Collège Lycée Montaigne Paris Ministère éducation nationale
      • Le 31/10/2019
      • TEXTE DE PINOCCHIO (réduction) à apprendre

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            1. OUVERTURE PAR LE PRÉSENTATEUR : DIRE LA VÉRITÉ. LE VIEIL HOMME ET L’ARBRE. Le présentateur (Gustave « Mesdames, messieurs, bonsoir … Vivre dans la vérité », Eugénie « Mon histoire commence comme ça … il se mit au travail », Youna « Mais vraiment cet arbre n’était pas fait…  quasiment de la vérité »), le pantin (Marguerite) le vieil homme (Armelle 2)

            2. LE PANTIN A FAIM : Homme âgé (Léa) le pantin (Clémentine)

            3. LE PANTIN DOIT ALLER À L’ÉCOLE : L’homme âgé (Armelle) le pantin (Solerine)

            4 LE PANTIN DEVANT LA BARAQUE DE FOIRE : Escroc 1 (Yannick) Escroc 2 (Antoine) le pantin (Charlotte2)

            5 DANS LA BARAQUE, LA CHANTEUSE CHANTE ET EST AGRESSÉE PAR LE PANTIN.

            6 LE PRÉSENTATEUR RACONTE LE SCANDALE ET LA RÉACTION DU DIRECTEUR QUI S’ATTENDRIT ET DONNE DE L’ARGENT AU PANTIN : le présentateur (Clara2)

            7 LE PANTIN SE VANTE D’ETRE RICHE, PROPOSITION DES ESCROCS (à fondre avec la scène 8)

            8 LE PANTIN ENTERRE SON ARGENT : le pantin (Aliénor) Escroc 1 (Antoine 2) escroc 2 (Yannick 2)

            9 LE PRÉSENTATEUR RACONTE L’ATTENTE VAINE DU PANTIN (Eugénie 2)

            10 LE PANTIN PORTE PLAINTE AU TRIBUNAL : Le juge (Grégoire) Le pantin (Taïna 2)

            11 LE PRESENTATEUR DÉCRIT LE PANTIN EN PRISON : présentateur (Nathan 2)

            12 LE PANTIN RENCONTRE DES MEURTRIERS : Premier meurtrier (Apolline mais donner du texte au second meurtrier) second meurtrier (Berfin2) le pantin (Mathias2) la femme élégante (Ella 2)

            13 LE PANTIN PENDU À UN ARBRE, HARCELÉ PAR LES MEURTRIERS : Premier meurtrier (Berfin) Second meurtrier (Apolline2) le pantin (Mathias ter)

            14 LE PRÉSENTATEUR RACONTE LE DÉSESPOIR DU PANTIN: Présentateur (Camille)

            15 LE PANTIN RECUEILLI PAR LA FÉE SE MET À MENTIR, SON NEZ S’ALLONGE : La fée (Salomé) le pantin (Clémentine2)

            16 LE PANTIN PROMET À LA FÉE D’ÊTRE SAGE POUR DEVENIR UN VRAI PETIT GARÇON fée (Salomé 2) pantin (Clémentine ter)

            17 LE PRÉSENTATEUR DEMANDE AU PUBLIC SI L’ON PEUT VRAIMENT CHANGER

            18 LE PANTIN DANS LA SALLE DE CLASSE, REMISE DE COPIES : le mauvais élève (Baptiste) le maître (Nathan) le pantin (Alinéor2)

            19 LE PRÉSENTATEUR ADMIRE LA TRANSFORMATION DU PANTIN :

            20 LA FÉE ANNONCE AU PANTIN QU’IL VA DEVENIR UN PETIT GARÇON : la fée (Ella) le pantin (Solerine2)

            21 LE PRÉSENTATEUR RACONTE LES INVITATIONS POUR LA FÊTE DU PANTIN : Le présentateur (Jeanne)

            22 LE PANTIN INVITE LE MAUVAIS ÉLÈVE QUI REFUSE CAR IL VA PARTIR AU PAYS DE LA VRAIE VIE : Le mauvais élève (Charlotte) le pantin (Marguerite2)

            23 LE PANTIN FINIT PAR MONTER DANS LE CAMION : Le mauvais élève (Taïna) le pantin (Marguerite ter)

            24 LE PRÉSENTATEUR RACONTE LA VIE AU PAYS DE LA VRAIE VIE ET LE RÉVEIL AVEC DES OREILLES D’ÂNES : Le marchand d’ânes (Clara) Le mauvais élève (Mathias) le pantin (Baptiste 2) le présentateur (Grégoire 2)

            25 LE PRÉSENTATEUR RACONTE LA VIE DU PANTIN EN ÂNE. IL EST VENDU À UN FABRICANT DE TAMBOUR. IL EST NOYÉ PUIS LIBÉRÉ DE SON CORPS D’ANE PAR LE POISSONS (Camille 2, à résumer en une ou deux pages)

            26. LE PRÉSENTATEUR RACONTE L’ARRIVÉE DE LA BALEINE (Gustave 2, à associer à la scène 27 en les réduisant).

            27. LE PRÉSENTATEUR RACONTE L’INTÉRIEUR DE LA BALEINE

            28. RETROUVAILLES DU PANTIN ET SON PERE

            29. LE PRÉSENTATEUR RACONTE LES RETROUVAILLES ; PROMESSES DU PANTIN À SON PÈRE : Présentateur (Lucrézia)

            30. LE PRÉSENTATEUR RACONTE LA MANIÈRE DONT LE PANTIN ET SON PÈRE S’ÉCHAPPENT DU VENTRE DE LA BALEINE (Jeanne 2, à réduire)

            31. ÉPILOGUE PAR LE PRÉSENTATEUR :  DIRE LA VÉRITÉ. MÉTAMORPHOSE DU PANTIN EN PETIT GARÇON. Le présentateur (Youna 2) Le vieil homme (Léa 2) le pantin (Grégoire ter)

             

             

            PINOCCHIO (Joël POMMERAT) Version réduite du texte (1er novembre 2019)

             

            1. OUVERTURE PAR LE PRÉSENTATEUR : DIRE LA VÉRITÉ. LE VIEIL HOMME ET L’ARBRE. Le présentateur (Gustave « Mesdames, messieurs, bonsoir … Vivre dans la vérité », Eugénie « Mon histoire commence comme ça … il se mit au travail », Youna « Mais vraiment cet arbre n’était pas fait…  quasiment de la vérité »), le pantin (Marguerite) le vieil homme (Armelle 2)

            LE PRÉSENTATEUR : Mon histoire commence comme ça :

            je connaissais un homme qui n’avait jamais eu d’enfant,

            ni même de femme d’ailleurs,

            car il était timide.

