Collège Lycée Montaigne Paris Ministère éducation nationale
      • Le 05/11/2019
      • POUR LES ÉLÈVES DE 1ÈRE 5 : LE ROUGE ET LE NOIR

          • RÉSUMÉ DU ROUGE ET LE NOIR PAR LA CLASSE DE 1ÈRE 5

             

             

            LIVRE PREMIER

            « Une petite ville » : Le narrateur nous présente la ville de Verrières, d’où vient Julien Sorel, en plaçant le lecteur dans la situation d’un voyageur visitant la ville. Verrières est présentée comme une paisible petite ville de province traversée par Le Doubs en Franche-Comté. Le narrateur fait référence au caractère de cette ville, c’est-à-dire à son architecture. Il nous présente ce qui fait la richesse de Verrières, les scies à bois, puis le maire, M. de Rênal, homme important qui a une belle fabrique de clous. Enfin, il présente la famille Sorel et notamment le vieux Sorel. Le père Sorel et M. de Rênal sont en « conflit » à cause de l’achat d’une usine. (I, 1, Louise)

            « Un maire ». Le narrateur décrit la promenade publique de Verrières longeant une colline au dessus du Doubs. Le maire y a fait construire un immense mur de soutènement. Ce mur haut de vingt pieds sert aussi de terrasse, que le narrateur compare à celle de Saint Germain en Laye. On apprend à la fin du chapitre, à travers un dialogue entre M. et Mme de Rênal que ce dernier redoute que M. Appert écrive un article sur les conditions de vie des prisonniers de Verrières. (I, 2, Orane)

            « Le Bien des pauvres ». M. Appert, venu de Paris, arrive à Verrières pour inspecter la prison et le dépôt du village. L’abbé Chélan, vieil homme de quatre-vingts ans en danger de destitution, dirige cette inspection. De son côté, M.de Rênal, maire de Verrières, décide d’engager Julien Sorel en tant que précepteur. En effet ce jeune prêtre permettra à ses enfants de progresser, notamment grâce à ses connaissances en latin, et lui apportera du prestige. Cependant, M. Valenod, directeur de dépôt de mendicité, est contre ce projet. En effet, ayant tenté de faire la cour à Mme de Rênal sans succès, il voit en Julien Sorel un adversaire dont il est jaloux. (I, 3, Camille A.)

            « Un père et un fils ». Le père Sorel et Monsieur de Rênal négocient l’engagement de Julien dans la scierie. Le montant de la transaction atteint les trois cents francs par an avec nourriture et habillement. Le père Sorel est impressionné par l’offre car il pense que son fils est un incapable. Julien, qui est faible et de taille mince, est physiquement très différent de ses frères, véritables géants. Les frères obéissent aux ordres du père tandis que Julien désobéit : l’opposition entre eux est donc totale. Le père Sorel n’aime pas son fils, il ne cesse de le gronder, et il le jalouse car son fils sait lire tandis qu’il est analphabète. Frappé par son père, Julien laisse tomber son livre, le Mémorial de Sainte-Hélène, ouvrage consacré à Napoléon, auquel il est très attaché. (I, 4, Alexandre)

            « Une négociation ». Le père de Julien lui apprend qu’il va devoir aller travailler chez Monsieur de Rênal. Julien, qui ne veut pas être traité comme un domestique, pense à fuir à Besançon où il s’engagerait dans comme soldat. Il puise cette répugnance dans les Confessions de Rousseau. Le père de Julien fait du chantage à Monsieur de Rênal, en lui demandant plus d’argent sous la menace d’aller voir ailleurs. L’accord conclu, Julien se rend au « château » des Rênal, mais en passant par l’église il découvre un morceau de papier imprimé qui rapporte les détails de l'exécution de Louis Jenrel, dont le nom rime avec le sien, à Besançon. Madame de Rênal se fait l’image la plus désagréable du futur précepteur de ses enfants, elle pense qu’il est grossier et qu’il fouettera ses fils. (I, 5, Catherine)

            « L’Ennui ». Madame de Rênal rencontre Julien Sorel pour la première fois. Elle le prend d’abord pour une fille, puis voit en lui un jeune enfant fragile ; elle remarque sa beauté. Julien est lui aussi frappé par la beauté de cette femme. Il se présente comme étant le nouveau précepteur de ses enfants. Elle est ravie de cette annonce car elle redoutait un homme brutal et sévère, et s’étonne qu’un jeune paysan sache parler et enseigner le latin. Monsieur de Rênal l’emmène chez le tailleur puis le présente à ses enfants qui l’apprécient aussitôt. (I, 6, Flavio)

            « Les Affinités électives ». Julien bien qu'adoré en tant que précepteur par les enfants, éprouve une haine pour tous ceux qui l’entourent. Autour de lui naît la jalousie : d’abord celle de ses frères qui le battent au point de le laisser évanoui et tout sanglant ; ensuite chez un des valets en raison des sentiments amoureux qu’éprouve Elisa, la femme de chambre, pour Julien ; enfin chez M. Valenod qui n’est pas indifférent à Mme de Rênal et qui n’apprécie pas qu’elle s’attache de plus en plus à Julien. En effet, au cours d’une promenade celle-ci se rapproche de Julien jusqu’à l’appeler «mon ami». Mme de Rênal, touchée par la pauvreté du jeune précepteur lui propose d’enrichir sa garde robe. Julien le prend très mal : c’est pour lui une marque d’humiliation. Sidérée par sa réaction, Mme de Rênal en reste tremblante. Elle se tourne vers son mari : celui-ci propose cent francs à Julien qui, à la grande surprise de Mme de Rênal, les accepte. Julien découvre la librairie, c’est une révélation pour lui. Il manigance alors un plan pour que M. de Rênal lui prenne un abonnement. Mme de Rênal est décrite comme une femme très naïve. (I, 7, Dorian)

