Collège Lycée Montaigne Paris Ministère éducation nationale
      • Le 05/10/2011
      • Par Annick BENOIT

      • Eh oui, les grasses matinées tombent à l'eau, de Simon

      • Il y a quelque temps, les livres que j'aimais étaient rares ; lire n'a jamais été une de mes activités préférées et, depuis ma plus tendre enfance, je sentais bien que j'étais fâché avec Balzac et Chateaubriand. Les seuls moments ou je lisais étaient pour faire plaisir à mes parents ou afin de passer le temps quand il n'y avait vraiment, mais vraiment, rien à faire.

        Lorsque Madame Benoit nous a annoncé que notre classe allait participer au prix Goncourt des Lycéens, je me suis dit : "Bon, pourquoi pas ?" Et puis, lorsqu'elle a ajouté qu'il allait falloir lire quinze livres en deux mois j'ai cru halluciner. Le prix Goncourt des Lycéens avait à première vue l'air d'une corvée, c'était les vacances de la Toussaint et les grasses matinées qui tombaient à l'eau. Il allait falloir s'accrocher à chaque page et bailler toutes les vingt lignes!

        Mais non, au fur à mesure de ma lecture je me suis rendu compte que ce n'était pas si terrible que ça en avait l'air. Bientôt, je me suis mis à enchaîner les romans : je ne fis qu'une bouchée d'Ali Magoudi, je survécus à Simon Libérati, j'arrivais à bout de Delphine de Vigan et terminai Véronique Ovaldé. Alors qu'en ce moment j'attaque Morgan Sportès, je réalise la chance que nous avons et prends beaucoup de plaisirs à dévorer tous ces livres.

        Même si le prix Goncourt des Lycéens représente énormément de temps et d'énergie, il a réellement éveillé ma passion pour la lecture.

        Simon