verrez bientôt dans le ciel, filer comme un avion, comme une étoile,

            et vous me verrez briller encore des siècles après ma mort. Il y en a qui veulent venir ?

            Est-ce que tu veux pas venir toi Pinocchio ??

            On m’avait dit tellement de bien de toi. Tu m’as déçu mon vieux

            PROFESSEUR : Sortez c'est la dernière fois que je le dis.

            MAUVAIS ÉLÈVE : Tant pis.

            Mais avant je vais vous montrer un peu comment il faut s’y prendre

            quand on veut vraiment intéresser les gens dans la vie.

            PROFESSEUR : Sortez.

            MAUVAIS ÉLÈVE : Regardez bien.

            d’abord il faut mettre un peu plus d’entrain et d’énergie dans le corps. (Il commence à danser).

            Puis dans la voix. (Il commence à chanter)

            PROFESSEUR : Arrêtez. Arrêtez. Ne bougez pas les autres.

            MAUVAIS ÉLÈVE : Oh dis donc là c’est fou, là je deviens intelligent, c’est fou,

            je suis en train de devenir intelligent, je deviens un génie, je suis un génie.

             

            SCÈNE 15.LA FÉE ANNONCE AU PANTIN QU’IL VA DEVENIR UN PETIT GARÇON

            La fée (Ella) le pantin (Solerine2) Présentateur (Jeanne)

             

            LE PANTIN (Solerine 2) : Vous voulez me parler ma fée ? 

            LA FÉE : Oui Pinocchio. Aujourd’hui ça fait presque six mois que tu as commencé

            à changer de comportement comme je te l’avais demandé.

            Non seulement tu travailles bien, tu es devenu intelligent,

            mais tu te comportes comme un enfant obéissant

            un enfant qui ne se laisse pas disperser et entraîner par les autres

            et c’est peut être de ça dont je suis la plus fière aujourd’hui. 

            LE PANTIN : C’est pas facile à vivre tous les jours. 

            LA FÉE : C’est ça qui est encore plus méritant…

            J’ai demandé à te parler Pinocchio

            pour t’annoncer que j’allais moi aussi tenir ma promesse envers toi :

            dès demain si tu le veux, tu cesseras d’être un pantin pour devenir un vrai petit garçon. 

            LE PANTIN : Ah bon ?

            LA FÉE : Demain Pinocchio, je vais faire de toi un vrai petit garçon si tu en est toujours d’accord ?

            LE PANTIN : Evidemment que je suis d’accord. 

            LA FÉE : Alors Pinocchio, demain, grâce aux pouvoirs qui sont les miens,

            je vais te faire devenir un petit garçon comme les autres.

            Tu peux aller prévenir tous tes amis si tu veux, ce sera une grande fête,

            ce sera la fête de ta naissance Pinocchio, ta seconde naissance, la plus importante. 

            LE PANTIN : C’est le plus beau jour de ma vie.

            Je vais naître encore une fois, je vais naître pour de bon c’est ça ?

            LA FÉE : Oui Pinocchio

             

            LE PRÉSENTATEUR (Jeanne)

            Ça allait être une fête énorme cette fête de sa naissance.

            Avec presque cent personnes en tout.

            Le pantin avait passé toute sa journée à faire le tour des maisons

            où habitaient les enfants de son école.

            Il commençait à faire nuit.

            Le seul problème c’est que le pantin n’arrivait pas à trouver

            un des enfants qui était sans doute le plus important à ses yeux,

            L’enfant qu’il préférait dans le fond,

            Même si ce n’était pas le meilleur des exemples on peut le dire.

            Il le cherchait partout mais il ne le trouvait pas.

             

            SCÈNE 16 : LE PANTIN INVITE LE MAUVAIS ÉLÈVE

            Le mauvais élève (Charlotte puis Taïna) le pantin (Marguerite2)

             

            LE PANTIN (Marguerite). Qu’est-ce que tu fais là ? Je te cherchais.

            Je voulais te dire que tu es invité demain à la fête

            de ma transformation en vrai petit garçon, ça va être bien y aura des jus de fruits.

            LE MAUVAIS ELEVE (Charlotte) : Des jus de fruits ? Pauvre type.

            Dégage s’il te plait. Tu m’as déçu. Au début je te trouvais marrant.

            De toute façon demain je serai plus là, je serai loin, je m’en vais, je pars ce soir.

            LE PANTIN. Ah bon où ça ? 

            LE MAUVAIS ELEVE : T’occupe microbe, rentre chez ta mère.

            LE PANTIN. C’est pas ma mère. 

            LE MAUVAIS ELEVE : Rentre chez toi je te dis, et oublie pas de te brosser les dents.

            LE PANTIN.Tu vas où ? 