            « Petits événements ». Elisa, la femme de chambre, explique à l’abbé Chélan sa volonté d’épouser Julien. Lorsque l’abbé apprend que Julien ne veut pas se marier avec elle, il est très supris. En revanche, Madame de Rênal est prise d’une grande joie quand elle apprend la nouvelle. Au vu de sa réaction, Monsieur de Rênal commence à s’interroger sur les sentiments qu’elle pourrait ressentir pour Julien. Au printemps, Monsieur de Rênal emmène sa famille à la campagne, à Vergy. Madame Derville, la cousine de Mme de Rênal, les y rejoint. Un soir, alors que Julien, Mme Derville et Mme de Rênal sont ensemble Julien touche légèrement la main de Mme de Rênal, qu’elle retire aussitôt. Il se donne donc un défi : conquérir Madame de Rênal. (I, 8, Camille C)

            « Une soirée à la campagne ». Julien décide de séduire Mme de Rênal avant dix heures du soir. Il se lance un défi : ou il arrive à garder la main de cette femme dans la sienne ou il se suicide. Elle finit par céder. Mme Derville, l’amie de Mme de Rênal, se tient avec eux dans le jardin mais ne voit rien. Le lendemain, M. de Rênal décide de renouveler les paillasses dans les chambres. Julien, qui a caché un portrait de Napoléon sous son lit, supplie Mme de Rênal de lui sauver la vie en mettant le portrait en sureté, sans y jeter un œil. En effet, ce tableau pourrait mettre en péril sa réputation et son avenir. Elle se précipite par amour pour Julien, accablée de jalousie car elle pense que c’est le portrait d’une femme aimée par Julien ; quand il lui baise la main elle le rejette froidement. (I, 9, Milo)

            « Un grand coeur et une petite fortune ». Fou de colère Julien s’adresse à M. de Rênal de manière assez violente. M. de Rênal, pensant que Julien a reçu une offre meilleure chez ses concurrents, accepte de le payer 50 francs de plus par mois. De plus il lui laisse un cheval pour se rendre à Verrières rendre visite à M. Chélan. Durant le trajet Julien réfléchit beaucoup et révèle sa sensibilité face à la nature. (I, 10, Fabio)

            « Une soirée ». Julien se décide à prendre la main de madame de Rênal, mais cette fois ci en présence de son mari, ce qui la trouble encore plus ; elle est déchirée entre son amour naissant pour Julien et ses principes moraux : elle est mariée, mais ne peut s’empêcher de penser à Julien malgré tout. De son coté, Julien songe davantage à Napoléon qu’à madame de Rênal, qui représente pour lui un défi ; la conquête de Madame de Rênal est une guerre dont il doit remporter les batailles. Madame de Rênal, quant à elle, ne peut trouver le sommeil, effrayée à l’idée d’être infidèle à son mari ; elle passe une nuit agitée, au terme de laquelle elle décide de renoncer à son amour pour Julien. (I, 11, Daria)

            « Un voyage ». Après avoir obtenu trois jours de congé auprès de Monsieur de Rênal, Julien retarde son départ pour voir Madame de Rênal. Il est reçu froidement par elle, ce qui le pousse à se questionner sur lui-même. Il se sent humilié et regrette d’avoir retardé son départ. Il part chez son ami Fouqué et, en passant par la montagne, trouve une grotte dans laquelle il s’attarde et éprouve un grand sentiment de liberté. Il finit par arriver chez son ami qui lui propose de devenir son associé et d’assurer sa fortune. Julien refuse, il a de grands projets. (I, 12, Maria).

            « Les bas à jour ». Julien quitte Fouqué pour revenir à Verrières. Mme de Rênal est impatiente de le retrouver. Malade, elle assiste malgré tout au dîner et porte sa plus belle robe, ce qui attire les soupçons de Mme Derville sur sa passion. Mme de Rênal est inquiète à l’idée que son précepteur la quitte. Pendant la soirée, Julien prend la main de Mme de Rênal puis la relâche mais c’est alors Mme de Rênal qui la reprend et la serre encore plus fort. Julien comprend que Mme Derville se doute de la relation qui l’unit à Madame de Rênal. Quand les amants se retrouvent tous les deux, Mme de Rênal lui fait part de ses inquiétudes et Julien lui confirme qu’il est de son devoir de partir car l’amour qu’ils ressentent est un péché pour un jeune prêtre. Mme de Rênal décide de ne plus rien accorder à Julien. (I, 13, Safiya)

            « Les Ciseaux anglais ». Julien met en oeuvre une stratégie visant à prendre un baiser à Madame de Rênal. Julien presse le pied de Madame de Rênal qui, de peur, laisse tomber ses ciseaux sous les yeux de Monsieur de Mongiron, le sous-préfet. A Verrières, l’abbé Chélan, qui a été destitué et remplacé, déménage. Julien considère cela comme une injustice et écrit à Fouqué son indignation. (I, 14, Valentine).

            « Le Chant du coq ». Julien, tremblant, fait savoir à Madame de Rênal qu’il la rejoindra dans sa chambre à deux heures. Il doit lui dire quelque chose mais il s’agit surtout d’une sorte de défi pour lui. Madame de Rênal refuse, indignée de cette annonce. Julien part dans la chambre des enfants pour revenir s’asseoir au plus loin de Madame de Rênal. A l’heure fatale, Julien rassemble son courage et se dirige vers la chambre de Madame de Rênal. Son mari dort profondément et même si Julien n’a rien à lui dire, il se rend malgré tout vers sa chambre. En entrant dans la chambre, il adopte un rôle de séducteur et se jette à ses pieds, mais bientôt il fond en larmes à cause de la froideur de Madame de Rênal.  Cela attendrit Madame de Rênal qui se jette dans ses bras. Julien ne goûte pas pleinement au bonheur : il est attentif à jouer son rôle de séducteur. (I, 15, Eloane)

            « Le lendemain ». Mme de Rênal éprouve un profond sentiment d’amour envers Julien et ne peut pas s’empêcher de rougir lorsqu’elle croise son regard. Plusieurs contacts ont lieu entre Julien et elle ; elle brûle à l’idée de se retrouver seul avec son amant. Malgré tout, le fait que Julien ne lui prête pas assez d’attention et qu’une différence d’âge importante les sépare la rend incertaine. Un amour réciproque s’établit entre les amants et le sentiment d’amour de Julien évolue. Mme de Rênal est partagée, elle regrette de ne pas avoir connu Julien plus tôt. (I, 16, Adrian)

