Collège Lycée Montaigne Paris Ministère éducation nationale
      • Le 17/03/2015
      • CONSTRUCTION ET DESTRUCTION D'UNE PERSONNALITE : André (Marie Rémond/Théâtre du Rond Point-Carreau du Temple)

          • André, un spectacle dont on garde en tête beaucoup d'images :

            • Une femme en tenue de tennis interprète le rôle d’un homme, comme pour souligner le caractère artificiel de son identité, pour souligner ce que cette identité a de construit et de faux ?
            • Une scène de petit déjeuner, des enfants qui mangent des Mielpops avec du lait : une image à la fois banale et comique, stéréotypée, comme une publicité. Une image commune qui réunit l’enfant et l’adulte, qui montre que la situation s’est bloquée.
            • Une grosse perruque ridicule comme une fausse personnalité
            • Un champion de tennis déclare «  je déteste le tennis » : l’image drôle et tragique d’une vie ratée, de la frustration, de la rancœur, de l’absurdité.
            • Un entraînement qui repose sur la répétition des mêmes gestes, sur des cadences trop rapides, sur une mécanisation du corps.

            • Un père qui se place toujours face à l’un de ses fils, qui le fixe, qui ne voit littéralement pas l’autre, qui ne l’entend pas : un concentré de favoritisme. Un père infantile, qui pousse à fond son jouet.
            • Deux comédiens qui incarnent toutes les personnes avec lesquelles André est en contact : son père, son frère, son entraîneur, sa fiancée, comme si le monde entier était limité pour lui, comme si son horizon était limité.
            • Un champion qui joue un match sur scène  sans adversaire : l’image d’une vie solitaire, d’une énergie dépensée pour rien.
            • Des balles de tennis tombent du ciel et disent le poids écrasant du tennis, résument une vie passée à taper dans des balles, des centaines de balles. Elles tombent et demeurent immobiles car tout s’arrête avec ce dernier match
            • Un tennisman est contraint d’adopter une position physique intenable, une position qui est censée être « la sienne », qui est censée être naturelle alors qu’elle est une torture grotesque, qu’elle malmène son corps
            • Deux hommes obligent un troisième à répéter « Je m’appelle André Agassi » jusqu’à l’absurde, lui imposent de penser à quelque chose puis à rien pour obtenir une expression particulière, comme un directeur d’acteur qui donnerait des indications ridicules à un comédien. (Samanta, Paule, Yann, Rose, Perla, Hugo, Sabrina, Nathan, Katarzyna, Milena, Idir, Gabriel, Marianne, Léna, Juliette, Suzanne, Mattéo, Damon, Jenny, Joy, Damien, Marie, Louise).
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