            Cet homme un jour se réveilla en pleine nuit dans sa chambre car il avait froid, comme toutes les nuits d’ailleurs.

            Il ouvrit la porte de sa maison et resta donc là un moment

            dehors

            a regarder le jour se lever

            sans penser à rien

            comme ca lui arrivait souvent.

            Cet homme avait perdu tout contact avec les autres et ne voyait plus personne excepté un arbre qui était planté juste en face de chez lui.

            (Un grand arbre apparaît.)

            Cet arbre n’était pas fait du même bois que les autres.

            C’était un arbre maigre.

            Un arbre qui ne servait pas à grand-chose.

            Non pas un arbre triste, non, mais un arbre qui avait connu moins de bonheur que de malheurs dans l’existence et donc un arbre sombre.

            Comme d’habitude ce matin-là, cet homme engagea avec cet arbre une sorte de longue conversation sérieuse et incompréhensible.

            Et ce matin-là il eut même l’impression que cet arbre lui répondait.

            (Noir. Bruits de tempête, orage, tonnerre fracassant.)

            Une nuit une tempête imprévisible survola la région et l’arbre en fut très atteint

            (L’arbre est maintenant couché au sol.)

            l’homme était très triste évidemment devant un tel spectacle.

            Ce jour-là, en voyant cet arbre ainsi abattu, il se mit à réfléchir, réfléchir, réfléchir, réfléchir...

            Et il prit une des plus grandes décisions de toute sa vie.

            Il découpa un morceau de cet arbre qui était tombé et le ramena chez lui.

            Son idée était de sculpter à partir de cet arbre une chose la plus ressemblante possible à un modèle humain

            et qui pourrait lui tenir compagnie pour le restant de ses jours.

            Avec le bois il sculpterait le corps et les os.

            C’était une idée vraiment bizarre.

            Il se mit au travail.

             

            LA VOIX DU PANTIN. C’est encore long ? J’en ai marre. 

            (L’Homme Agé)

            LA VOIX DU PANTIN. ça va faire mal ?

            (Le Présentateur)

            LE PANTIN. Tu m’as pas fini, je suis tout nu.

            J’ai même pas de bouche pour parler. 

            (L’Homme Agé)

            LE PANTIN. Tu vas me laisser comme ça ? 

            (L’Homme Agé)

            LE PANTIN.Réponds ! 

             

            2. LE PANTIN A FAIM : Homme âgé (Léa) le pantin (Clémentine)

            LE PANTIN : Maintenant j'ai faim, donne moi à manger s'il te plaît.

            L'HOMME AGE : Je m'excuse de tout cœur mon petit chéri mais tout est vide ici aujourd'hui j'ai rien à te donner mon pauvre. Je m'excuse. C'est la catastrophe comme d'habitude, j'ai vraiment rien à te donner à manger.

            LE PANTIN : Je te dis de me donner à manger. Je te demande de te dépêcher si tu veux bien parce que j'ai faim.

            L'HOMME AGE : Je te dis que je suis désolé et que je m'excuse mais tout est vide dans la maison.

            LE PANTIN : Si tout est vide...tu remplis ! Tu sors dehors, t'as des jambes non ? Tu vas jusqu'au magasin et tu achètes ce qu'il faut. C'est simple. Y a pas besoin d'être un intellectuel pour comprendre ça quand même. J'aimerais que tu te dépêches un peu maintenant.

            L'HOMME AGE : Tu ne comprend pas, pour pouvoir acheter dans les magasins il faut de l'argent.

            LE PANTIN : Et alors ?

            L'HOMME AGE : Je n'ai pas d'argent mon fils, rien, zéro, néant.

            LE PANTIN : Tu es pauvre !!!??? T'es pauvre !!!???

            L'HOMME AGE : Oui je suis pauvre.

            LE PANTIN : Oh là là là là là là là !!!! Non alors là non c'est pas vrai ! Fallait que ça tombe sur moi !  C'est pour ça....que c'est moche ici et triste !

            Tu sais je vais pas pouvoir rester ici, je vais pas tenir, je vais me tirer une balle moi.

            L'HOMME AGE : Tu vas pas t'en aller maintenant que je t'ai fait.

            LE PANTIN : Alors donne moi à manger au lieu de rester là à me regarder avec tes yeux de poisson cuit, comme si tu m'avais jamais vu. Trouve une solution, réfléchis ! Il faut que je me déplace ?!

            Je te dénonce si tu me donnes pas à manger immédiatement !

            En plus d'être vieux t'es pauvre ! Alors ça c'est la meilleure de la journée.

            L'HOMME AGE : Vraiment je te demande de m'excuser.

            LE PANTIN : Non !!

             

            3. LE PANTIN DOIT ALLER À L’ÉCOLE : L’homme âgé (Armelle) le pantin (Solerine)

             

            4 LE PANTIN DEVANT LA BARAQUE DE FOIRE : Escroc 1 (Yannick) Escroc 2 (Antoine) le pantin (Charlotte2)

             

            5 DANS LA BARAQUE, LA CHANTEUSE CHANTE ET EST AGRESSÉE PAR LE PANTIN.

             

            6 LE PRÉSENTATEUR RACONTE LE SCANDALE ET LA RÉACTION DU DIRECTEUR (Clara 2)

            LE PRÉSENTATEUR : Ce pantin qui n’avait évidemment jamais assisté à un spectacle de sa vie tellement fasciné par la voix et la beauté de cette vedette
            s’était comporté comme un vrai sauvage en se jetant sur elle
            Les personnes importantes n’aiment pas qu’on les touche