            « Le Premier adjoint ». Julien regrette l’époque de Napoléon qui permit à la jeunesse pauvre de s'élever. Grâce aux conseils de Madame de Rênal, il se forge une éducation aux bonnes manières de la haute société. Julien se rend compte qu'elle a été éduquée « dans le camp ennemi » mais avec le temps, il oublie quelque peu son ambition et vit de véritables moments de bonheur avec Mme de Rênal qui l'initie à l'amour. Mme de Rênal ne se lasse pas d'admirer l'avenir qu'elle entrevoit pour Julien. En parallèle ont lieu des intrigues pour la nomination du premier adjoint de Verrières ainsi que des réunions de la Loge maçonnique. (I, 17, Maïa)

            « Un roi à Verrières » Un monarque doit venir à Verrières. En son honneur, la petite ville prépare un défilé militaire. Mme de Rênal use de son influence pour obtenir pour Julien une place dans la Garde à cheval. Lors de la cérémonie, la présence de Julien parmi les gardes est remarquée. Julien doit aussi assister à la partie religieuse de la réception. En peu de temps, il court se changer pour revêtir l'habit ecclésiastique, afin de se trouver à la cérémonie de vénération des reliques de Saint Clément avec l’abbé Chélan. (I, 18, Myriem)

            « Penser fait souffrir ». Stanislas, le plus jeune fils de Mme de Rênal, tombe malade. Mme de Rênal pense que c’est une punition divine pour avoir aimé Julien. Elle lui dit de s’en aller mais elle ne supporte pas son absence. Julien décide de partir à Bray-le-haut pendant huit jours mais elle le rappelle au bout de deux jours. M de Rênal reçoit une lettre anonyme qui dénonce les relations entre Julien et sa femme. (I, 19, Mark)

            « Les Lettres anonymes ». Julien vient de comprendre que le Maire détient une lettre anonyme. Par prudence, il décide de dire à Madame de Rênal qu’il ne faut pas qu’ils se rejoignent. Malheureusement, Madame de Rênal tente de s’introduire dans sa chambre une dernière fois. Julien en a fermé la porte à clé. Aussitôt Madame de Rênal lui écrit une lettre dans laquelle elle explique un plan de défense contre la lettre anonyme (de Monsieur Valenod). Elle demande à Julien d’en écrire une à son époux, dont elle dicte les termes. Elle veut que Julien se retire à Verrières et fasse croire que Valenod veut l’engager comme précepteur pour rendre jaloux le Maire, qui le réengagera. Elle ne lui propose pas de partir définitivement car cela la rendrait trop malheureuse. (I, 20, Julia Koutcherenko)

            « Dialogue avec un maître ». Après avoir été démasqués et dénoncés par Elise, Madame de Rênal et Julien mettent en place une stratégie pour détourner les soupçons que M. de Rênal a sur Julien et pour les reporter sur Valenod. Madame de Rênal remet alors une fausse lettre anonyme à son mari dans laquelle on l'accuse d'avoir une relation avec Julien, et lui fait croire qu'elle est outrée par cette accusation. Afin d'être plus crédible aux yeux de son mari et de préserver sa réputation, elle demande de renvoyer Julien pendant quinze jours à Verrières. (I, 21, Julie)

            « Façons d'agir en 1830 ». A Verrières, Julien reçoit la visite de Maugiron le sous-préfet, qui lui propose un poste de précepteur à 800 francs. Julien s'empresse de demander conseil à M. de Rênal et fait confidence de la proposition à M. Valenod, le rival de M. de Rênal.  Invité à dîner chez Valenod, avec quelques notables libéraux, on lui demande de réciter par coeur la Bible en latin,  ce qu'il fait parfaitement. Son savoir provoque l'admiration de l'assistance. Après s'être retiré, Julien éprouve du mépris pour les bourgeois qui ne songent qu’à l’argent et au profit et manifeste des affinités avec le monde aristocratique des Rênal. Mme de Rênal et Julien se rencontrent à Verrières. Ce moment plein de passion est vite interrompu par l'air soupçonneux de M. de Rênal. M. Valenod mène des intrigues locales. (I, 22, Mila)

            « Les chagrins des grandes places ». Une adjudication du bail d’une maison appartenant au maire de Verrières, M. de Rênal, est organisée. Julien Sorel est considéré comme l’espion de Rênal. Lorsqu’il retourne chez les Rênal, un chanteur célèbre, le signor Géronimo, fait son apparition et raconte son parcours. Quelques mois plus tard, l’abbé Chélan convainc Julien de quitter Verrières pendant une année. Il décide de partir au séminaire dans la ville de Besançon pour préparer sa prêtrise. Mme de Rênal incite son mari à payer une pension au jeune précepteur mais ce dernier refuse par fierté. Trois jours après la discussion avec l’abbé, Julien décide de retourner à Verrières pour faire ses derniers adieux à Mme. de Rênal avant de s’en aller définitivement. (I, 23, Karima)

            « Une capitale ». Julien se rend pour la première fois à Besançon pour entrer au séminaire. Il profite de ses dernières heures de liberté pour visiter cette ville. Malgré sa timidité, il décide d'entrer dans un café, plus grand que ce qu’il a l’habitude de voir en province. Une serveuse, Amanda Binet, se rend compte de la timidité du jeune homme et va le voir, restant un peu avec lui pour discuter. Elle lui propose de revenir le lendemain matin, lorsqu’elle sera seule. Julien lui demande si elle peut garder un paquet et celle-ci lui propose de l’envoyer à l’adresse qu’elle lui indique. Julien se met à lui réciter certains textes traitant d’amour. Cependant, un amant d’Amanda entre dans le bar et jette des regards mauvais sur Julien. Amanda calme Julien et lui conseille de baisser les yeux. Il finit par obéir mais garde une grande rancœur envers son comportement de lâche. Pendant son errance, une femme lui propose de déposer ses affaires dans son auberge, contre rémunération. Elle lui donne même des provisions avant qu’il ne se rende au séminaire. (I, 24, Sébastien)