            LE MAUVAIS ELEVE : Là où il y a la vraie vie…

            Un endroit où on vit pas à moitié comme ici. Un endroit où on s’ennuie jamais

            Tu t’ennuies pas toi ici ? Tu réponds pas ?

            Alors dégage, rentre chez toi, il fait nuit, tu vas te faire transformer en citrouille.

            Là où je vais ça s’appelle le pays de la vraie vie.

            C’est un endroit où il y a pas de temps mort.

            C’est un transporteur qui passe nous prendre vers minuit, avec un camion

            On roule toute la nuit, il y aura plein de gosses qui viennent de partout.

            Ensuite on arrive là bas, à part les organisateurs, il y a aucun adulte,

            personne pour faire des discours.

            LE PANTIN. Moi demain je ne serais plus un pantin mais un vrai petit garçon,

             ce sera une nouvelle vie pour moi.

            LE MAUVAIS ELEVE (le singeant) : Ce sera vraiment une nouvelle vie pour moi.

            Mais qu’est-ce qui va changer vraiment dans ta vie

            à part que t’auras peut-être plus ta tête de clown avec ton chapeau ? Qu’est-ce qui va changer ? Tu vas toujours faire seulement ce que les autres te disent de faire.

            Tu vas toujours passer tes journées à transpirer, cloué sur ta chaise comme Jésus-Christ,

            à travailler comme un vulgaire insecte, travailler comme une bête,

            travailler au lieu de vivre, au lieu de te marrer.

            LE PANTIN.Qu’est ce que l’on fait là-bas ? 

            LE MAUVAIS ELEVE : On vit. On est adulte. On se couche pas. On se couche jamais.

            Y a pas de parents, y a pas d’école. Y a que des journées de temps libre.

            On fume des clopes, on fait la fête, on voit des films, des films d’adultes avec des femmes.

            On boit de l’alcool : du Martini, de la vodka,…

            Y a toute une organisation avec des jeux démentiels,

            des attractions pour se retourner la tête dans tous les sens.

            C’est tous les jours le jour de faire la fête tu comprends ?

            Jusqu’à la fin tu fais plus que ça, tu deviens libre, et tu te marres,

            tu penses à rien, tu penses pas, tu es le roi

            LE PANTIN.Bon je vais attendre un petit peu avec toi, puis après je rentrerai chez moi. 

            LE MAUVAIS ELEVE : Comme tu le sens minus, mais pourquoi tu viendrais pas plutôt ?

            LE PANTIN.Je peux pas j’ai promis.

             

            MAUVAIS ELEVE (Taïna) : Bon salut la cloche.

            Couche toi de bonne heure et lave toi bien les dents.

            LE PANTIN : Salut

            MAUVAIS ELEVE : Ouais salut (un temps)

            LE PANTIN : Non, non attendez!!

            MAUVAIS ELEVE: Quoi, ben quoi, attends quoi?

            LE PANTIN : je sais pas

            MAUVAIS ELEVE : tu veux venir … viens mais dépêche toi alors !

            LE PANTIN: je sais pas

            MAUVAIS ELEVE : bon ben viens pas alors! allez salut !

            LE PANTIN : salut (un temps) Non! attendez, attendez...

            MAUVAIS ELEVE  : Quoi, Quoi?

            LE PANTIN  : mais je peux pas venir c'est impossible.

            MAUVAIS ELEVE : Bon ben viens pas alors… allez salut !

            LE PANTIN : salut (un temps). Non, stop, stop ,stop ! attendez !

            MAUVAIS ELEVE : Mais c'est pas vrai bon sang ! mais qu'est ce que tu fais !

            LE PANTIN : je sais pas, je sais pas… non… non, attendez, je viens, je viens

            MAUVAIS ELEVE : Tu viens, tu viens voilà une grande décision d'homme !

            tu vas pas le regretter je te jure. (le pantin monte dans le camion. le camion démarre).

             

            SCÈNE 17. LA VIE AU PAYS MERVEILLEUX / RÉVEIL AVEC DES OREILLES D’ÂNES

            Le marchand (Clara) Le mauvais élève (Mathias) le pantin (Baptiste 2) présentateur (Grégoire 2)

             

            LE PRESENTATEUR (Grégoire) : C’était un endroit qui ne ressemblait à rien de connu

            On pouvait même se demander si on ne rêvait pas.

            Le pantin ainsi que tous les enfants qui étaient là

            n’avaient jamais connu un tel bonheur de toute leur vie.

            Cette vie dura plusieurs semaines

            Jamais un instant, un seul instant, ils ne s’ennuyaient.

            Et puis un matin le pantin et son ami se réveillèrent, alors qu’il faisait presque encore nuit.

