Collège Lycée Montaigne Paris Ministère éducation nationale
      • Le 07/10/2015
      • LA BOURSE OU LA VIE : Le Faiseur (Balzac/E. Demarcy-Mota/Théâtre de la Ville)

          • BALZAC : Le Faiseur, mise en scène Emmanuel Demarcy-Mota

            Théâtre de la Ville

            Regards sur la mise en scène

             

            OUVERTURE

            Emma : Au tout début, il y a une tirade sur la dette, tirée d'un essai de Balzac : cela donne un avant-goût de la pièce et cela résonne fortement avec notre époque.

             

            LES COURS DE LA BOURSE SUR UN PLATEAU

            Louison : Le plateau était divisé en plusieurs parties, il se penchait, créait des pentes et faisait glisser les personnages : leur chute symbolise leurs difficultés.

            Nathanaël : Ce plateau en trois tranches mobiles était comme un rubik’s cube, ou un labyrinthe, il symbolisait la complexité de la situation.

            Lili : Les personnages qui parviennent à  rester en hauteur montrent leur supériorité.

            Simon : Cela crée une hiérarchie très nette entre les personnages.

            Théo : Mercadet est comme un funambule qui marcherait en équilibre sur un fil, sur une crête.

            Juliette : Ces lignes brisées, obliques, dessinent les cours de la bourse sur le plateau.

            Anaëlle : Au début de la pièce, les meubles sont recouverts de draps, comme si les huissiers allaient arriver, comme si quelqu'un était mort, comme si la maison était  l'abandon.

            Nathanaël : Les meubles vont être emportés car Mercadet est tout le temps en sursis.

             

            DES PERSONNAGES A LA FOIS COMIQUES ET INQUIETANTS

            Hélène : Julie portait un costume bleu et blanc, elle avait des cheveux blonds comme Alice au Pays des Merveilles.

            Francheska : Ce costume bleu ciel que porte Julie est enfantin, elle apparaît au début comme une jeune fille pure.

            Moumina : Mais elle joue de la guitare électrique, c'est une rebelle. Cela contraste avec le côté « fille sage » de sa peinture sur porcelaine.

            Moumina : Elle porte des converse brillantes : cela crée un contraste avec sa robe bleue sage, elle a un côté rock.

            Ines : Lorsque Michonin et Julie se retrouvent seuls pour « faire connaissance », Julie enlève sa culotte et se place sur une table invitant Michonin à lui faire l'amour, Michonin baisse son pantalon : la scène est rapide, il n'y a aucun désir entre eux, et encore moins d'amour, la scène est très crue, brutalement sexuelle, comme une scène de prostitution : Julie n’est pas naïve, elle sait qu’on la marie pour de l'argent et elle le montre. La scène est également grotesque par son incongruité.

            Théo : Madame Mercadet semble ivre, elle veut oublier la situation.

            Samia : Mercadet ne lui accorde pas d'attention, elle s'ennuie et se noie dans l'alcool.

            Simon : A la fin de la pièce, Verdelin casse un vase avec un club de golf : c'est un homme riche, qui devient violent lorsqu'il s'agit d'argent.

            Liway : Le costume de La Brive était rouge, il avait quelque chose de maléfique. Nathanaël : la Brive a quelque chose de punk.

            Sophie : Madame Mercadet est habillée d'un pyjama de soie, porte des bijoux et semble encore prise par l'ivresse : elle symbolise une vie de luxe et d'excès.

            Juliette : De la Brive sort par une trappe, il est entouré de fumée, comme une apparition diabolique, une sorte de Jack l'éventreur.

            Antoine : Au début et à la fin de la pièce, Brédif apparaît comme un monsieur Loyal qui présenterait et clôturerait l'action.

            Anne : Minard tombait sans cesse, son corps était nerveux, crispé, il faisait des gestes convulsifs, il est comme écrasé par la puissance de Mercadet.

            Hugo : Verdelin est présenté comme une menace dans la mise en scène : il entre sur une musique menaçante, dans une lumière inquiétante.

            Anne : Mercadet, sa fille et sa femme sont assis à un moment sur un canapé, cela donne l'image d'une famille malgré tout. Julie est encadrée par ses deux parents, elle ne peut pas s'échapper.

            Nathanaël : Un couple de créanciers apparaît toujours ensemble, ils se complètent de manière grotesque, un grand et un petit, sortes de Laurell et Hardy.

            Danaé : A la fin de la pièce, Mercadet a la chemise qui sort du pantalon : il sombre dans une forme de folie, d'agitation désespérée.

            Mona : Les personnages masculins avaient la figure blafarde, cela donnait quelque chose de sombre à la pièce, de macabre.

            Yann : Les costumes sont contemporains, c'est une manière d'inclure la société actuelle dans la critique.

             

            UNE ENERGIE ROCK

            Ornella : J'ai entendu « Money Money » de ABBA, ça apportait une dynamique, quelque chose de moderne et ça mettait clairement l'argent au premier plan, mais avec humour.

            Théo : A certains moments, des sons de basse ou d'infrabasse contribuaient à cette atmosphère tendue, comme dans un film d'horreur.

            Antoine : Lorsqu'ils chantaient, les comédiens étaient éclairés de derrière comme dans un vrai concert...

            Aurianne : Les chansons font penser à une comédie musicale, elles introduisent une forme de légèreté tout en introduisant des contrastes : une musique énergique et une lumière bleue, sombre,

            Samia : Tous les personnages se rassemblent sur le plateau, dans cette lumière bleue, séparés de Mercadet qui est éclairé par une lumière blanche : il est séparé de ce groupe, à la fois mis en valeur et isolé comme un combat inégal.

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