            « Le séminaire ». Julien entre au séminaire à Besançon. Il est tout d’abord accompagné dans le bureau de l’abbé Pirard, son directeur. Impressionné par l’atmosphère d’un lieu dans lequel il n’avait jamais eu l’occasion d’entrer, il se trouve mal et perd connaissance. Lorsqu’il recouvre ses esprits, il peut s’entretenir avec l’abbé qui lui lit la lettre de recommandation rédigée par l’abbé Chélan. Julien suit une conversation en latin durant laquelle l’abbé Pirard l’interroge sur son éducation théologique. Après trois heures d’entretien, Julien est conduit à sa chambre dont la vue donne sur la campagne. (I, 25, Manon)

            « Le Monde ». Julien se trouve mêlé aux 320 séminaristes du séminaire de Besançon qui se préparent à la prêtrise. Il choisit comme confesseur l’austère abbé Pirard, un janséniste. Ce dernier intercepte des lettres d’amour envoyée à Julien de Dijon. Madame de Rênal reçoit la visite de Fouqué et lui apprend qu’elle est devenue dévote et qu’elle vient se confesser à Besançon. Julien n’est pas aimé des autres séminaristes en raison de son intelligence et de son assiduité au travail. Il devient hypocrite pour regagner leur sympathie. Il est espionné par l’abbé Castanède, un jésuite, qui fait fouiller sa cellule. On y trouve une carte comportant l’adresse de la serveuse Amanda Binet. Par bonheur, l’abbé Pirard le protège et le met en garde. (I, 26, Antonin)

            « Première expérience de la vie ». La vie au séminaire est une véritable épreuve pour Julien Sorel, c’est l’une des périodes les plus détestables de sa vie. Il est en proie au dégout et au découragement ; il n’apprécie pas du tout l’environnement hypocrite et la concurrence malsaine qui l’entoure. Il est différent des autres élèves du séminaire, ce qui engendre de la haine envers lui. Il est surnommé par moquerie Martin Luther (père du protestantisme, c’est-à-dire qu’il est considéré comme un mauvais catholique, un homme qui critique sa propre religion), il est isolé et menacé. L’Eglise est l’objet de critiques de la part du narrateur qui dénonce sa corruption. (I, 27, Elora)

            « Une procession ». Pour préparer la célébration de la Fête-Dieu, Julien est appelé par l’abbé Pirard pour aider l’abbé Chas à décorer la cathédrale en accrochant aux piliers un beau velours de fête. L’abbé Chas fait son éloge en lui disant que jamais le damas rouge n’a été aussi bien posé, que Julien est un très bon travailleur, mais il dit également qu’il ne sera jamais un bon prêtre ni un bon administrateur. L’abbé Chas et Julien se partagent ensuite l’église pour la surveiller contre les voleurs. Le jeune homme, marchant dans l’église déserte, découvre Mme Derville, accompagnée de Mme de Rênal, qui s'évanouit à sa vue. Julien, perturbé par cette rencontre au point de ne plus pouvoir tenir debout, passe la procession caché par l’abbé. (I, 28, Pénélope P).

            « Le Premier avancement » (I, 29, Prune)

            « Un ambitieux ». Le marquis de la Mole propose à l’abbé Pirard de devenir son secrétaire. L’abbé refuse cette offre mais lui propose une alternative : engager Julien Sorel. Le marquis accepte et Julien reçoit une lettre lui demandant de se rendre à Paris. Le soir même, Julien se trouve chez son ami Fouqué, qui n’est pas vraiment ravi de sa promotion. Le lendemain, il se rend à Verrières pour voir l’abbé Chélan qui lui donne l’ordre de quitter Verrières sans voir personne. Julien ne l’écoute pas et se rend chez les Rênal. Il escalade la façade grâce à une échelle qu’il a achetée à un contrebandier puis se dirige sous la fenêtre de Madame de Rênal. Après avoir hésité, il entre dans la chambre. Madame de Rênal le repousse mais elle finit par lui raconter ce qu’a été sa vie depuis qu’il était parti. Julien fait aussi le récit de sa vie et alors qu’il s’apprête à partir, Madame de Rênal lui propose de dormir sans sa chambre et même d’y rester pendant la journée. Pendant qu’ils soupent, M. de Rênal qui était parti au casino vient secouer violemment la porte. Julien se glisse sous le lit, et M. de Rênal ne s’aperçoit pas de sa présence. Mais peu de temps après, le mari revient en criant en voleur. Julien doit sauter par la fenêtre, des balles de fusils le frôlent. Il prend la direction de Paris. (I, 30, Ruben)

             

             

             

            LIVRE SECOND

            « Les Plaisirs de la campagne ». (II, 1, ?)

            « Entrée dans le monde ». Julien s’élève dans la société et découvre les habitudes des gens de la haute société. Il retrouve dans les salons de l’hôtel de la Mole des personnes qu’il a croisées en certaines circonstances comme le jeune évêque d’Agde. Julien observe le marquis de la Mole pour s’en faire une idée. C’est un homme intelligent, observateur, et admirable en tout point. Julien se fait progressivement sa place avec sa maîtrise du latin et son intelligence. La société de l’hôtel de la Mole constate qu’il maîtrise parfaitement les auteurs de l’Antiquité (comme Horace, Martial, Tacite) mais qu’il ignore les auteurs modernes (comme Byron). (II, 2, Alexandre)

            « Les Premiers pas ». Julien croise les enfants du Marquis de la Mole, Mathilde et Norbert dans la bibliothèque du marquis. Il copie des lettres pendant que Mathilde cherche un livre de Voltaire et Norbert apparaît pour lire un journal. Il propose à Julien d’aller faire une promenade à cheval ensemble avant le dîner. Julien tombe du cheval lors de la promenade, mais lorsqu’il raconte devant la famille du marquis l’anecdote il réussit à mettre à l’aise ses auditeurs sur son infortune. Norbert lui apprend à mieux monter à cheval et tisse des liens amicaux avec lui. Pourtant, même si Julien finit par faire bonne impression et par apprécier la bonté de cette famille, il se sent isolé et peu habitué à leurs usages singuliers. (II, 3, Martina)

