Collège Lycée Montaigne Paris Ministère éducation nationale
      • Le 29/01/2018
      • RETOUR A L'ORIGINE DU MONDE : LA VASE (Pierre Meunier/Marguerite Bordat/Théâtre de la Ville

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            LA VASE : OBJET D’UNE ETUDE SCIENTIFIQUE

            Au centre, se trouve une cuve remplie de vase. L’espace est vide tout autour, sur le bord on voit des lavabos, des plans de travail, des paillasses qui font penser à laboratoire. C’est un décor plutôt réaliste. Des néons éclairent la scène d’une lumière blanche comme dans les laboratoires. C’est un espace aseptisé, placé sous le signe de la science, de la mesure, de la rigueur. (Léopold)

            Les comédiens portent des blouses blanches, certains enfilent des protections bleues sur leurs chaussures, ils sont en chemise, certains portent des gants. Ce sont des scientifiques au travail. (Charlotte)

            Ils portent des pantalons marrons sous leur blouse blanche : le blanc, la propreté recouvre la vase ? (Léopold)

            Un miroir accroché dans les cintres permet de voir ce qui est dans la bassine. Tout est fait pour favoriser l’observation de la vase. (Léopold).

            La scientifique qui se prénomme Jeanne prend deux plaques de plexiglas ; verse à partir d’un récipient une petite quantité de vase exactement au milieu de la première plaque. Elle la recouvre de la 2e plaque de plexiglas de manière très délicate puis monte à quatre pattes sur la paillasse pour appuyer le plus fort possible sur les deux plaques. Elle demande à son collègue de lui appuyer sur le dos. Elle s’allonge sur la plaque avec l’homme sur le dos. La scène, très précise et rigoureuse au départ devient loufoque, grotesque. On se croirait à la plage ou chez le kinésithérapeute. (Jane, Prune)

            Ensuite la scientifique détache les deux plaques et observe le résultat : cela dessine la forme d’ un cerveau, d’un poumon, d’un arbre… On est parti d’une expérience scientifique et on aboutit à la création d’une œuvre d’art. (Léopold)

            Ils observent avec attention cette création à la lumière puis l’homme se met à jouer avec, en la plaçant devant sa tête comme s’il était un monstre (Léopold, Jane). On a l’impression de voir un énorme cerveau. (Charlotte).

            Sur l’une des plaques, la vase finit par couler : on voit les limites de l’expérience.

            Les comédiens ne parlent que peu entre eux, ils se comprennent par signes ou sans même se concerter. Ils semblent même se comprendre moins bien à l'oral. Cela crée des scènes burlesques lorsque la femme signale à plusieurs reprises (une fois exaspérée en criant) que personne ne comprend ce que dit son collègue scientifique. (Flavien)

            « Que se passe-t-il lorsqu’on plonge une certitude dans un mélange visqueux ? » : la phrase sous entend une démarche scientifique, alors que la phrase contient une métaphore, qui rend compte de l’esprit du spectacle (Léopold)

             

            PERTURBATIONS

            A un moment, l’un des scientifiques fait une expérience. Il tient un disque de ponçage fixé sur une perceuse. Il place une petite quantité de vase sur le disque et allume la perceuse. La vase tourne lentement, puis il accélère la vitesse de rotation et  il reçoit la vase en pleine figure. Cela lui donne une idée : il s’empare d’un tube en plastique, s’assied sur une chaise, place son buste dans le tube et refait l’expérience avec plus de vase : il finit par être recouvert de vase mais le tube (Charlotte)

            Les scientifiques au départ tentent de se protéger de la saleté de la vase, puis ils finissent par être fascinés par elle et par se mêler à elle (Charline)

             

            METAMORPHOSES

            Le décor, les sons et même les actions font peu à peu penser à un film d'horreur. Le décor vide de salle d'expérimentations, les grands voiles aux murs, les lumières sombres et parfois vertes ou rouges, le caractère vivant de la scène... Dans la dernière scène surtout, une scène complètement folle, une comédienne semble transformée en zombie.... (Flavien)

            On a l’impression que la vase est une sorte de fluide toxique qu’il faut étudier pour s’en défendre, et au bout d’un moment ils perdent le contrôle de cette vase (scène burlesque de glissade, projection…) (Paul)

            On est confronté à un moment un peu « fou » : tous les comédiens tentent de remettre la vase dans la cuve. Leurs mouvements sont répétitifs, un comédien glisse pendant toute la séquence : (Apolline)

            Dans la vase il semble y avoir une chose dans la cuve : on a le sentiment que cette « chose » sort de la cuve : c’est cette femme recouverte de vase, qui est comme une créature étrange (Apolline).  La vase comme source de vie.

            Dans ce spectacle, de nombreuses métamorphoses s’opèrent : les scientifiques semblent être emportés par leur folie ou leurs phobies. Ils sombrent dans une sorte de folie. (Joseph)

            Progressivement, une sorte de symbiose s’opère avec la vase : elle est au départ un élément organique à observer, et progressivement, elle devient les êtres eux-mêmes (Joseph)

             

            NAISSANCES

            A plusieurs reprises, nous assistons à une sorte de parodie de naissance, notamment quand le scientifique le plus âgé sort de son sac plastique en le déchirant et glisse par terre au milieu de fluides, tout affaibli. C'est comme une naissance à l'envers, il naît vieux et devient de plus en plus jeune, il joue avec la vase et la découvre comme un enfant. (Flavien)

            A la fin du spectacle, une femme est plongée dans un récipient d’eau. Elle paraît légère, tournoie dans l’eau. Cette image semble irréelle. Ce moment nous fait penser à un embryon flottant dans un liquide amniotique, comme si de ce chaos était née la vie. (Joseph)

            L’homme ne naît pas physiquement, c’est son esprit qui renaît : avant il voyait la vase comme un objet d’expérience, en en sortant, il a peur de la vase qui déborde, qui envahit tout (Théophile)

             

            VIE ORIGINELLE 

            On assiste à la création d’un nouvel univers, ou plutôt au retour à une sorte de vie originelle : un paysage de forêt vierge, sans trace humaine (lumières vertes, bruits d'animaux, formes de vie indéfinissables) (Joseph)

            Au départ les hommes contrôlent tout. La vase progressivement prend le contrôle. (Charline)

             

            Quels sont les enjeux de l’évolution de la scénographie ?

            En quoi ce spectacle met il en scène le retour à l’enfance ? L’évolution de l’homme dans le temps ?

            Quel est le rôle de la vase dans cette mise en scène ? En quoi est-elle un personnage ?

            La place de l’humour dans le spectacle ? De la poésie ?

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