Collège Lycée Montaigne Paris Ministère éducation nationale
      • Le 19/12/2013
      • METTRE EN SCENE LE TRAC : Scènes de la vie d'un acteur (S. Delpeyrat)

          • Regards sur SCENES DE LA VIE D’UN ACTEUR de Scali Delpeyrat

            (Théâtre du Rond-Point, jeudi 7 novembre 2013)

            Option théâtre - Lycée Montaigne

            AVEC DEUX MURS ET UNE TABLE, FAIRE NAITRE DES IMAGES

            J’ai vu deux grands murs courbes qui sont une coulisse.

            Deux murs gris qui glissent lentement et forment une scène.

            Une table, un tabouret, des livres : la bibliothèque Sainte-Geneviève.

            Un lit qui ressemble à une table d’opération.

            Un feu d’artifice de lumières.

            Un comédien à l’étroit dans la coulisse.

            Un homme en habits du XVIIe siècle, en perruque, et un homme en caleçon !

            Un homme qui lit, qui crie, qui court autour du plateau, qui parle à sa perruque, qui apparaît perché en haut d’un mur, qui est saoul.

            Un homme qui fait la bête…

            Un homme qui dort, qui rêve.

            (Milena, Louise, Damien, Marie, Shahinèze, Nathan, Belinda, Arsène, Victoria, Oriane, Joy, Natacha)

             

            Photo : Giovanni Cittadini Cesi


            CE QUI RESTE DANS L’OREILLE…


            Le silence du trou noir lorsque le comédien entre en scène (Quincey)

            « Dans vingt minutes, dans vingt minutes, dans vingt minutes… » (Shahinèze)

            « Panique ! panique ! » (Marie), « Le vide ! le néant ! le noir ! » (Nathan), « Le trou, plus rien, un abysse, j’avais oublié mon texte » (Damien)

            « A droite, ce que je dis, à gauche, ce que je pense » (Belinda)

            « Tiens, le voilà qui revient comme un courant d’air chaud dans mon cerveau » (Arsène)

            LE PLAISIR

            De plonger dans le cerveau d’un comédien au travail (Oriane)

            Un cerveau qui semble imploser à la fin et s’éteindre en même temps que les lumières. (Arsène)

            De sentir que ce que vit le comédien est universel (Idir)

            De l’autodérision, de la capacité d’autodérision de l’auteur autant que de l’acteur (Arsène)

            De l’humour (Marie)

            De la théorie de la borne et de la limite ! (Victoria)

            Des questions que ça pose : Que reste-t-il des livres lus ? (Victoria) Et la confiance en soi, la conscience de nos limites, ça nous bloque ou ça nous fait avancer ? (Arsène)

            De la mise en scène du trac (Joy)

            D’avoir été touché par ce qu’il dit sur le frère : le deuil, la culpabilité (Arsène)

            D’avoir l’impression à la fin que nous étions dans le rêve d’un comédien, d’un comédien qui rêve qu’il est en scène (Joy)

          • acteur.jpg