            « L’Hôtel de la Môle ». Plus par expérience que pour montrer Julien aux grands de la société,  le marquis de la Mole souhaite qu’il soit présent aux dîners qui sont donnés dans son salon. Sa femme s’y oppose mais Julien restant finalement très discret et parlant peu ne va susciter de l’intérêt que par son visage étranger. Paraissant naïf, Julien profite de ses soirées pour s’instruire sur ce beau monde et s’intégrer. Mlle de la Mole, la fille du marquis, va surprendre Julien conversant avec l’abbé Pirard pendant qu’il lui exprime l’ennui et le ridicule qu’il trouve à ces salons où ni les personnes ni les discussions ne lui paraissent avoir d’intérêt. Cela attire l’attention de Mathilde sur Julien. (II, 4, Pénélope Z).

            « La Sensibilité et une grande Dame dévote ». Julien continue à suivre des cours au séminaire. Il s’entraîne à faire du cheval et il est considéré comme l'un des élèves les plus distingués du cours de théologie. Les sentiments de M. de la Mole envers Julien évoluent, le marquis lui fait de plus en plus confiance et en profite pour lui donner des tâches difficiles. Mme de la Mole se moque quelquefois de Julien et celui-ci semble découvrir son secret : elle rêve de marier sa fille Mathilde au baron de La Joumate. Toutefois Julien se sent parfois seul, et est en proie à un ennui mortel. Il ressent souvent une envie de pleurer en fin de journée et commet un millier de gaucheries dues à sa sensibilité folle.  (II, 5, Liza)

            « Manière de prononcer ». Julien Sorel qui se fait insulter par un homme dans un café parisien. Plus tard, on apprend que cet homme est M. de Beauvoisis. Julien décide de le défier en duel, se rend chez lui et est reçu par un homme aimable et riche qui n’est manifestement pas son homme. En sortant, il découvre que le cochet du Chevalier de Beauvoisis s’est fait passer pour lui, et il le roue de coups. Le Chevalier de Beauvoisis le défie alors en duel. Les deux hommes vont pour trouver un endroit calme pour leur combat et ils finissent par aller à l’opéra ensemble où Julien est présenté par M. de Beauvoisis à un chanteur, Géronimo. M. de Beauvoisis, par honte de dire qu’il s’est battu contre un fils de charpentier ment en disant que Julien est le fils naturel d’un riche gentilhomme de Franche-Comté, ami intime de M. de la Mole. (II, 6, Louise)

            « Une attaque de goutte ». Le marquis de La Mole offre à Julien un habit bleu puis l'envoie en Angleterre. Quand il revient, Le marquis lui offre une croix. Ce cadeau lui vaut la visite de Valenod, le nouveau maire de Verrières, qui désire se faire présenter au Marquis de la Mole. (II, 7, Orane)

            « Quelle est la décoration qui distingue ? ». Julien assiste au bal de M. de Retz sur la demande de mademoiselle de La Mole et de son frère, le comte Norbert. En arrivant, Julien est impressionné par la beauté de l’hôtel et de la fête qui s’y tient. Il assiste à quelques discussions à propos de la beauté des femmes présentes au bal dont Mathilde de La Mole est la reine. Cette dernière discute avec le comte Altamira, conspirateur libéral, sur la peine de mort et en conclut que c’est la seule grandeur qui ne s’achète pas. Elle s’attarde également sur le comte Croisenois qu’elle doit épouser. En effet, malgré ses bonnes manières, sa politesse et son statut de comte, elle le trouve ennuyeux ce qui lui fait douter sur son possible mariage. A l’inverse, elle trouve Julien Sorel singulier par rapport aux hommes qu’elle côtoie quotidiennement tels que Caylus ou encore Luz. (II, 8, Camille A)

            « Le Bal ». Julien découvre au bal la richesse et le luxe des soirées parisiennes. La fête a lieu dans l’hôtel particulier de Monsieur de Retz. Mathilde est considérée comme la plus belle femme de la soirée, elle en est la reine incontestée. Julien discute avec Altamira, un conspirateur libéral condamné à mort. Ils évoquent les philosophes des Lumières et les révolutionnaires, en particulier Danton. Mathilde s’ennuie au bal et désir s’entretenir avec Julien. Ils échangent des regards. (II, 9, Alexandre)

            « La Reine Marguerite ». Après un dîner où Julien a vu Mathilde en habit de deuil, un académicien lui raconte alors les raisons de ce comportement. En effet le 30 avril 1574, Boniface de La Mole eut la tête tranchée en place de Grève. Ce qui a le plus touché Mathilde dans cette catastrophe et le fait que la reine Marguerite de Navarre avait demandé au bourreau la tête de son amant, et que la nuit suivante elle alla enterrer sa tête elle-même dans une chapelle. Julien se pose des questions sur Mathilde : Suis-je un fat, ou serait-il vrai qu’elle a du goût pour moi ? Il serait plaisant qu’elle m’aimât ! Mais non, je suis fou, ou elle me fait la cour. » Il se donne alors un objectif “ Je l’aurais, je m’en irai ensuite et malheur à qui me troublera dans ma fuite “ et cette idée devient l’unique affaire de Julien. (II, 10, Catherine)

            « L’Empire d’une jeune fille ». Mathilde est ennuyée par les prétendants qui la courtisent. Elle prend du plaisir et de l’intérêt à la compagnie de Julien. Elle est si heureuse d’être avec lui qu’elle se demande si elle n’éprouve pas de l’amour pour lui. Elle finit par se convaincre qu’elle éprouve pour lui une vraie passion. (II, 11, Flavio)