            Cela provoqua dans l’établissement un énorme scandale
            Le pantin fut emmené dans le bureau du directeur qui avait demandé à voir de près l’énergumène qui avait provoqué tout ce désordre
            C’était un homme très violent
            Il hurlait
            Il criait tellement que le pantin se transforma en véritable torrent de larmes.
            Cet homme était à la fois violent mais aussi aimable. Très méchant mais aussi très gentil Le pantin pleurait
            Et en le voyant pleurer, le directeur se mit à éternuer comme à chaque fois qu’il ressentait de la pitié pour les autres
            le pantin pleurait
            le directeur éternuait
            cette symphonie dura presque dix minutes
            au bout de dix minutes le pantin demanda s’il pouvait s’en aller
            le pantin expliqua que son père était un homme très pauvre qu’il avait du vendre son manteau et qu’aujourd’hui il devait mourir de froid en l’attendant
            en écoutant ça le directeur se remit à éternuer de plus belle
            pour arriver à se calmer le directeur ouvrit le tiroir de son bureau il prit un liasse de billet qui se trouvait à l’intérieur
            rapporte ça a ton père et offrez vous de ma part tout ce que vous pourrez pour avoir à manger et chaud pendant un an
            le pantin se jeta sur l’argent
            fais très attention ce n’est pas le tout d’avoir de l’argent dans la vie, il faut aussi savoir le garder
            ne t’arrête pas pour bavarder, ne fais aucun détour, rentre directement tout droit chez ton père, tu m’as compris ?
            Bien sur, dit le pantin
            Tellement heureux, il volait a plus de deux mètres du sol
            Malheureusement je crois que cette scène avait attiré l’attention de certains individus qui auraient bien aimé en savoir un petit peu plus sur ce qui venait de se passer dans ce bureau

             

            7 LE PANTIN SE VANTE D’ETRE RICHE, PROPOSITION DES ESCROCS (à fondre avec la scène 8)

             

            8 LE PANTIN ENTERRE SON ARGENT : le pantin (Aliénor) Escroc 1 (Antoine 2) escroc 2 (Yannick 2)

            Le soir dans un champ

            Premier escroc : Voilà, c’est là !

            Le Pantin : c’est là alors ?

            Le premier escroc : oui c’est le trou ou tu vas mettre tes billets, c’est là vas-y.

            Le Pantin : C’est là ?

            Le premier escroc :  Mets ton argent dedans.

            (Le pantin hésite)

            Le Pantin : C’est là que je dois le mettre ?

            Le premier escroc : Puisqu’on te le dit. Mets ton argent dedans, c’est le bon moment vas-y.

            Le Pantin : J’vais mettre l’argent là.

            Le second escroc : Qu’est-ce que tu fais, t’attends quoi ?

            Le Pantin : Je sais pas. Il est pas un peu grand le trou ?

            Le premier escroc : Mais non il est bien, il est très bien, c’est exactement un trou comme ça qu’il faut faire.

            Le second escroc : Mets ton argent dedans, vas-y.

            Le Pantin : C’est là alors ?

            Le premier escroc (s’énervant) Dépêche-toi. On va pas rester comme ça pendant des heures toute la nuit. Mets ton argent dedans.

            C’est pas vrai, vas-y…allez !!!

            Le Pantin (effrayé) : J’y vais, j’y vais. (il le fait)

            Le premier escroc : Voilà c’est bien. (le pantin tasse avec ses pieds )

            C’est bon voila

            Parfait

            Très bien

            C’est très bien.

            C’est parfait.

            Voila

            Voilà, c’est bon

            C’est bon là.

            C’est bon, c’est parfait la

            Très bien (le pantin continu de tasser)

            C’est bon maintenant

            Viens on y va.

            Le Pantin : on va où ?

            Le premier escroc : On y va on reste pas la

            Le Pantin : Non mais moi je reste, je veux voir, je laisse pas mon argent,

            Le premier escroc : On revient demain quand l’arbre aura poussé

            Le Pantin : Mais moi je laisse pas mon argent

            Le premier escroc : Si on reste là ça marche pas, c’est ça le principe

            Faut s’en aller et puis revenir.

            (Pinocchio se met à pleurer)

            Le premier escroc : (hurlant, menaçant) : tu commences à nous énerver

            On a pas fait tout ce chemin pour rien

            Viens on te dit

            Tu veux vraiment ramasser de l’argent ou quoi ?

            Ou tu veux tout faire rater ?

            Le Pantin (mort de peur) : je veux gagner de l’argent

            Le second escroc : Alors viens

            (Ils l’emmènent)

             

            9 LE PRÉSENTATEUR RACONTE L’ATTENTE VAINE DU PANTIN (Eugénie 2)

            LE PRÉSENTATEUR. Après avoir laissé passer quelque temps, comme convenu le pantin retourna dans le champ des miracles. Les deux hommes l’avaient laissé tout seul.

            Au moment de le laisser ils lui avaient demandé de compter dans sa tête jusqu’à dix mille.

            En arrivant, le pantin s’attendait à voir cet arbre tellement merveilleux avec ses branches couvertes de billets.

            Premier surprise il ne vit rien du tout

            mais alors rien.

            Bon

            je vais attendre donc un petit peu

            j’ai dû mal compter c’est pour ça.

            Il s’installa

            son cœur battait comme un fou.

            Le temps passa

            Et il ne se passait rien.

            Il s’inquiétait

            il s’énervait   

            et il commençait à envie de pleurer.

            A bout de patience il se mit à creuser le sol.

            Mais

            dans la terre il n’y avait que de la terre

            de la terre, de la terre

            aucun arbre bien sûr mais plus d’argent non plus .

            Il entendit les oiseaux au-dessus de sa tête et d’un coup il comprit, mais un peu tard.

            Pendant qu’il comptait jusqu’à dix mille les deux hommes étaient venus déterrer son argent et le lui prendre.

            C’est ça que les oiseaux autours lui racontaient. Il décida de se rendre tout de suite à un tribunal de justice pour se plaindre et ainsi récupérer le plus rapidement possible ce qu’on lui avait dérobé.

            Heureusement qu’il y a la justice dans la vie, se dit-il,

            heureusement.

             

            10 LE PANTIN PORTE PLAINTE AU TRIBUNAL : Le juge (Grégoire) Le pantin (Taïna 2)

            JUGE. Quelle est votre problème jeune homme ? Vous avez une minute trente pour m’exposer votre situation

            Réponse Pinocchio.

            JUGE : Dans ce cas ça va être on ne peut plus simple.

            Réponse de P.

            JUGE : Je comprends très bien ce qui s’est passé. Vous êtes une de ces innombrables victime de la société je compatis à votre malheur de tout mon cœur, la question est réglée.

            Messieurs, emmenez-moi ce jeune homme qui a était trompé, sali, et surtout lâchement atteint dans son innocence,

            Une des plus malheureuses victimes qu’il m’ait été donné de voir depuis longtemps, emmenez-la-moi directement en prison, où elle purgera sa peine, dans le recueillement et le silence

            (Disparition du pantin)

            JUGE : Que la justice passe

            Messieurs dames il est l’heure de manger

            Réponse de P.

            JUGE : La justice est tombée, elle ne se relèvera pas.

