Collège Lycée Montaigne Paris Ministère éducation nationale
      • Le 23/12/2018
      • LA REUNIFICATION DES DEUX COREES (J. Pommera/Jacques Vincey/MC93)

          • LA REUNIFICATION DES DEUX COREES (Jacques VINCEY)

             

            On voit un plateau central, bleu. En fond de scène se trouvent des chaises où sont installés les comédiens en attente. Ils se trouvent face à nous. Quelquefois, les comédiens jouent en dehors du plateau central. Cela construit une forme d’authenticité, on a l’impression qu’on passe du jeu à la vie réelle. (Grégoire)

            Lorsqu’on arrive dans la salle, les comédiens sont sur le plateau, mais dans l’obscurité, on les distingue mal. C’est une présence un peu floue. Dans le décor, on voit un musicien placé en hauteur, à cour, au lointain. Il est éclairé par une petite lueur et intervient à plusieurs moments. (Youna)

            A la fin de la scène « Valeur », la prostituée se met à chanter. Les autres comédiens la rejoignent par le chant. Puis tout le monde se met à danser. A la fin de cette pièce qui met en scène des solitudes, des rapports âpres, des amours qui prennent fin, on nous propose une image d’unité, de communion, de tendresse (Léa, Jade, Alice)

             

            Comme il s’agit d’un enchaînement de saynètes, il faut trouver un espace propice. Jacques Vincey a mis en évidence le fait qu’il s’agit de jeu théâtral : le caractère théâtral est exhibé. En effet, entre chaque scène, on voit les comédiens changer de costume, sortir de scène, monter sur scène, installer les chaises (Jade)

            La scénographie n’est pas réaliste : il y a juste quelques chaises. On est dans la situation concrète de la répétition. (Jade)

            Le metteur en scène ne cherche pas l’illusion entre les scènes, il montre la fabrique du théâtre. En revanche, pendant les scènes, on y « croit » en raison de la qualité de jeu : adresse, écoute, justesse, engagement. (Alice)

            Les costumes, les accessoires forment deux tas qu’on pouvait voir de part et d’autre de la scène. Peu à peu ces tas disparaissent car les comédiens ont utilisé les costumes. Cela fonctionne comme une sorte de compte à rebours. Ils ôtent leurs habits en les laissant au sol, en désordre. (Youna)

             

            Dans la scène « Attente », l’homme et la femme s’approchent  l’un de l’autre et se tiennent le visage mutuellement au niveau des oreilles, en un geste de tendresse, mais aussi pour se boucher les oreilles et ne pas entendre les soupirs de plaisir de leurs conjoints. (Alice)

            Dans «Amitié », un fond sonore augmente petit à petit. Au départ, on entend le son d’un ukulélé, comme sous les tropiques, puis on entend le grondement de l’orage, proportionnellement à la montée de la tension entre les deux hommes. Puis la foudre. Cela s’accompagne de projections d’éclairs. Un climat sonore est créé qui accompagne la scène. (Jade)

             

             

             

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