            « Serait-ce un Danton ? » Mathilde se rend compte qu’elle éprouve de l’amour pour Julien. Le marquis de Croisenois et le frère de Mademoiselle de la Mole l’invitent à se méfier de Julien. MM de Caylus, de Croisenois, de Luz et son frère reprochent unanimement à Julien son air humble et hypocrite. Seul le père respecte Julien. Quant à Mademoiselle de la Mole, elle le défend. Julien ne comprend pas les longs regards que Mathilde lui adresse : s’agit-il d’amour ou de sang froid ou encore de méchanceté ? Après dîner, Julien s’approche du groupe de Mathilde, il entend deux fois son nom prononcé et lorsqu’il apparaît, un silence profond s’établit. Devant la froideur de MM. de Caylus, de Croisenois, de Luz et un de leurs amis, Julien préfère s’éloigner. (II, 12, Dorian)

            « Un complot ». Le lendemain, quand il aperçoit Norbert et sa soeur, il commence à soupçonner qu’ils se moquent de lui. Julien surprend Mathilde qui lit des oeuvres de Voltaire en cachette, un auteur très mal vu dans son milieu aristocratique et dévot. Julien décide de partir secrètement dans le Languedoc mais Mathilde apprend son projet. Il reçoit durant son séjour une lettre d’amour de Mathilde, ce qui flatte son orgueil. Il envoie cette lettre à son ami Fouqué, dissimulée dans une Bible, afin d’avoir une preuve de cet amour à montrer au cas où on chercherait à se moquer de lui. Il répond à Mathilde ivre de bonheur. (II, 13, Camille C)

            « Pensées d’une jeune fille ». Durant ce chapitre, Mathilde se questionne quant à l’amour qu’elle porte à Julien. Chez elle, l’orgueil le dispute aux sentiments. Elle voit en Julie un homme qui se différencie des autres, pour son courage, sa force de caractère et sa profondeur d’esprit. Elle le met au-dessus des hommes de haut rang social, qu’elle trouve très conformistes, alors qu’il a une origine modeste. Plus tard, il y a un échange de lettres entre les deux personnages : Julien, qui se montre vaniteux, simule son départ, pour voir ce qui se passe dans la tête de Mathilde. Elle tente de l’en empêcher. Au bout de plusieurs lettres, Mathilde supplie Julien de la retrouver dans sa chambre pendant la nuit, avant son départ. (II, 14, Milo)

            « Est-ce un complot ? » Julien se méfie, il croit qu’un ennemi lui tend un piège. Il décide de ne pas répondre, et de partir en voyage. Mais il hésite et cache les lettres de Mathilde. Avant d'agir, il écrit un justificatif de son comportement qu’il envoie à Fouqué, pour qu’il le publie en cas d'accident. Au dîner Julien a peur de ce qu’il peut se passer. Plus tard, il vérifie l'échelle, et fait la comparaison avec l'épisode semblable de Verrières : à ce moment-là, il était sûr des intentions de Mme de Rênal. (II, 15, Fabio)

            « Une heure du matin ». En pleine nuit, Julien accède à la chambre de Mathilde, qui commence par repousser ses avances. Elle demande à Julien de renvoyer l’échelle pour ne pas casser les vitres du salon ou de l’entresol. Julien et Mathilde sont embarrassés de la situation, celle ci réclame ses lettres à Julien. Il lui explique les précautions qu’il a prises, Mathilde ne le repousse plus qu’à moitié et se met à le tutoyer. Après quelques hésitations, Mathilde cède aux avances de Julien, (plus par sentiment de devoir que par amour) qui lui, éprouve plus de satisfaction que de bonheur. À l’issue de cette nuit, Julien est plus étonné qu’heureux et Mathilde s’interroge sur ses sentiments pour Julien, qu’elle n’est pas certaine d’aimer. (II, 16, Daria)

            « Une vieille épée ». Julien est contrarié car Mathilde ne lui prête aucune attention, elle agit comme s’il n’était pas là. Julien décide de la suivre pour aller lui parler. Mathilde l’évite car elle a peur qu’il ne révèle leur secret et ne nuise à sa réputation. Il la suit donc jusqu’à la salle de billard. Une fois seuls, Mathilde lui explique les raisons de son agacement : elle regrette de s’être donnée « au premier venu ». De rage, Julien s’empare d’une épée et manque de tuer Mathilde. Il se reprend, lui jure de garder le secret et la quitte. Durant les jours qui suivent cette discussion, Julien devient fou et s’avoue ses sentiments pour elle. Il décide de partir pour le Languedoc, se rend dans le bureau de Monsieur de La Mole où il trouve Mathilde. Une nouvelle altercation a lieu. Mathilde s’enfuit et le marquis arrive. Le marquis lui demande de rester, Julien ne dit pas un mot et s’enferme dans sa chambre. (II, 17, Maria)

            « Moments cruels ». Mlle de La Mole exerce une sorte de vengeance sur Julien Sorel, en se confiant précisément sur ses anciennes conquêtes amoureuses ce qui attise la jalousie de Julien. Après tous ces récits amoureux et la souffrance que cela inspirait à Julien, elle se permet de l’aimer. Mais Julien ne peut résister à la tentation de dire son amour à Mathilde, ce qui provoque l’éloignement de Mlle de La Mole. Julien le comprend et décide de ne plus la regarder ni lui parler, malgré la souffrance que cela lui coûte. (II, 18, Safiya)

            « L’Opéra bouffe ». Mathilde songe sans cesse à Julien, elle dessine son portrait sans réaliser elle-même ce qu’elle fait, toutes ses pensées vont vers lui. Elle connaît ensuite un moment d’amour véritable, et non d’amour de tête. Julien, quant à lui, a le sentiment d’être une victime et songe au suicide. Une nuit, il décide de prendre une échelle et de monter à la fenêtre de Mathilde. Mathilde se proclame sa servante et se soumet à lui dans un moment de passion. Le lendemain, elle regrette son geste et considère que Julien n’est pas si exceptionnel. Julien est désespéré. (II, 19, Valentine).