             

            11 LE PRESENTATEUR DÉCRIT LE PANTIN EN PRISON : présentateur (Nathan 2)

            LE PRÉSENTATEUR : Pourquoi ce pantin se retrouva condamné alors que c'était à lui qu'on avait fait du tort, c'était quand même lui la victime dans tout ça.

            Les minutes passaient lentement pour le pantin

            les heures

            les jours

            les semaines

            les mois 

            Il avait tout le temps de penser 

            penser à son père surtout

            qui n'ayant plus aucune nouvelle de lui

            devait mourir de chagrin.

            Un jour qu'il pensait à lui justement

            par la fenêtre de la prison il vit passer sur la route un homme.

            Il crut comprendre que cet homme appelait : Mon fils ! Où est tu ?

            C'était son père évidemment 

            il l'appela 

            Papa, papa !

            Mais l'homme ne l'entendit pas.

            Enfer ! Son père disparut.

             

            12 LE PANTIN RENCONTRE DES MEURTRIERS : Premier meurtrier (Apolline mais donner du texte au second meurtrier) second meurtrier (Berfin2) le pantin (Mathias2) la femme élégante (Ella 2)

            MEURTRIER : Beau temps pour la promenade. La nuit est belle. La nature s’est endormie.

            Elle l’a bien méritée.

            Les petits lapins sortent de leur trou et courent dans les buissons.

            C’est beau.

            LE PANTIN : Je sais pas qui vous êtes mais je n’ai pas envie de le savoir enfaite,

            Je viens de vivre une grande horreur dans ma vie,

            Et je voudrais juste rentrer chez moi maintenant.

            J’en ai assez de souffrir

            J’aimerais être heureux.

            MEURTRIER (Apolline) : Oh là là mais n’est pas des ennemies du bonheur on est de simples meurtriers et nous n’allons pas te déranger longtemps n’ai pas peur. Nous allons simplement t’égorger avec un petit tournevis.

            (Berfin) : te couper en deux avec une scie rouillée.

            (Apolline) : te brûler vivant.

            (Berfin) : te verser du plastique fondu dans les yeux jusqu’à temps que tu te décides à nous donner l’argent que tu as sur toi en ce moment…

            (Apolline) : à moins que tu n’en aies pas, que tu sois pauvre, un pauvre homme dans ce cas-là nous t’épargnerons, nous te laisserons vivre et repartir chez toi.

            (Berfin) : nous ne ferons que te taper dessus, pour nous distraire un peu

            (Apolline) : car nous ne tuons pas les pauvres, nous sommes trop sensibles, nous avons pitié de la misère.

            PANTIN : …

            Je ne suis pas pauvre !

            MEURTRIER (Apolline) : non ?

            LE PANTIN : Vous avez mauvaise vue on dirait c’est tout à fait le contraire, mes parents ont fait une fortune dans la vente de champagne et j’ai vécu dans la soie et la musique classique. Actuellement je suis en voyage d’affaires et je vous le dis : je ne supporterais pas très longtemps qu’on ne prenne pour ce que je ne suis pas.

            MEURTRIER (Berfin) : Tu es riche alors c’est ça ?

            LE PANTIN : Plus que riche, j’ai de la noblesse dans le sang, ma famille est au sommet de la pyramide.

            MEURTRIER (Berfin) : tu as de l’argent sur toi donc ?

            LE PANTIN : Qu’est-ce que vous croyez ?!

            MEURTRIER (Apolline) : Nous en sommes ravis

            La femme élégante déjà aperçue devant la baraque entre.

            LA FEE :  excuse-moi Pinocchio mais je ne comprends pas qu’étant donné la situation tu mentes de cette manière à ces gens, c’est te vie qui est en jeu.

            LE PANTIN : vous la connaissez celle-là ?

            LES 2 MEURTRIERS : On ne l’avait pas vu arriver.

            LA FEE : pourquoi est- ce que tu ressens le besoin de mentir comme ça ? c’est ridicule. Pourquoi est -ce que tu ne leur dis pas tout simplement la vérité ? le peu d’argent que tu as dans la vie tu te l’es fait voler il y a presque un an, tu es pauvre et ta famille aussi, ton père s’il t’entendait ça lui ferait tellement de peine tu ne crois pas ?

            LE PANTIN : Non mais écoutez-ma ça ne va pas la tête, faut se faire soigner toi dis donc dégage de ma vue, tu me prends pour quelqu’un d’autre.

            LA FEE : Je vais te laisser Pinocchio si tu le veux, mais réfléchis.

            LE PANTIN : Je ne suis pas la personne que vous dites.

            MEURTRIER (Apolline) : Excusez-nous, on vous dérange ?

            LA FEE : Tu vas te faire tuer par ces individus simplement parce que tu ne veux pas reconnaitre ce qui est vrai, tu ne veux pas dire la vérité, dire que tu n’as pas d’argent, que tu es pauvre, mon pauvre Pinocchio.

            LE PANTIN : sortez –la maintenant ! c’est une folle qui me suit partout.

            MEURTRIER (Apolline) : Mais tu as de l’argent où tu n’en as pas ?

            LE PANTIN : je suis riche et je vous écrase tous avec mon compte en banque.

            MEURTRIER (Berfin) : si tu as de l’argent donne le-nous.

            LE PANTIN : Jamais !

            MEURTRIER (Apolline) : alors on va s’occuper de toi !

            LA FEE : je n’avais jamais vu ça. Quelqu’un mentir jusqu’à en mourir.

            LE PANTIN : je ne mens pas. Je ne suis pas pauvre !!!!

            MEURTRIER (Apolline) : Eteins ta lampe, je n’aime pas voir la couleur du sang. Sors les couteaux.

            LA FEE : Alors adieu Pinocchio.

            LE PANTIN : Non, non, aidez-moi. Au secours.

            MEURTRIER (Berfin) : Ton argent il va falloir nous le donner.

            LE PANTIN : Non.

             

            13 LE PANTIN PENDU À UN ARBRE, HARCELÉ PAR LES MEURTRIERS : Premier meurtrier (Berfin) Second meurtrier (Apolline2) le pantin (Mathias ter)

            Plus tard. Les meurtriers ont pendu le pantin à un arbre. Ils l’observent d’en bas.

            MEURTRIER (Berfin) : Tu vas nous le dire à la fin où tu l’as mis cet argent.

            (Apolline) : Dis-nous à la fin.

            LE PANTIN : Etranglé. Jamais.

            MEURTRIER (Apolline) : ça fait trois heures qu’il est accroché là.

            (Berfin) : Tu vas parler ou quoi ???!!! Parle ! Parle !

            LE PANTIN : Etranglé. Jamais !