            LE MAUVAIS ÉLÈVE (couché): Dis donc t'es réveillé toi ou tu dors encore? 

            LE PANTIN (couché) : moi je suis réveillé, j'ai hâte de me lever même,

            il y a tellement de choses à faire aujourd'hui. 

            LE MAUVAIS ÉLÈVE : Dis moi franchement : est ce que maintenant tu regrettes d'être venu là? 

            LE PANTIN (se relevant, des oreilles d'ânes lui ont poussé pendant la nuit) : Si je regrettes?

            ça va pas la tête, mais faudrait être une vraie bête pour regretter tu ne crois pas?

            Tous les matins quand me lève, je me regarde dans la glace et je me dis… Ah !!!!!

            LE MAUVAIS ÉLÈVE : Qu'est ce qui se passe?

            LE PANTIN: Il se passe ça! (il montre ses oreilles)

            LE MAUVAIS ÉLÈVE : Mais c'est horrible, regarde toi! C'est pas possible ! 

            LE PANTIN: regarde toi aussi mon vieux.

            LE MAUVAIS ÉLÈVE : Pourquoi?

            LE PANTIN: regarde toi je te dis. On dirait que t'as le même petit problème que moi !

            LE MAUVAIS ÉLÈVE : Qu'est ce que c'est que ça!

            J'ai pas envie d'avoir des oreilles comme ça moi, des oreilles de bête,

            ça va pas, j'ai rien demandé moi!

            LE PANTIN : Moi non plus j'ai rien demandé.

            LE MAUVAIS ÉLÈVE : Pourquoi un truc pareil nous arrive à nous, on n’a rien fait. 

            Entre le marchand d'âne

            MARCHAND D’ANE : Bonjour messieurs. Est ce que vous allez bien?

            Ah oui ça avance pas mal par ici! Tant mieux.

            LE PANTIN : Qu'est ce que vous racontez! On a plutôt un gros problème, regardez!

            MARCHAND D’ANE :comment ça un problème? Mais c'est magnifique ça au contraire.

            Ne vous inquiétez pas vous ne resterez pas comme ça toute votre vie,

            dans quelques minutes vous devenus de vrais ânes; de la tête aux pieds.

            LE PANTIN: Des ânes! Personne ne nous a demandé notre avis!

            Nous on veut pas! Faut nous aider monsieur!

            MARCHAND D’ANE : Vous aider? Mais pourquoi? Fallait réfléchir un peu avant vous croyez pas? Oui pensiez peut-être que vous alliez pouvoir vous amuser comme ça pendant des siècles

            les doigts de pieds en éventail? Vous savez tout a un prix ici!

            Consolez vous, tous vos petits camarades sont dans le même cas que vous, c'est banal ici.

            LE PANTIN : mais vous nous avez rien dit avant!

            MARCHAND D’ANE : si je vous l'avais dit vous seriez pas venus.

            LE PANTIN : vous nos avez menti.

            MARCHAND D’ANE : il faut bien vivre.

            LE PANTIN : vous êtes un degeullasse.

            MAUVAIS ELEVE : vous étiez si gentil.

            MARCHAND D’ANE : Le sourire dans le commerce c'est essentiel.

            LE PANTIN : aidez nous monsieur, ne nous laissez pas être des ânes je vous en supplie.

            MARCHAND D’ANE : Bon allez je vous laisse, je reviens dans une heure,

            quand vous serez complètement terminés, je vous brosserai le poil avec une belle brosse

            et tout mon amour jusqu'à ce que vous deveniez brillants comme des bijoux,

            les plus beaux bijoux du monde, ensuite nous irons voir les clients,

            soyez sages en attendant. (Il sort)

            LE PANTIN ET LE MAUVAIS ELEVE : Monsieur au secours au secours au secours au secours!

            La voix des enfants se transforme peu à peu en braiment.

             

            SCÈNE 18. LA VIE DU PANTIN EN ÂNE. (Camille2)

            LE PRÉSENTATEUR (Camille) : A peine deux heures plus tard

            Le pantin et son ami ne purent que braire

            Leurs corps se couvrirent de poil, ils se courbèrent et se mirent à quatre pattes

            Ils étaient devenus deux ânes. Deux bon gros ânes

            C’était ce qui ce passait lorsque les enfant n’écoutaient pas

            Lorsqu’ils n’allaient plus à l’école,

            lorsqu’ils passaient leur temps à s’amuser, à rigoler et à ne rien faire.

            Le pantin fut vendu au directeur d’un cirque qui désirait le dresser

            Il disait : Celui-la est une bonne bête, j’en ferai une véritable bête de scène.

            Trois mois plus tard, le grand jour arriva

            Une masse incroyable de pe

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