            « Le Vase du Japon ». Julien rejoint Mathilde de la Mole et ses soupirants mais, voyant qu’on ne lui parle point et qu’elle ne le remarque pas, il essaye de partir sans être vu mais tout le monde remarque sa gaucherie. Un matin, à sept heures, Mathilde de la Mole vient voir Julien dans la bibliothèque. Elle se contente de lui faire savoir qu’elle ne l’aime plus. Julien essaye de se justifier de déplaire mais elle ne l’écoute pas et lui dit qu’elle a honte de s’être entiché d’un fils de paysan. Mathilde s’emporte contre lui dans un tourbillon de haine et de violence. Un peu après le déjeuner, en allant chercher une brochure pour Madame de la Mole,  il fait tomber un vieux vase du Japon. Il dit secrètement à Mathilde qu’il s’agit de ses sentiments, brisés pour toujours. (II, 20, Eloane)

            « La Note secrète ». Le marquis, intéressé par la mémoire de Julien, lui demande d’apprendre par coeur quatre pages et d’aller les réciter à Londres. Il lui explique alors dans les détails les actions que Julien devra exécuter lors de la réunion à laquelle ils vont assister. Il le conseille sur les habits qu’il devra porter. Cette réunion est une conspiration d’aristocrates « ultras » c’est-à-dire extrêmistes, qui veulent restaurer la monarchie absolue. (II, 21, Adrian)

            « La Discussion » (II, 22, ?)

            « Le Clergé, les Bois, la Liberté » :

            « Strasbourg ». Dans le cadre de son mission secrète, Julien passe huit jours à Strasbourg et ne peut que penser à Mathilde. Il rencontre le prince Korasoff qui lui donne des conseils pour séduire Mathilde. Julien décrit Mathilde sous le nom de Mme Dubois. Les conseils que lui donne Korasoff sont : parler à Mme Dubois (Mathilde) tous les jours et faire cour à une femme de sa société en lui envoyant deux lettres par jour, mais sans donner l’apparence de la passion. Julien dit qu’il n’est pas capable d’écrire des lettres à cette femme et Korasoff lui envoie 53 lettres d’amour que Julien va recopier et envoyer à Madame de Fervacques. (II, 24, Mark)

            « Le Ministère de la vertu ». De retour à Paris après son séjour à Strasbourg, Julien fait confidence de cet amour supposé pour Madame de Fervaques au comte Altamira. Pour lui être utile, celui-ci le conduit chez Don Diego Bustos, qui a déjà essayé de la courtiser en vain. La principale question qu’il se pose est : « Ne serait-ce point une prude lasse de son métier ? ». Au dîner Julien revoit Mathilde qui ne l’attendait pas et qui l’avait presque oublié pendant son voyage. Julien commence à faire la cour à Madame de Fervaques et c’est à ce moment-là que Mathilde prend conscience qu’il est bien le mari qu’il lui faut. Par ailleurs Monsieur de la Mole devrait bientôt être ministre, ce qui signifie que Julien peut espérer un évêché. (II, 25, Julia)

            « L’amour moral ». Dans l'intention de rendre jalouse Mathilde de la Mole, Julien fait la cour à la maréchale de Fervaques, et décide de suivre les conseils de séduction donnés par Korasoff dans le manuel épistolaire que celui-ci lui a remis quelques temps avant. Julien suit ses conseils à la lettre et remet la première lettre à madame de Fervaques. Celle-ci est agréablement surprise de ce qu'elle pense découvrir de Julien. Elle considère qu'il a plus de conversation et est plus intelligent que tous les autres hommes dont elle a eu l'occasion de lire les lettres. L’échange épistolaire se poursuit. (II, 26, Julie)

            « Les plus belles places de l’Eglise » (II, 27)

            « Manon Lescaut ». Julien recopie une lettre d’amour qui exprime des idées antimonarchiques, puis l'envoie à Mme. de Fervaques. Étant une femme noble, elle rappelle à Julien Sorel que Bonaparte n’est pas un homme à aimer s’il la considère car elle ne partage pas ses idées. Il critique la mentalité de cette femme et repense à Mathilde de La Mole, qui ressent des sentiments forts et violents pour Julien Sorel. Enfin, il envisage la mort mais à la vue de Mademoiselle de La Mole, il  songe à nouveau à ses ambitions. (II, 28, Karima)

            « L’Ennui ». Julien a commencé sa relation épistolaire avec Mme de Fervaques. Celle-ci, après avoir lu les lettres de Julien sans plaisir, commence à y être sensible. En proie à un ennui profond, elle décide de répondre à l’une d’elle. Elle répond ensuite par des lettres très longues et de plus en plus régulières que Julien ne prend même pas la peine de lire. Il y répond en ne faisant que recopier à l’identique les lettres que Korasoff lui a confiées. Un jour, Mathilde intercepte une des lettres de Mme de Fervaques et fond en larme devant Julien. Elle ne peut pratiquement plus respirer à cause de la colère. Elle se lève finalement pour ouvrir le tiroir où se trouvent les lettres cachetées de Mme de Fervaques. Elle comprend alors la supercherie : Julien méprise Mme de Fervaques. L’orgueil de Mathilde l’abandonne d’un coup et elle se jette au pied de Julien. Elle lui demande pardon pour son comportement et le conjure de l’aimer à tout prix. (II, 29, Sébastien)

            « Une loge aux Bouffes ». Mathilde de la Mole décachette nerveusement les lettres de la maréchale, Mme de Fervaques, et regrette d’avoir été arrogante. Julien s’impose de paraître insensible alors qu’il est en réalité tout prêt à céder aux élans de l’amour. Le soir même il répond à l’invitation de la maréchale qui lui propose de la retrouver dans sa loge à l’Opéra. (II, 30, Manon)

            « Lui faire peur ». Julien rend visite à Madame de La Mole dans sa loge et trouve Mathilde en pleurs. Il a envie de lui parler mais se retient par peur de lui avouer son amour et de tout gâcher. Durant leur discussion, Mathilde lui propose de partir avec lui à Londres pour lui prouver son amour. Julien faiblit alors et lui avoue ses sentiments et ses malheurs passés. Sûr d’avoir gagné le coeur de Mathilde, il continue sa correspondance avec Madame de Fervaques. (II, 31, Antonin)