            MEURTRIER (Apolline) : Il est increvable.

            (Berfin) : Allez serre la corde, serre-la, serre-la.

            (Apolline) : Tu vas voir on va serrer la corde jusqu’à ce que tu nous craches la vérité.

            (Berfin) : Tu vas cracher l’endroit où t’as mis ton pognon.

            LE PANTIN : Jamais !

            MEURTRIER (Apolline) : Tu vas cracher la vérité. Bon allez, serre, serre ! serre la corde !

            LE PANTIN : aaaaaarrrarararrragghhhhh

             

            14 LE PRÉSENTATEUR RACONTE LE DÉSESPOIR DU PANTIN: Présentateur (Camille)

             

            15 LE PANTIN RECUEILLI PAR LA FÉE SE MET À MENTIR, SON NEZ S’ALLONGE : La fée (Salomé) le pantin (Clémentine2)

            Chez la fée. Le pantin est couché dans un lit.

            La fée : Tu es en sécurité maintenant ici, il ne peut plus rien t’arriver.

            Le pantin : Je vous reconnais vous on dirait. Vous êtes belle habillée comme ça

            ça vous va bien cette robe.

            La fée : Je suis heureuse que tu sois encore en vie.

            Le pantin : Vous m’avez sauvé la vie.

            La fée : J’ai eu pitié de toi Pinocchio.

            Le pantin : Moi aussi j’ai eu pitié de moi

            J’ai envie de vous embrasser tellement vous êtes belle.

            La fée : Reste allongé, tu dois te reposer, car tu n’es pas encore sauvé définitivement,  heureusement que tu n’es qu’un pantin d’ailleurs un vrai petit garçon n’aurait pas survécu à un traitement pareil, il serait mort.
            Le pantin : On est forts nous les pantins.
            Depuis un an, je vis l’enfer madame j’ai la chance contre moi mais ça va changer.

            La fée : Rien de tout cela ne serait arrivé si tu avais obéi à ton père. Tu sais qu’il est très malheureux de ne pas savoir où tu te trouves en ce moment.

            Il est parti à ta recherche tu le sais et il est désespéré.
            Le pantin : Je m’en fous.

            Je n’ai pas de père…

            On entend un son désagréable, dissonant, comme une alarme.

            Son nez s’allonge.

            La fée : Ah bon ? C’est vrai ça ?

            Le pantin : Je ne mens jamais. Reprise du son désagréable. Son nez s’allonge.
            La fée : Ah bon

            Je t’ai pourtant entendu mentir l’autre nuit en prétendant que tu avais de l’argent.
            Le pantin : Et alors c’est la vérité, je suis riche. (Son désagréable. Son nez s’allonge encore.) Qu’est-ce qui se passe ??? Il m’arrive quoi ????

            La fée : Je ne sais pas. Est-ce que tu es sûr que tout ce que tu me dis est vrai ?

            Le pantin : Je sais ce que je dis quand même. Je ne suis pas pauvre.

            (Son désagréable. Son nez s’allonge encore plus.)

            Aidez-moi au secours je sais pas ce qui m’arrive.

            La fée : Il faut juste que tu arrêtes de mentir c’est tout simple.

            Le pantin : Ça fait mal en plus.

            La fée : Est-ce que tu n’en as pas marre de mentir comme ça ?

            Le pantin : Si j’en ai marre et ça fait mal.

            La fée : Alors il faut arrêter c’est tout.
            Le pantin : J’ai envie d’arrêter oui voilà, j’ai envie de rentrer chez moi et de revoir mon père, il me manque, même s’il est pauvre, moi-même je suis pauvre, voilà c’est tout, je le dis, je m’en fous, il y a pas de honte tant pis, je voudrais changer madame, j’aimerais faire ce qu’on me dit, je voudrais devenir autrement, c’est promis je le jure.

            La fée : Bon alors je vais réfléchir à ce qu’on peut faire pour toi.

             

            16 LE PANTIN PROMET À LA FÉE D’ÊTRE SAGE POUR DEVENIR UN VRAI PETIT GARÇON fée (Salomé 2) pantin (Clémentine ter)

            Un peu plus tard. Le nez du pantin a retrouvé une taille normale.

            La fée : Dis-moi Pinocchio, est-ce que tu n’aimerais pas devenir un vrai petit garçon un jour ?

            Le pantin : C’est-à-dire ?
            La fée : Est-ce que tu n’en as pas assez d’être cette sorte de créature sans cervelle ,

            Qui ne réfléchit à rien, Qui finit en prison,

            Cette chose un peu ridicule il faut bien le dire,

            Ce pantin quoi ?

            Le pantin : Si ça me fatigue, vous avez raison, j’en ai marre d’être ce que je suis, j’en ai marre d’être cette sorte de clown,

            C’est nul,

            C’est parce que je suis un pantin que je fais n’importe quoi, si j’étais vrai ça me calmerait c’est certain. Vous croyez que je pourrais devenir vrai un jour ?

            La fée : Oui.

            Le pantin : Comment est-ce que je dois faire ?
            La fée : Il va falloir pour commencer que tu ailles à l’école et que tu travailles tout ton possible, ça c’est le commencement, ensuite…

            Le pantin : …

            La fée : Tu fais une de ces têtes !

            Le pantin : Je n’ai pas envie de travailler dans la vie, je l’ai déjà dit.
            L’école c’est pas pour les gens comme moi, chacun sa personnalité dans la vie

            La fée : Tu recommences à dire n’importe quoi, tu sais ça fait peur.

            Non seulement tu vas rester comme tu es mais ça va certainement empirer

            Je sais que tu sais que j’ai raison

            … Essaye d’aller à l’école pour commencer, force-toi, fais un effort

            Et je te promets que je ferai de toi un petit garçon en vrai

            Un véritable petit garçon.
            Le pantin : Si je vais à l’école, si je suis sérieux, vous me promettez que vous me ferez devenir un véritable être humain, vous me le jurez ?

            La fée : Je te le promets Pinocchio

            Si tu vas à l’école, si tu travailles bien,

            Je ferai de toi un petit garçon

            En vrai

            Un magnifique petit garçon

            Je te le jure

            Et une nouvelle vie commenceras pour toi, une vie heureuse tu verras.

            Le pantin : Bon quand est-ce que ça commence ?
            La fée : Demain.

