Collège Lycée Montaigne Paris Ministère éducation nationale
      • Le 20/02/2019
      • LIGNE DE FAILLE : LA REUNIFICATION DES DEUX COREES (J. Pommerat / Théâtre des Amandiers)

          • Dans La Réunification des deux Corées, l’espace est créé par la lumière. La première scène, celle du divorce, est traitée comme un interrogatoire : la femme a la lumière dans la figure. Au sol, on voit un damier créé par la lumière : cette forme évoque un échiquier, et donc les rapports de force, l’envie de prendre l’avantage sur l’autre (Joachim, Alice)

             

            La pièce parle des relations humaines : amoureuses, affectives, amicales, filiales ; la pièce est donc en lien avec l’amour, le désamour, la crise de l’amour, de rupture. (Grégoire, Clara)

            Le public est divisé en deux parties qui se font face et au milieu de nous se trouve le plateau. C’est un dispositif  bifrontal qui permet de mettre en valeur à la fois l’espace du plateau et les comédiens. Les spectateurs sont surélevés, notre regard plonge sur les comédiens. (Léa) Ce dispositif nous oblige à prendre parti : on a une préférence pour un personnage comme dans un stade ou un terrain de tennis. Le dispositif souligne l’idée de conflit, d’affrontement (Antoine, Clara)

            Voir l’autre partie du public permet également de voir comment ils réagissent et de comprendre que la pièce aborde des questions de société qui nous concernent tous. (Grégoire)

            Cela crée une situation de voyeurisme : il y a peu de décor, les comédiens sont exhibés, leur jeu est très juste, ils sont proches de nous. (Grégoire)

            Les spectateurs sont face à face comme deux camps : le fait d’être placé à tel ou tel endroit nous conduit à voir des visions différentes de l’action (youna). Cela nous invite à prendre parti pour le personnage qui est face à nous. Cela nous rappelle que dans tout conflit amoureux, chacun a raison de son point de vue (Grégoire, Youna)

            Les spectateurs sont très visibles, ils sont une partie du décor. On a envie de savoir ce que les autres spectateurs pensent de la situation. (Antoine)

            Le placement est libre : on est conduits à choisir notre camp. (Clara) Le titre résonne avec la scène « mémoire » : nous sommes la Corée coupée en deux. 

            Dans la scène « mémoire » les deux comédiens marchent très vite ce qui renforce l’idée d’un match  (de tennis) car on regarde tout le temps à droite et à gauche, ça augmente la tension car le rythme est fortement accéléré. Comme les comédiens font des allers et retours cela montre que leur quotidien dans la maladie est répétitif. Ça forme une sorte de boucle. (Clara, Antoine ,Grégoire)

            Dans la scène «  fête foraine » pendant un certain moment on peut observer deux hommes en train de conduire des auto-tamponneuses, pendant que deux femmes dansent sur le coté. Cette situation interroge sur la liberté des deux sexes dans les relations. Les auto-tamponneuses peuvent jouer sur le mouvement des relations amoureuses (comme une sorte de parade nuptiale).  (Grégoire ,Léa , Yannick)

            Dans certaines scènes on peut voir des personnages muets mais avec une grande prestance. Dans la scène du soldat  on peut voir dans le fond le fils, alors qu’il est concerné par le conflit, ce qui ajoute un effet tragique ou qui interroge sur la place de spectateur du conflit. ( Clara, Yannick , Grégoire)

            Il y a une grande utilisation du hors scène ( ménage) on peut encore entendre les conversations alors que les comédiens sont déjà sortis ou encore dans la scène où un homme et une femme attendent leurs conjoints, on entend le bruit d’ébats amoureux ce qui crée une gêne.(Clara)

             

            La lumière est souvent faible, on voit mal les visages, on ne voit pas leur regard. Cela crée une ambiance un peu triste, étrange. (Jade)

            Quand nous avions lu le texte la première fois, nous avons beaucoup ri, en le jouant également. Dans la mise en scène de Jacques Vincey, on rit également souvent. Alors que dans la mise en scène de J. Pommerat, l’atmosphère est très sombre, on en ressort assez tristes, abattus. C’est lié à la fois aux lumières, au jeu, à la forme du plateau… (Alice)

             

             Quelle image de l’amour propose La Réunification des deux Corées ?

            En quoi la scénographie construit-elle le sens des relations qui unissent les personnages ?

            Comment la Réunification des deux Corées fait-elle naître le trouble ?

            Comment ce spectacle articule-t-il tragique et comique ?

            En quoi cette mise en scène souligne-t-elle la violence des relations ?

            Quel est le sens du dispositif bifrontal créé pour ce spectacle ?

            Comment la lumière est-elle créatrice de sens dans La Réunification ?

             

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