Collège Lycée Montaigne Paris Ministère éducation nationale
      • Le 23/12/2018
      • SOPRO (Tiago Rodrigues/Théâtre de la Bastille)

          • SOPRO (Tiago Rodrigues)

             

            UN THEATRE MANGÉ PAR LES HERBES

            La scénographie évoque un espace du passé, un lieu désuet : c'est une scène de théâtre à l'ancienne (des planches). Entre les planches poussent des herbes sauvages, comme si ce lieu était abandonné, délaissé, la nature se les réapproprie (Noha). A un moment toute la scène était noire et on a vu que le plateau était éclairé du dessous : c'était le lieu de la souffleuse, comme si la lumière venait de là. (Blandine)

             

            SOUFFLES

            Durant toute la pièce il y a un jeu sur l’image du « souffle » : il s’agit de l’histoire d’une souffleuse et tout semble faire écho à l’idée de souffle dans la mise en scène : il y a du vent qui agite le rideau, il y a la souffleuse qui fait son travail, la directrice est atteinte d’une maladie grave et manque d’air, ne peut plus dire sa réplique, l’une des comédiennes interprète « wild is the wind » : tous ces motifs font écho à l’idée du souffle et à l’idée que le souffle est synonyme de vie. Tout le spectacle tourne autour de l’idée du combat entre la vie et la mort (des comédiens, des métiers, du théâtre, etc.) (Pauline)

            Au début de la pièce, la souffleuse, lorsqu'elle dit leur texte aux comédiens, semble les animer ; sans elle, ils restent inertes, immobiles. Elle leur donne vie (Aliénor).

             

            UN METIER

            On sait que cette pièce a une base réelle : cela donne une dimension spéciale à cette souffleuse. Sur scène on voit une femme habillée en noir, aux cheveux courts et gris, assez âgée, assez massive. Elle tient en main un texte qu’elle lit et souffle aux différents acteurs. On entend un chuchotement. Durant toute la pièce, elle va d’un acteur à un autre très lentement. (Marine, Héloïse)

             

            HOMMAGE AUX MORTS

            Elle ne dit aucun mot pendant la pièce, elle se contente de faire son métier, sauf à la toute fin de la pièce : elle rend hommage à la directrice du théâtre décédée sans avoir pu finir sa réplique. Elle dit le texte qui n’a pas été prononcé sur scène (la fin de Bérénice). Moment d’émotion : elle dit ses premiers mots sur scène alors qu'on croyait qu'elle serait muette jusqu'au bout (Marine, Héloïse).

            Ce moment est comme une libération : elle avait gardé jusque là ces vers pour elle, silencieux. Elle les offre au public comme pour faire revivre la directrice devant le public (Aliénor). C'est d'une certaine manière un spectacle sur les fantômes, sur les choses du passé qui reviennent, sur le théâtre comme espace où vivent des fantômes, des êtres à qui on redonne vie. Le texte joue avec cette idée de manière ironique en disant qu'il ne faut pas représenter des fantômes (Aliénor). Rideaux blancs animés par le vent.

             

             

             

             

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