             

            17 LE PRÉSENTATEUR DEMANDE AU PUBLIC SI L’ON PEUT VRAIMENT CHANGER

             

            18 LE PANTIN DANS LA SALLE DE CLASSE, REMISE DE COPIES : le mauvais élève (Baptiste) le maître (Nathan) le pantin (Alinéor2)

            LE MAÎTRE : La plupart des devoirs que je vous rends aujourd'hui 

            sont des devoirs qui valent juste la moyenne comme on dit et c'est triste à en pleurer 

            Il y a deux exceptions à tout cela pour le meilleur et pour le pire 

            Il y en a un parmi vous qui a dépassé je crois toutes mes limites permises et autorisées dans la cadre de cette école.

            Ce personnage m'a remis ceci.

            Voilà le devoir dans l'état dans lequel il m'a été remis.

            Est ce une guirlande de Noël ? 

            Une serpillère ? Un emballage pour le poisson ?

            A cet individu je rends son devoir de la façon qu'il mérite 

            et je l'invite à venir le chercher sous le regard de tous 

            afin de signer son exploit au grand jour. (Silence)

            Je m'en doutais ce personnage aime l'anonymat

            Après le pire je vais donc passer au meilleur.

            Et c'est donc vers toi Pinocchio que je me tourne pour t'adresser mes félicitations admiratives et même mon admiration reconnaissante pour tes progrès voila.

            ...ah oui pardon, j'aurais simplement aimé te demander de me préciser une des réponses de ton devoir 

            Racine carrée de sept millions plus douze divisé par cent cinquante ?

            LE PANTIN :

            LE MAÎTRE : C’est exactement ça, merci Pinocchio. 

            LE MAUVAIS ÉLÈVE :

            LE MAÎTRE : Qui a dit ça ?

            C'est la confirmation que certains d'entre vous n'ont rien compris à tout ce que je raconte, dans quelle langue doit-je le répéter ? 

            LE MAUVAIS ÉLÈVE :

            LE MAÎTRE : Ça va trop loin. Qui a dit ça ?

            LE MAUVAIS ÉLÈVE :

            LE MAÎTRE : Je veux que cette personne qui parle se dénonce immédiatement.

            LE MAUVAIS ÉLÈVE :

            LE MAÎTRE : Ah c'est vous évidemment.

            LE MAUVAIS ÉLÈVE :

            LE MAÎTRE : Arrêtez immédiatement.

            LE MAUVAIS ÉLÈVE :

            LE MAÎTRE : Taisez vous maintenant.

            LE MAUVAIS ÉLÈVE :

            LE MAÎTRE : Là c'est trop, sortez.

            LE MAUVAIS ÉLÈVE :

            LE MAÎTRE : J'appelle le directeur ?

            LE MAUVAIS ÉLÈVE :

            LE MAÎTRE : Mes enfants vous avez devant vous la honte de cette école.

            LE MAUVAIS ÉLÈVE :

            LE MAÎTRE : Ta place est en prison.

            LE MAUVAIS ÉLÈVE :

            LE MAÎTRE : Taisez vous sortez. Sortez c'est la dernière fois que je le dis.

            LE MAUVAIS ÉLÈVE :

            LE MAÎTRE : Sortez.

            LE MAUVAIS ÉLÈVE :

            LE MAÎTRE : Arrêtez.

            LE MAUVAIS ÉLÈVE :

            LE MAÎTRE : Arrêtez. Ne bougez pas les autres.

            LE MAUVAIS ÉLÈVE :

            LE MAÎTRE : Restez assis, que personne ne bouge.

             

            19 LE PRÉSENTATEUR ADMIRE LA TRANSFORMATION DU PANTIN :

             

            20 LA FÉE ANNONCE AU PANTIN QU’IL VA DEVENIR UN PETIT GARÇON : la fée (Ella) le pantin (Solerine2)

            LA FEE : Mais est ce qu’à l’avenir tu arrêteras vraiment de dire n’importe quoi et de faire n’importe quoi ? 

             

            LA FEE : Dis-moi Pinocchio,, est ce que tu n’aimerais pas devenir un vrai petit garçon un jour ? 

             

            -Est-ce que tu n’en as pas assez d’être cette sorte de créature sans cervelle ?

            Qui ne réfléchit à rien, qui finit en prison, cette chose un peu ridicule il faut bien le dire, ce pantin quoi ? Ca ne te fatigue pas de ne pas être un vrai petit garçon ? 

             

            -Oui

            -Il va falloir pour commencer que tu ailles à l'école et que tu travailles tout ton possible, ça c'est le commencement, ensuite

             

            -Tu fais une de ces têtes !!

             

            -Tu recommences à dire n’importe quoi, tu sais ça fait peur non seulement tu vas rester comme tu es mais ça va certainement empirer je sais que tu sais que j'ai raison… 

            Fais un effort et je te promet que je ferai de toi un véritable petit garçon. 

             

            -Tu veux continuer à vivre comme tu vis c'est ça ? 

             

            -Qu’est ce que tu vas faire avec cette vie qui ne t'apporte que des problèmes et du désespoir ? A toi et aux autres…

             

            -Je te le promet Pinocchio si tu vas à l'école, si tu travailles bien, je ferai de toi un petit garçon en vrai, un magnifique petit garçon, je te le jure. Et une nouvelle vie commencera pour toi, une vie heureuse tu verras

             

            -Demain

            21 LE PRÉSENTATEUR RACONTE LES INVITATIONS POUR LA FÊTE DU PANTIN : Le présentateur (Jeanne)

             

            22 LE PANTIN INVITE LE MAUVAIS ÉLÈVE QUI REFUSE CAR IL VA PARTIR AU PAYS DE LA VRAIE VIE : Le mauvais élève (Charlotte) le pantin (Marguerite2)

            LE PANTIN. Je voulais te dire que tu es invité demain à la fête de ma transformation en vrai petit garçon, ça va être bien y aura des jus de fruits.

            (Le Mauvais Élève)

            LE PANTIN. Ah bon où ça ? 

            (Le Mauvais Élève)

            LE PANTIN. C’est pas ma mère. 

            (Le Mauvais Élève)

            LE PANTIN.Tu vas où ? 

            (Le Mauvais Élève)

            LE PANTIN. Moi demain je ne serais plus un pantin mais un vrai petit garçons,

                                ce sera une nouvelle vie pour moi.

            (Le Mauvais Élève)

            LE PANTIN.Qu’est ce que l’on fait là-bas ? 

            (Le Mauvais Élève)

            LE PANTIN.Bon je vais attendre un petit peu avec toi, 

                                puis après je rentrerai chez moi. 

            (Le Mauvais Élève)

            LE PANTIN.Je peux pas j’ai promis.