            « Le tigre » : La relation qu’entretiennent Mathilde et Julien est assez ambiguë, Mathilde de la Mole est une femme fière, orgueilleuse qui ne s’abandonne à Julien que lorsqu’il est question de danger. Un soir lors d’une réception Mathilde trouve un prétexte pour rester auprès de Julien et lui dévoile par la suite qu’elle est enceinte. Par la suite Mathilde écrit une lettre à son père lui dévoilant ainsi sa situation délicate. Dans cette lettre, elle lui demande de la compréhension, de ne pas se fâcher contre lui mais plutôt contre elle car elle se sent responsable. Elle lui demande aussi de lui accorder 6000 francs pour vivre. Cette lettre conduira à la convocation de Julien Sorel par le Marquis de la Mole. (II, 32, Elora)

            « L’Enfer de la faiblesse ». Plein de colère, le marquis accable Julien après avoir découvert sa relation avec Mathilde. Le jeune homme, dévasté, écrit une lettre de suicide au marquis de La Mole lui demandant de le faire tuer, le soir même, dans son jardin, par un de ses hommes. Après cela, il décide de solliciter l’abbé Pirard, pour lui demander de bons conseils sur sa situation. D’un autre côté, Mathilde, désemparée s’entretient avec son père et lui affirme que s'il arrive malheur à Julien, elle portera le deuil de Mme veuve Sorel, elle déclare qu’elle est prête à vivre à l’étranger juste pour rester aux côtés de Julien. Lorsque le jeune homme rentre à l'hôtel de La Mole, Mathilde lui ordonne de gagner la propriété de Villequier et de lui abandonner le soin de ses affaires. (II, 33, Pénélope P.)

            « Un homme d’esprit » (II, 34, ?)

            « Un orange ». Après que Julien a été nommé lieutenant de hussards, Mathilde l’adore encore plus. Il reçoit 20 000 francs de la part du marquis de la Mole. A Strasbourg, il se fait rapidement respecter malgré sa jeunesse et son manque d’expérience. Alors qu’il touche au but et que son avenir paraît assuré et brillant, un jeune valet lui transmet une lettre de Mathilde, qui dit que tout est perdu et qu’il doit rentrer le plus vite possible à Paris. Mathilde se précipite dans ses bras et lui montre la lettre de son père qui dit ne plus jamais vouloir entendre parler de Julien. La raison de son énervement est lié à une lettre de Mme de Rênal qui explique que Julien n’est qu’un séducteur et beau parleur, que son unique but est de pouvoir disposer de la fortune de sa famille et qu’il n’a aucun principe de religion. Julien fit ses adieux à Mathilde et part pour Verrières. Là, il emprunte un pistolet et prend la direction de l’église, c’est l’heure de la messe. Julien entre, aperçoit Mme de Rênal et malgré une hésitation au moment fatidique, il tire à deux reprises sur elle. Elle tombe. (II, 35, Ruben)

            « Détails tristes » (II, 36, ?)

            « Un donjon ». Dans sa prison, Julien reçoit la visite de l’abbé Chélan qui n’est plus que l’ombre de lui-même. Cette visite fait vaciller Julien qui se sent profondément triste le lendemain. Il songe à interdire les visites pour ne plus faiblir devant la perspective de la mort. Fouqué propose son aide à Julien qui la refuse et veut en finir rapidement. Ses amis cherchent à le défendre malgré lui. Julien doit encore recevoir une visite qui lui pèse, celle de son père. (II, 37, nom ?)

            « Un homme puissant ». Julien, emprisonné dans le donjon, reçoit la visite de Mathilde de La Mole déguisée en paysanne. Il l’accueille de façon plutôt froide, lui reprochant sa visite dangereuse. Mais Mathilde lui raconte tout ce qu’elle a fait pour arriver jusqu'à lui et lui propose de se tuer avec lui. Julien se rend compte, à ce moment là, qu’elle est en train de sombrer dans la folie. Elle lui raconte qu’elle a parcouru tout Besançon à pied, afin de chercher les meilleurs avocats, en leur proposant de grosses sommes d’argent. Elle veut soulever le peuple en faveur de Julien. Elle en arrive même à contacter l’abbé de Frilair, un adversaire de son père. Elle se rend à l'évêché et se confíe à lui. L’abbé, voyant que cela peut lui être utile, lui assure qu’il aura la majorité et qu’il pourra faire acquitter Julien avec une grande facilité. (II, 38, nom ?)

            « L’Intrigue ». Mathilde, éperdument amoureuse, veut tout faire pour sortir Julien de prison mais celui-ci, perdant tout désir pour elle, accepte son sort. Julien passe par plusieurs états. Il est profondément mélancolique et angoissé. Il donne à Mathilde pour consigne de se marier avec M. de Croisenois et lui demande de confier l’enfant qu’elle porte à Mme de Rênal pour qu’elle se charge de son éducation. Julien est dévasté par les remords d’avoir attenté à la vie de Mme de Rênal. Il réalise qu’il est amoureux d’elle. Celle-ci avoue qu’elle aimera Julien et n’oubliera pas, même quinze ans apres sa mort. (II, 39, Pénélope Z).

            « La Tranquillité ». Julien est en prison et attend d'être jugé pour son crime. Il se convainc de plus en plus de la gravité de ses actions, il a commis un meurtre et pense qu’il mérite donc de mourir. Un avocat vient le voir et essaie de lui faire entendre raison, mais Julien ne veut rien savoir. Il s'isole du monde extérieur, refuse tout contact et souhaite rester ignorant des bruits du public. Tout son entourage est persuadé que Julien peut être sauvé, M. de Frilair met tout en place pour le sauver. Lors du tirage au sort des membres de la liste des jurés, M. de Frilair use de ses liens avec cinq d'entre eux pour sauver le jeune homme. Par amour Mme de Rénal écrit une lettre aux trente-six jurés demandant grâce pour Julien.  (II, 40, Eloane)

            « Le Jugement » (II, 41, ?)

            (II, 42)

            (II, 43)

            (II, 44)

            (II, 45)

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