Collège Lycée Montaigne Paris Ministère éducation nationale
      • Le 19/03/2019
      • REVISITER L'ENEIDE : J'AI PRIS MON PERE SUR MES EPAULES (F. Melquiot / A. Meunier / théâtre du Rond Point)

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            Scénographie : On voit un immeuble de deux étages en béton qui tourne sur lui-même et qui est censé représenter l’immeuble de 11 étages (par synecdoque). Il est très imposant, au départ il apparaît comme un grand mur face à nous (Jules). Cela suggère l’absence d’horizon des personnages : ils n’ont que peu de perspectives d’avenir, ils sont littéralement face à un mur. (Hugo) Un mur qui évoque une prison qui évoque l’enfermement, la difficulté à quitter cet endroit (ils parlent sans cesse de partir et n’y parviennent pas, ou trop tard). (Corentin)

            Cela évoque une « barre » de cité. Ce mur évoque aussi ce qui sépare les personnages : le meilleur ami d’Enée est amoureux de lui mais n’ose pas l’avouer. (Marion)

            L’immeuble installé sur cette tournette suggère que les personnages tournent en rond, sont prisonniers de leur vie ou de leurs sentiments. (Hugo)

            Dans la pièce on entre dans la tête de nombreux personnages : lorsque l’immeuble tourne, on découvre la vie de chacun d’eux tour à tour. (Jules).

            Tous séparés dans leurs appartements respectifs mais se retrouvent au kebab. Lien  intergénérationnel.

            Lorsque les lumières s’éteignent dans une pièce, une autre s’allume, attirant notre attention sur un autre espace. Même dans les espaces obscurs, les comédiens continuent à jouer, la vie continue, elle est partout, et nous n’en percevons qu’une partie. (Marion)

            Même lorsque les personnages sont en pleine lumière, leurs sentiments ne sont pas clairs pour eux malgré tout (Marion)

             

            La mort partout : on voit dès le début de la pièce un personnage portant un sweat à capuche, il se promène dans le décor, c’est une présence inquiétante et énigmatique. Un rôdeur. Un espion ? Assez tard dans la pièce, pendant la fête de départ pour le voyage, il apparaît assis sur le frigo en train de fumer. Personne ne l’a vu entrer, puis il semble apparaître aux yeux de tous .On apprend qu’il s’agit du fils de l’ami de Roch. (Jules) C’est une figure de fantôme. Il représente la mort qui rôde et qui va enlever le père. Une ombre venue de la mort. Il porte une sorte de tissu ou de masque sur le visage qui dissimule ses traits, et le rend inquiétant, une sorte de masque antique (Corentin)

            Cette pièce montre la mort en marche, elle commence avec l’annonce d’une mort à venir, qui est faite de manière provocatrice par le père, en refusant toute émotion ou tout pathos, dans la cuisine, au moment de la préparation d’un repas, avec un lapin mort sur scène. Elle s’achève avec la mort du père : une entrée dans la mort qui est énoncée par le père sur le bord de l’autoroute. Il boite (//Anchise), il décrit ce qu’il va devoir quitter. C’est un moment de grande émotion. Ce père dit qu’il n’a plus peur de la mort, il dit l’amour qu’il éprouve pour son fils. Il estime que son fils est devenu un homme. Ce moment entre en contraste avec le début de la pièce dominé par l’ironie du père. Il porte un gilet orange. (Léa, Youna) Ce moment est reçu de manières très différentes selon les spectateurs.

            La mort du père Roch, est racontée par le fils, Enée, elle n’est pas jouée. Il y a une ellipse. Pendant qu’il raconte, les autres personnages que nous avons quittés pendant la pièce apparaissent sur le côté, masqués : ce sont des fantômes, nous sommes dans l’espace de la mort. (Jade, Youna).

             

            Contexte contemporain : Le résumé de la pièce met en avant les attentats de novembre or cette évocation n’arrive qu’à la toute fin. (Taïna) L’actualité est présente dans la pièce, la violence du monde, les attentats, par le biais de la télévision allumée dans le kebab. On voit que les événements du monde ont un impact sur ces vies privées (Janet)

             

            Théâtre dramatique / théâtre postdramatique : Régulièrement, on observe des effets de distanciation : les personnages racontent au public l’événement avant qu’il n’arrive, ils sont comme les narrateurs de ce qui leur arrive, comme s’ils en avaient une conscience très nette, qu’ils étaient à la fois à l’intérieur de l’histoire et à l’extérieur. La scène est perçue du point de vue du personnage, puis jouée. (Jade).

             

            Comment cette mise en scène questionne-t-elle les liens qui nous unissent ? lien amoureux, familial, social ? Quelle image en donne-t-elle ?

            Comment la mise en scène questionne-t-elle ce qui unit / sépare (individus, famille, cité, société)

            Quelle image des rapports père / fils construit cette mise en scène ?

            Comment cette mise en scène donne-t-elle à voir la banlieue de manière singulière, en échappant aux clichés ?

            Que raconte la scénographie sur les relations qui unissent les personnages ?

            En quoi peut-on dire que ce spectacle met en scène à la fois la force et la vulnérabilité de ces existences modestes ?

            Quelle image de la mort construit cette mise en scène ?

             

             

          • THEATRE DU ROND POINT 3691957448279502070.jpg