             

            23 LE PANTIN FINIT PAR MONTER DANS LE CAMION : Le mauvais élève (Taïna) le pantin (Marguerite ter)

             

            24 LE PRÉSENTATEUR RACONTE LA VIE AU PAYS DE LA VRAIE VIE ET LE RÉVEIL AVEC DES OREILLES D’ÂNES : Le marchand d’ânes (Clara) Le mauvais élève (Mathias) le pantin (Baptiste 2) le présentateur (Grégoire 2)

            Le présentateur : C’était un endroit qui ne ressemblait à rien de connu

            On pouvait même se demander si on ne rêvait pas.

            Le pantin ainsi que tous les enfants qui était là n’avaient jamais connu un tel bonheur de toute leur vie.

            Cette vie dura plusieurs semaines

            Jamais un instant, un seul instant, ils ne s’ennuyaient.

            Il n’y avait que quand il dormait qu’il ne faisait rien, à part rêver bien sûr.

            Et puis un matin

            Le pantin et son ami

            Se réveillèrent,

            Alors qu’il faisait presque encore nuit.

            Le mauvais elève (couché): Dis donc t'es réveillé toi ou tu dors encore? 

            Le pantin (couché) : moi je suis réveillé, j'ai hate de me lever même, il y a tellement de choses à faire aujourd'hui. 

            Le mauvais elève : Dis moi franchement maintenant aujourd'hui est ce que tu regrettes d'être venu là? 

            Le pantin (se relevant, des oreilles d'ânes lui ont poussé pendant la nuit) : Si je regrettes? 9a va pas la tête, mais faudrait être une vraie bête poire regretter tu ne crois pas? Tous les matins quand me lève, j'allume la lumière et je me regarde dans la glace et je me dis...

            Le mauvais elève : Tu te dis quoi?

            Le pantin (découvrant son visage dans la glace) : qu'est ce qui se passe?

            Le mauvais elève : Comment ça qu'est ce qui se passe? Y a un problème?

            Le pantin : Y a aucun problème ! 

            Le pantin éteint la lumière.

            Le mauvais élève (se levant aussi avec des oreilles d'âne) : Pourquoi t'as éteint? (Le pantin a mis les mains devant ses oreilles) Mais pourquoi tu lèves les bras en l'air je suis pas armé? Mais qu'est ce que tu caches avec tes mains?

            Le pantin : Ça! (il découvre ses oreilles)

            Le mauvais élève : Mais c'est horrible, regarde toi! C'est pas possible ! 

            Le pantin: regarde toi aussi mon vieux.

            Le mauvais élève : Pourquoi?

            Le pantin : regarde toi je te dis. On dirait que t'as le même petit problème que moi !

            Le mauvais élève (réalisant quel a des oreilles d'âne) : Qu'est ce ue c'est que ça! J'ai pas envie d'avoir des oreilles comme ça moi, des oreilles de bête, ça va pas, j'ai rien demandé moi!

            Le pantin ; moi non plus j'ai rien demandé.

            Le mauvais élève : Pourquoi un truc pareil nous arrive à nous, on a rien fait. 

            Entre le marchand d'âne

            Marchand d'âne : Bonjour messieurs est ce que vous allez bien? Ah oui ça avance pas mal par ici! Tant mieux.

            Le pantin : Qu'est ce que vous racontez! On a plutôt un gros problème, regardez!

            Marchand d'âne :comment ça un problème? Mais c'est magnifique ça au contraire. Ne vous inquiétez pas vous ne resterez pas comme ça toute votre vie, dans quelques minutes vous devenus de vrais ânes; de la tête aux pieds.

            Le pantin : Des ânes! Personne ne nous a demandé notre avis! Nous on veut pas! Faut nous aider monsieur!

            Marchand d'âne : Vous aider? Mais pourquoi? Fallait réfléchir un peu avant vous croyez pas? Oui pensiez peut-être que vous alliez pouvoir vous amuser comme ça pendant des siècles les doigts de pieds en éventail? Vous savez tout a un prix ici! Consolez vous, tous vos petits camarades sont dans le même cas que vous, c'est banal ici.

            Le pantin : mais vous nous avez rien dit avant!

            Marchand d'âne : si je vous l'avais dit vous seriez pas venus.

            Le pantin : vous nos avez menti.

            Marchand d'âne : il faut bien vivre.

            Le pantin : vous êtes un degeullasse.

            Mauvais elève : vous étiez si gentil.

            Marchand d'âne : le sourire dans le commerce c'est essentiel.

            Le pantin : aidez nous monsieur, ne nous laissez pas être des ânes je vous en supplie.

            Marchand d'âne : Bon allez je vous laisse, je reviens dans une heure, quand vous serez complètement terminés, je vous brosserai le poil avec une belle brosse et tout mon amour jusqu'à ce que vous deveniez brillants comme des bijoux, les plus beaux bijoux du monde, ensuite nous irons voir les clients, soyez sages en attendant.

            Il sort

            Le pantin et le mauvais élève : Monsieur au secours au secours au secours au secours!

            La voix des enfants se transforme peu à peu en braiment.

             

            25 LE PRÉSENTATEUR RACONTE LA VIE DU PANTIN EN ÂNE. IL EST VENDU À UN FABRICANT DE TAMBOUR. IL EST NOYÉ PUIS LIBÉRÉ DE SON CORPS D’ANE PAR LE POISSONS (Camille 2, à résumer en une ou deux pages)

            LE PRÉSENTATEUR : A peine deux heures plus tard

            Le pantin et son ami ne purent que braire

            Leurs corps se couvrirent de poil aussi rapidement que leurs jambes ne purent les porter

            Ils sentirent qu’ils ne pouvaient tenir debout

            Ils se courbèrent, se plièrent et se mirent à quatre pattes

            Ils étaient devenus deux ânes

            Deux bon gros ânes

            C’était à cette époque se qu’il advenait des enfants qui n’en faisaient qu’à leur tête

            C’était ce qui ce passait lorsque les enfant n’écoutaient pas

            Lorsqu’ils n’allaient plus à l’école, lorsqu’ils passaient leur temps à s’amuser, à rigoler et à ne rien faire

            Voilà ce qui arrivait.

            Les enfants se laissaient entraîner par un sale type leur promettant un paradis de jeux

            Et qui finalement les enfermait dans le corps d’un âne

            Pour les revendre au marché comme de vulgaires bestiaux

            Le pantin  fut vendu au directeur d’un cirque qui désirait le dresser

            Il disait : Celui-la est une bonne bête, j’en ferai une véritable bête de scène.

            Le plus dur pour le pantin n’était pas les coups de fouet

            Mais bien d’avaler la paille

            Il avait du mal à l’avaler et se retrouvait dans l’impossibilité de la digérer

            Le directeur lui en servait le matin et le soir

            Le directeur le faisait travailler à toute heure de la journée

            Attendant le bon moment pour présenter son âne savant.

            Trois mois plus tard, le grand jour arriva

            Une masse incroyable de personnes vint admirer le fameux âne

            Le numéro commença

            Mais l’âne ne sut plus que faire

            Il avait tout oublié

            Le public sortit, huant et sifflant

            Cette première fut un désastre

            Le directeur décida de le faire payer au pauvre pantin

            Il le fit travailler toute la nuit

            Le corrigeant à chaque fois qu’il se trompait

            Il disait celui-la est une mauvaise bête, espèce de minable

            Bourricot

            Minable

            Debout debout nom de Dieu !

             

            Après cette nuit, le pantin ne put plus jamais marcher comme auparavant

            Il avait été profondément blessé

            Il boiterait jusqu’au trépas

            Au cirque, les animaux blessés ne servent à rien, on les vend

            On vendit le pantin à un marchand de tambour

            Le marchand lui expliqua ce qu’il allait faire de lui

            Il allait le plonger à l’eau.

             

            26. LE PRÉSENTATEUR RACONTE L’ARRIVÉE DE LA BALEINE (Gustave 2, à associer à la scène 27 en les réduisant).

             

            27. LE PRÉSENTATEUR RACONTE L’INTÉRIEUR DE LA BALEINE

             

            28. RETROUVAILLES DU PANTIN ET SON PERE

             

            29. LE PRÉSENTATEUR RACONTE LES RETROUVAILLES ; PROMESSES DU PANTIN À SON PÈRE : Présentateur (Lucrézia)

             

            30. LE PRÉSENTATEUR RACONTE LA MANIÈRE DONT LE PANTIN ET SON PÈRE S’ÉCHAPPENT DU VENTRE DE LA BALEINE (Jeanne 2, à réduire)

            LE PRÉSENTATEUR. Et voilà comment cette histoire aurait bien pu finir.

            dans le ventre d’un monstre,

            Ce monstre qui était long d’une dizaine de kilomètres, ce monstre avait tellement avalé de choses qui passaient à portée de sa gueule et qui traînaient sur la mer

            qu’il s’était peu à peu transformé en un véritable magasin supermarché dans lequel le pantin et son père pouvaient puiser, sans aucun effort, rien qu’en tendant le bras, pour satisfaire tous leurs désirs ou presque …

            le rêve quoi. Le père disait qu’il n’avait jamais été aussi riche,

            Le pantin avait quand même l’air un peu triste.

            Était-ce seulement à cause de l’odeur qui était difficilement supportable ?

            La nuit quand son père dormait le pantin lui n’arrivait pas à trouver le sommeil.

            Il n’arrivait pas non plus à trouver le silence,

            il n’arrivait pas à se taire,

            il ne pouvait pas s’empêcher de continuer à parler

            même tout-seul.

            Pour garder le moral disait-il et parce qu’il avait tellement de choses à dire …

            Une nuit alors qu’il était en train de parler tout seul, de se raconter à lui-même, pour la trois cent cinquantième fois, peut-être la même histoire, une nuit, il se rendit compte que le monstre commençait à devenir nerveux,

            En fait depuis déjà trois semaines que le pantin ne s’arrêtait jamais de parler, même pas la nuit, la bête elle ne parvenait plus à trouver le sommeil.

            On avait également l’impression que la voix du pantin si particulière et ses histoires à répétition si folles et si incohérentes, nuit après nuit, commençaient à lui donner le tournis

            et même plus que ça : à lui taper sur le système nerveux.

            Le pantin s’en rendit compte

            la bête commençait à avoir des haut-le-coeur, comme si elle n’en pouvait plus de quelque chose et cherchait à se débarrasser d’un poids qu’elle avait sur l’estomac …

            Le pantin se rendit compte que ce poids c’était lui.

            Au lieu d’en être désolé, il s’en réjouit.

            Un matin il demanda à son père s’ils ne pourraient pas se rapprocher tous les deux un peu plus de la tête du monstre, pour avoir un peu plus d’air dit-il.

            Le père accepta.

            Le pantin avait son plan.

            Une nuit alors qu’il parlait déjà depuis un mois sans interruption, le monstre à bout de nerfs, complètement épuisé, écoeuré fit

            un gigantesque rot

            eut une sorte de renvoi

            comme un vomissement

            qui projeta le père et le fils à plus de cent mètres sur la mer,

            incroyable.

            Voilà

            c’est donc ainsi que le pantin grâce à sa ruse et à un de ses principaux défauts, le bavardage, réussit à trouver le moyen de se faire expulser du ventre de la bête.

            Une fois installés sur leur bouée, complètement trempés, mais vivants

            le pantin expliqua  à son père en quoi avait consisté son plan.

            Ça veut dire que tu m’as désobéi lui dit le père.

            Oui lui dit Pinocchio.

            je t’ai désobéi

            je n’ai pas respecté ma promesse, oui papa, je t’ai même un peu menti, je t’ai menti.

            Mais il avait le sourire

            on avait l’impression qu’il riait même.

            Il n’arrêtait toujours pas de parler, malgré qu’il ramait.

            LE PANTIN. Je vais m’occuper de toi ne t’inquiètes pas mon petit papa

            n’aie pas peur je vais être fort maintenant

            accroche toi bien à moi, on va avoir un bel avenir ensemble

            pour toi je vais être le pantin le plus intelligent du monde.

            Je voulais te dire papounet quelque chose d’important, je vais pas être exactement comme tu voudras, je vais être encore mieux tu verras.

            LE PRÉSENTATEUR. Et il ramait.

            Peu de temps après un bateau qui passait par là les recueillit à son bord

            et ils regagnèrent la terre

            où une nouvelle vie les attendait.

             

            31. ÉPILOGUE PAR LE PRÉSENTATEUR :  DIRE LA VÉRITÉ. MÉTAMORPHOSE DU PANTIN EN PETIT GARÇON. Le présentateur (Youna 2) Le vieil homme (Léa 2) le pantin (Grégoire ter)

            Le pantin : Mais je suis là papa !

            Réponse HA 

            Le pantin : Mais oui c’est moi, je suis prêt

            Le présentateur.

            Réponse HA 

            Le pantin : Merci Papa Tu as vu j’étais marrant lorsque j’étais un pantin une marionnette, j’étais marrant.

             

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